Pour Eric Ciotti, le ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, n’est pas d’extrême droite
« Le gouvernement italien, avec le blocage des ports (aux migrants), a fait œuvre utile pour changer de politique » selon le député LR Eric Ciotti. Il ajoute que « si Monsieur Salvini fait reculer les morts en Méditerranée, il aura fait œuvre utile ».

Pour Eric Ciotti, le ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, n’est pas d’extrême droite

« Le gouvernement italien, avec le blocage des ports (aux migrants), a fait œuvre utile pour changer de politique » selon le député LR Eric Ciotti. Il ajoute que « si Monsieur Salvini fait reculer les morts en Méditerranée, il aura fait œuvre utile ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Eric Ciotti, député Les Républicains des Alpes-Maritimes, était l’invité de l’Epreuve de vérité ce lundi sur Public Sénat, en partenariat avec l’AFP, Les Echos et Radio Classique. Interrogé sur le ministre de l’intérieur italien et chef de file de la Ligue, Matteo Salvini, Eric Ciotti a estimé qu’il n’était pas d’extrême droite.

Le questeur de l’Assemblée nationale a d’abord salué la politique menée par l’Italie sur les migrants. « Oui, l’action qui a été prise a fait bouger les lignes et est de nature à apporter une nouvelle réponse. La réponse française et allemande a abouti à la faillite des politiques migratoires. L’angélisme de François Hollande et Angela Merkel, continué par Emmanuel Macron, a conduit à cette crise. Il faut changer de politique. Le gouvernement italien, avec le blocage des ports, a fait œuvre utile pour changer de politique » selon Eric Ciotti.

Donc un ministre de l’extrême droite a fait bouger positivement les choses ? « L’Extrême droite, c’est vous qui le dites… » répond le député LR. « Néofasciste aussi » le relance-t-on. « Non, non… Ce n’est pas comme ça qu’il se classe. La Ligue du nord dépasse très largement les racines que vous évoquez » selon Eric Ciotti, qui ajoute que « c’est un gouvernement de coalition qui a été élu. Bien sûr, je sais qu’il est à la mode, dans le politiquement correct, de dénoncer ces formes de gouvernement, (de parler) de populisme ». Il ajoute :

« Les politiques migratoires conduisent à un échec majeur. Il y a des morts en Méditerranée. (…) Et si Monsieur Salvini fait reculer les morts en Méditerranée, il aura fait œuvre utile ».

S’il défend un gouvernement de coalition avec l’extrême droite en Italie, il s’y oppose en revanche en France, conformément à la ligne arrêtée par son parti. « Naturellement, aucune alliance avec le FN », soutient Eric Ciotti, pour qui « ce serait une erreur fondamentale qui ne ferait que servir la réélection d’Emmanuel Macron ».

Sur la politique migratoire, pour Eric Ciotti « c’est à l’Europe et aux États d’avoir la mission de bloquer les départs des bateaux (de migrants) des côtes libyennes et tunisiennes » avec « une flotte européenne, y compris militarisée, qui puisse intervenir sous mandat de l’ONU ». Elle pourra « en même temps sauver des vies ». Mais pour lui, ce n’est pas aux ONG de le faire, « qui quelque part, directement ou indirectement, nourrissent le commerce des passeurs ». « Ces organisations se font les complices des passeurs et constituent le dernier maillon de la chaîne des passeurs » insiste Eric Ciotti.

Partager cet article

Dans la même thématique

Sammy Baloji, Clémentine Samba Mushidi, Kasaji, province du Lualaba, 2018 – Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la galerie Imane Farès, Paris
4min

Politique

« Les festivals de l’été » : Aux rencontres photographiques d’Arles « Nous apportons le doute sur ce qu’on voit » revendique son directeur 

C’est le rendez-vous estival des amateurs de photographie. Pour leur 57ème édition, les Rencontres de la photographie d'Arles mettent à l’honneur le travail de photographes africains. Des nouveaux regards sur un continent central et une invitation renouvelée à une compréhension complexe de la réalité du monde, loin des images et des vérités assénées par les médias sociaux, comme le revendique son directeur Christoph Wiesner.

Le

Pour Eric Ciotti, le ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, n’est pas d’extrême droite
4min

Politique

« Dans le monde politique et de l’entreprise, le pouvoir dénature les gens », observe Elisabeth Moreno

Si devenir ministre lui a permis de faire avancer la cause des femmes, elle a aussi, pendant deux ans, découvert l’envers du monde politique. Entre « carriérisme », environnement masculin et manque de soutien pour faire avancer le féminisme, Elisabeth Moreno revient sur ses combats, son expérience gouvernementale et les travers du pouvoir au micro de Rebecca Fitoussi, dans l’émission Un monde, un regard.

Le

Heat Wave in the North
5min

Politique

La justice ordonne le démantèlement de « mégabassines » en Charente-Maritime : les agriculteurs condamnés invoquent la loi d’urgence agricole et font appel

Neuf agriculteurs ont été condamnés par la justice, jeudi 23 juillet, à démanteler quatre retenues d’eau qu’ils utilisent illégalement depuis dix-sept ans. Ils ont annoncé faire appel et se fondent sur le prétendu « décalage » entre cette décision et la loi d’urgence agricole tout juste adoptée, très favorable au développement de ces « bassines ».

Le

PARIS, Conseil constitutionnel, Constitutional Council, Palais Royal
7min

Politique

Le Conseil constitutionnel est-il devenu un arbitre sursollicité ?

Longtemps perçu comme le gardien discret de la Constitution, le Conseil constitutionnel s’impose aujourd’hui comme l’un des acteurs incontournables de la vie politique. Jamais autant saisi sur les lois votées par le Parlement depuis une quinzaine d’années, il est devenu le passage obligé des textes les plus sensibles. Loin d'un dysfonctionnement, cette hyper-activité traduit les nouvelles dynamiques du pouvoir sous l'ère de la « majorité relative ».

Le