Marine Le Pen demande à l’Europe « d’inverser » sa politique migratoire
Marine Le Pen a demandé vendredi à la France et à l'Europe d'aider la Grèce, confrontée à un afflux de migrants, afin "d'inverser...

Marine Le Pen demande à l’Europe « d’inverser » sa politique migratoire

Marine Le Pen a demandé vendredi à la France et à l'Europe d'aider la Grèce, confrontée à un afflux de migrants, afin "d'inverser...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Marine Le Pen a demandé vendredi à la France et à l'Europe d'aider la Grèce, confrontée à un afflux de migrants, afin "d'inverser totalement la politique d'immigration", accusant le président turc Recep Tayyip Erdogan de vouloir "islamiser l'Europe".

"La France et l'Europe doivent venir au secours de la Grèce et inverser totalement la politique d'immigration", a déclaré la présidente du Rassemblement national à Marseille lors de son dernier meeting de campagne pour les élections municipales.

Une semaine après qu'Ankara a annoncé l'ouverture de ses portes vers l'Europe aux migrants, la dirigeante d'extrême droite s'en est prise longuement à la Turquie "qui veut nous faire chanter-payer +ou je vous laisse envahir+" et a dénoncé la "volonté clairement affichée et maintes fois réitérée d'Erdogan d'islamiser l'Europe".

"Il l'avoue bien volontiers +l'Europe sera musulmane si Dieu le veut+", a-t-elle déclaré sous les huées de quelque 800 militants réunis au Palais des congrès.

"Comme des millions de vrais européens, nous nous sentons Grecs, au moment où le berceau de notre civilisation est l'objet d'une offensive migratoire d'ampleur continentale", a souligné Marine Le Pen dans un discours aux accents très identitaires.

Elle a fustigé à cet égard les dirigeants français qui "ont oublié que la politique internationale est d'abord un rapport de forces" alors que "messieurs Trump et Poutine, eux, l'ont compris".

La cheffe du RN a également attaqué l'UE qui est à ses yeux "l'histoire d'une grande duperie avec en sous main des influences immigrationnistes à peine cachées comme celle du milliardaire (George) Soros", à la tête d'un réseau d'ONG de défense des droits, des migrants notamment. "Salopard!", a crié une militante.

"Avec Stéphane Ravier comme maire soyez certains que l'Aquarius (navire d'aide aux migrants en Méditerranée, NDLR) n'accostera pas à Marseille", a promis Marine Le Pen.

Le candidat RN à Marseille a pour sa part prédit un "tonnerre politique" au deuxième tour des municipales le 22 mars et égrené les noms de ses adversaires "tous coupables", relayé par la salle.

"Ensemble nous allons libérer Marseille de ce système qui l'étouffe, de ces racailles qui l'agressent, de ces trafiquants qui la pourrissent, de ces systèmes Gaudin-Vassale qui l'aura bétonnée (et) divisée", a-t-il affirmé.

"Emmanuel Macron sera-t-il désavoué" au soir du deuxième tour des municipales ? a demandé Marine Le Pen. "Oui" ont répondu en chœur les militants.

Partager cet article

Dans la même thématique

Marine Le Pen demande à l’Europe « d’inverser » sa politique migratoire
4min

Politique

Sida : 45 ans après la découverte du virus retour sur l’Histoire d’une pandémie aux 44 millions de morts 

Aujourd’hui c’est une maladie « presque » comme les autres, et pourtant les années Sida ont, au début des années 1980, été une déflagration sanitaire et sociétale. Maladie sexuelle transmissible, sans traitement connu, elle touche d’abord les milieux homosexuels avant de se propager à toute la société et devient vite un sujet de santé publique mondial préoccupant. C’est cette histoire du SIDA, de ses origines à la découverte des antirétroviraux, que nous raconte Marion Aballéa dans son Histoire mondiale du SIDA (éditions du CNRS), un travail de recherche récompensé par le prix du Sénat du livre d’histoire 2026.

Le

Current affairs question session with the government – Politics
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : le Parti socialiste lance ses troupes dans la bataille pour conserver sa place de second groupe au Sénat

À un peu plus de trois mois du renouvellement de la moitié du Sénat, le Parti socialiste a dévoilé une première vague de 73 candidats et chefs de file dans les départements concernés par le scrutin du 27 septembre 2026. Fort de son implantation locale consolidée lors des dernières municipales, le PS entend défendre ses positions et préserver sa place de deuxième groupe de la Haute Assemblée.

Le