« Bullshit »: Philippe répond à la polémique sur une phrase controversée de Ndiaye
Edouard Philippe a pris mardi la défense de la nouvelle porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, qualifiant de "bullshit" ...

« Bullshit »: Philippe répond à la polémique sur une phrase controversée de Ndiaye

Edouard Philippe a pris mardi la défense de la nouvelle porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, qualifiant de "bullshit" ...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Edouard Philippe a pris mardi la défense de la nouvelle porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, qualifiant de "bullshit" (foutaise), les critiques visant des propos controversés de l'ex-conseillère d'Emmanuel Macron qui, en 2017, avait affirmé être prête à "mentir" pour protéger le président de la République.

"Dans ce gouvernement, personne ne veut dire autre chose que les faits et ce que nous voulons faire. Tout le reste, si vous me permettez, c'est du +bullshit+", a lancé le Premier ministre lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, auxquelles assistait pour la première fois Mme Ndiaye.

Dans un propos rapporté par l'hebdomadaire L'Express en juillet 2017, celle-ci avait dit: "J'assume parfaitement de mentir pour protéger le président". Une phrase "tronquée" et "sortie de son contexte", s'est défendue lundi la nouvelle porte-parole, confrontée à cette déclaration embarrassante.

"Je vous connais trop bien pour savoir que vous n'acceptez pas les simplifications et les polémiques misérables", a affirmé Edouard Philippe. Le Premier ministre répondait à la députée Les Républicains Virginie Duby-Muller, une proche du patron LR Laurent Wauquiez qui avait popularisé le terme de "bullshit" lors d'un cours en 2018 devant des étudiants.

Virginie Duby-Muller venait de s'en prendre aux "mensonges revendiqués" de l'exécutif mais aussi aux "trucages d'image", en référence à un épisode de l'affaire Benalla impliquant l'un des principaux conseillers d'Emmanuel Macron, Ismaël Emelien, qui a quitté l'Elysée récemment afin d'assurer la promotion d'un livre sur le progressisme.

M. Emelien est mis en cause depuis qu'Alexandre Benalla, l'ex-chargé de mission du président, a affirmé aux enquêteurs lui avoir transmis des vidéos, obtenues illégalement auprès de la police, afin de le disculper dans le déroulé des violences du 1er-Mai 2018.

Citant des auditions de M. Emelien, le journal Le Monde a révélé fin mars que l'ancien conseiller avait diffusé des images du 1er mai mélangées avec certaines n'ayant aucun rapport avec la scène originelle de l'affaire Benalla.

Sur BFM TV lundi, M. Emelien a assuré qu'il "ne savait pas" que la vidéo comprenait des images hors contexte. Interrogé vendredi sur France 5 sur la diffusion de ces vidéos via des comptes twitter anonymes, il a répondu : "Sur twitter c'est un peu la règle".

Edouard Philippe n'a pas évoqué cette affaire dans sa réponse mardi.

Dans la foulée de la séance des questions au gouvernement, plusieurs élus LR ont épinglé sur Twitter la nouvelle porte-parole pour avoir "mâchouillé négligemment son chewing-gum" dans l'hémicycle.

"Le manque de respect pour les institutions de la République est devenu physique pour les militants de la macronie", a notamment raillé Raphaël Schellenberger. Son collègue Pierre-Henri Dumont a estimé qu'elle n'avait "pas plus de respect pour les députés et les institutions que pour Simone Veil", qu'elle avait qualifié de "meuf" dans un texto à un journaliste, quelques heures après sa mort.

Partager cet article

Dans la même thématique

Clashes During Paris Austerity Protests
6min

Politique

Après les pillages du 17 octobre, faut-il couper les réseaux sociaux ?

Gabriel Attal relance l’idée d’un blocage temporaire des plateformes dans les zones touchées par les violences, après le chao du week-end. Elles facilitent les rassemblements et démultiplient les images de casse, mais leur rôle dépasse la seule organisation des émeutes.

Le

Paris France Protests
9min

Politique

Violences du 17 octobre : pourquoi l’état d’urgence est écarté par le gouvernement ?

Après un week-end marqué par des scènes de chaos et de pillages dans plusieurs villes, l’exécutif exclut pour le moment le recours à l’état d’urgence, préférant la mise en place de « couvre-feux localisés ». De quels moyens dispose l’exécutif pour rétablir l’ordre ? Inventaire de la boîte à outils sécuritaire dont dispose le gouvernement pour rétablir l’ordre.

Le

NORD – RASSEMBLEMENT MAIRIE
3min

Politique

Après les violences du 17 octobre, les maires font front devant leurs mairies

Au lendemain d’une mobilisation contre la vie chère qui a dégénéré en pillages et en assauts contre des hôtels de ville, l’Association des maires de France (AMF) appelle à un rassemblement ce lundi 19 octobre, à partir de midi. Les maires de Paris, Lyon et Marseille seront reçus par Sébastien Lecornu, à leur demande.

Le

France: Emmanuel MACRON Addresses The French People After Violent Protests
6min

Politique

Violences du 17 octobre : Macron exprime sa « colère » et sa « honte » et promet « toute la transparence »

Au lendemain des pillages et des dégradations qui ont frappé plusieurs villes françaises, le chef de l’État a promis de tirer « toutes les leçons » de la journée du 17 octobre. Face aux appels de la droite à décréter l’état d’urgence, il a privilégié le renforcement des mesures de protection et tenté de dissocier les violences des revendications contre la vie chère.

Le