Emmanuel Macron, qui passe le week-end de Pâques en famille dans la maison de son épouse Brigitte au Touquet, s'est offert un petit bain de...
Petit bain de foule pour Emmanuel Macron au Touquet
Emmanuel Macron, qui passe le week-end de Pâques en famille dans la maison de son épouse Brigitte au Touquet, s'est offert un petit bain de...
Par Julia PAVESI
Temps de lecture :
3 min
Publié le
Emmanuel Macron, qui passe le week-end de Pâques en famille dans la maison de son épouse Brigitte au Touquet, s'est offert un petit bain de foule dimanche dans la station balnéaire du Pas-de-Calais.
Le président de la République est arrivé samedi soir à la villa Monéjan après avoir suivi depuis l'Elysée la 23e journée de mobilisation des "gilets jaunes", émaillée d'incidents à Paris.
Alors que de nombreux badauds attendaient dès dimanche matin aux abords de la maison de cette station balnéaire huppée dans l'espoir de le voir, le chef de l'Etat est finalement sorti, entouré de sa garde rapprochée, vers 12H30.
"Bravo, président !", "Continuez président !", ont crié plusieurs personnes au sein de la foule qui s'attroupait autour de lui pour le prendre en photo.
Certains étaient là par curiosité, d'autres par sympathie politique. Emmanuel Macron a serré des mains et échangé quelques mots.
- "Injuste ce qui lui arrive" -
Le bain de foule a duré environ un quart d'heure, sur quelques mètres, avant que les journalistes, présents en nombre, soient bloqués par le service d'ordre.
Le président Emmanuel Macron (D) prend un bain de foule au Touquet (Pas-de-Calais), le 21 avril 2019
AFP
"C'est injuste ce qui lui arrive, pour l'homme, le chef de l'Etat et la démocratie", a affirmé Séquina, enseignante à la retraite, en référence à la crise des "gilets jaunes", après avoir lancé en direction de la presse: "enregistrez ceux qui soutiennent le président !"
"On l'a soutenu depuis qu'il est ministre", a renchéri Michel, chef d'entreprise touquettois dont le fils dirige le club de tennis où M. Macron a ses habitudes.
Si les sondages sont en berne pour le président de la République --27% (-5) de Français satisfaits, soit le plus faible niveau d'adhésion depuis son élection en 2017, pour Opinionway, 32% (+3) selon BVA, deux baromètres publiés ce week-end-- cet adhérent de La République en marche "le soutient plus que jamais" et montre fièrement sur son portable une photo de son fils avec Emmanuel Macron sur un court, raquettes à la main.
Brigitte Macron, qui est arrivée dès jeudi soir dans la station balnéaire, se rend régulièrement au Touquet mais la dernière visite sur place du chef de l'Etat remonte au week-end de Pâques, il y a un an, le 1er avril.
Il s'était déjà offert à cette occasion un bain de foule dans les rues de la station balnéaire avant d'aller jouer au tennis.
Dimanche matin, il n'est finalement pas allé à la messe pascale, contrairement à ce qu'avaient indiqué des sources concordantes samedi. Un repérage avait eu lieu dans l'église Sainte-Jeanne d'Arc en vue de sa sécurisation.
A l'occasion de cette visite privée, la sécurité a été renforcée aux alentours de la maison du couple présidentiel, devant laquelle plusieurs manifestations de "gilets jaunes" ont eu lieu ces derniers mois.
Pendant toute la matinée, des gendarmes interdisaient aux piétons de rester statiques devant la maison des époux Macron.
Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.
Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.
En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».
Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.