Pollution : Anne Hidalgo revendique le soutien d’Emmanuel Macron
Critiquée pour son Plan Vélo et la piétonnisation des voies sur berges, attaquée par des « unes » sévères pointant son « échec » le Figaro Magazine 10 février 2018) et les ennemis de sa politique (l’Obs, « Qui veut la peau d’Anne Hidalgo ? » d’octobre 2017 »), Anne Hidalgo répond. Jeux Olympiques, lutte contre la pollution deux sujets sensibles pour lesquels elle revendique le soutien du président de la République comme elle le raconte pour la première fois à Public Sénat.  

Pollution : Anne Hidalgo revendique le soutien d’Emmanuel Macron

Critiquée pour son Plan Vélo et la piétonnisation des voies sur berges, attaquée par des « unes » sévères pointant son « échec » le Figaro Magazine 10 février 2018) et les ennemis de sa politique (l’Obs, « Qui veut la peau d’Anne Hidalgo ? » d’octobre 2017 »), Anne Hidalgo répond. Jeux Olympiques, lutte contre la pollution deux sujets sensibles pour lesquels elle revendique le soutien du président de la République comme elle le raconte pour la première fois à Public Sénat.  
Public Sénat

Par Prescillia Michel

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« Paris est là aussi pour faire gagner la France » c’est le message délivré par Anne Hidalgo à Emmanuel Macron le jour de son investiture et qu’elle rapporte aujourd'hui à la journaliste Hélène Risser.

Malgré les désaccords politiques, la maire de Paris souhaite collaborer avec le président sur les sujets parisiens : « Jeux Olympiques, lutte contre la pollution et engagement de la France et de Paris dans la révolution énergétique et écologique, tout le chantier lié au post-Brexit » autant de dossiers sur lesquels Anne Hidalgo et Emmanuel Macron travaillent ensemble afin de « faire revenir à Paris et en France des activités économiques ».

Anne Hidalgo et Emmanuel Macron JO Paris
AFP, Anne Hidalgo et Emmanuel Macron JO Paris

Sur plusieurs points, Anne Hidalgo a été favorablement surprise par Emmanuel Macron : « Sur l'écologie, il y a chez Emmanuel Macron une prise de conscience qu'il n'avait pas au moment où il est en campagne et devient Président de la République ».

Emmanuel Macron m'a dit : « Heureusement que tu as fait ce que tu as fait sur la lutte contre la pollution à Paris car si tu n’avais pas fait ça, on le paierait un jour en termes d’attractivité de la ville ».

D’ailleurs, sur la question de la pollution, Anne Hidalgo rapporte pour la première fois les coulisses d’un échange eu avec le président Macron.

Lors de cette conversation récente, celui-ci lui a signifié son soutien sur son action anti-pollution : « Heureusement que tu as fait ce que tu as fait sur la lutte contre la pollution à Paris car si tu n’avais pas fait ça, on le paierait un jour en termes d’attractivité de la ville ». Elle ajoute, que même le premier ministre Édouard Philippe salue son action et adore « faire des footings sur les berges de Seine ».

La « social-démocrate » comme elle se définit et le gouvernement En Marche semble, selon ses dires, en phase sur le plan climatique, un enjeu majeur au cœur des préoccupations européennes et mondiales.

 

Retrouvez l’émission spéciale Déshabillons-les avec Anne Hidalgo samedi 17 février à 15h et 22h sur Public Sénat.

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». Prenant l’exemple de la ville de Béziers, la mesure phare de Mohed Altrad est celle d’un couvre-feu au moins de 16 ans à partir de 22h, mais aussi doubler les effectifs de la police municipale et renforcer la vidéoprotection. Le maire sortant a défendu l’armement de la police municipale, la création d’une police des transports, le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de surveillance. Traitement des déchets La validation par le conseil de la Métropole de Montpellier d’une unité de valorisation énergétique par combustibles solides de récupération (CSR) est l’autre dossier chaud de l’élection. « C’est de la folie, c’est la pollution, c’est le cancer […] C’est une technologie expérimentale. Comme toute technologie récente, on a besoin de temps pour l’expérimenter », a dénoncé Mohed Altrad. Nathalie Oziol regrette qu’il n’y ait pas d’autres solutions envisagées. « Ce que nous proposons, c’est une convention populaire sur toute la gestion des déchets. 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