Bruno Le Maire souhaite « un mandat supplémentaire » pour Emmanuel Macron
Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, a fait le déplacement, ce mercredi pour rencontrer les patrons réunis à l’occasion de la Rencontre des entrepreneurs de France du Medef. Il en a profité pour rappeler l’enjeu de la présidentielle.

Bruno Le Maire souhaite « un mandat supplémentaire » pour Emmanuel Macron

Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, a fait le déplacement, ce mercredi pour rencontrer les patrons réunis à l’occasion de la Rencontre des entrepreneurs de France du Medef. Il en a profité pour rappeler l’enjeu de la présidentielle.
Public Sénat

Par Jonathan Dupriez

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

A son arrivée sur les pelouses de Longchamp, Bruno Le Maire se défend de venir faire campagne pour le compte du chef de l’État : « C’est la rentrée économique » balaie-t-il d’emblée. Comprendre, le temps de la campagne présidentielle n’est pas encore venu. « On fera de la politique un autre jour » confirme l’ancien ministre de l’Agriculture, habitué des lieux.

Geoffroy Roux de Bézieux, qu’il connaît bien, opine du chef. Pourtant, lors d’une intervention d’une trentaine de minutes, le ministre de l’Économie a fait tout l’inverse. Lors d’une prise de parole aux accents parfois programmatiques en vue d’une éventuelle candidature d’Emmanuel Macron, il a vanté le bilan de son action à la tête de Bercy devant un parterre d’entrepreneurs acquis à sa cause. « Je pense qu’on a fait du bon boulot ces quatre dernières années » dit-il, insistant tout particulièrement sur les mesures covid-19 destinées aux entreprises mais aussi sur la baisse des impôts des sociétés, ou la réforme du Code du travail.

« Nous avons protégé notre économie »

Interrogé sur la poursuite des mesures de soutien pour les secteurs en difficulté, Bruno Le Maire a assuré que le pays était « déjà sorti du quoiqu’il en coûte ». Mais il a aussi tenu à rassurer les secteurs les plus touchés comme les bars, restaurants ou salles de sport. Ils seront aidés par l’État, tant que de besoin. L’occasion pour le ministre d’insister à nouveau sur son bilan. « Nous avons protégé notre économie et je n’entends pas beaucoup de critiques sur les choix stratégiques que nous avons faits pour notre pays » a-t-il vanté.

« Que l’économie soit libre, qu’elle crée des emplois et de la richesse sans le soutien de l’Etat ! », a lancé Bruno Le Maire en écho au président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux qui a déclaré que « nous ne sommes pas des entrepreneurs pour vivre des aides de l’Etat », demandant lui aussi d'« arrêter le quoi qu’il en coûte ».

 

Il a plaidé pour un nouveau mandat de Macron

Très applaudi, le ministre, masqué, a répondu aux chefs d’entreprise, une main sur le cœur en signe de reconnaissance. Mais au-delà de son action à Bercy, Bruno Le Maire n’a pas hésité à adresser des messages plus politiques à son auditoire. A plusieurs reprises il a plaidé pour un nouveau mandat du chef de l’État en 2022 devant la presse rassemblée à la tribune de l’hippodrome. Pour poursuivre le travail déjà engagé, « Emmanuel Macron a besoin d’un mandat supplémentaire » a-t-il expliqué. Une façon de souligner que la présidentielle est dans moins d’un an.

Interrogé sur la présence de figures de la droite lancées dans la course à la présidentielle, comme Valérie Pécresse ou Xavier Bertrand, Bruno Le Maire a évacué : « chacun est libre d’assister aux universités d’été du MEDEF » avant de se lancer dans une visite des stands, entouré par une meute de journalistes.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le