Pour Le Foll, « toute dépense nouvelle » devrait concilier écologie et économie
L'ancien ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll se dit "convaincu" dans une interview à L'Obs dimanche que le projet de la...

Pour Le Foll, « toute dépense nouvelle » devrait concilier écologie et économie

L'ancien ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll se dit "convaincu" dans une interview à L'Obs dimanche que le projet de la...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

L'ancien ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll se dit "convaincu" dans une interview à L'Obs dimanche que le projet de la gauche doit être écologique, affirmant que "toute dépense nouvelle, toute proposition nouvelle devra(it) concilier écologie et économie".

"La prochaine fois qu’on réfléchira à un programme, à un projet, on appliquera cette règle: toute dépense nouvelle, toute proposition nouvelle devra concilier écologie et économie", affirme le maire PS du Mans. "En 2012 avec François Hollande, on avait parlé de la part du nucléaire, mais on n’avait pas un programme qui combine l'économie avec l’écologie", regrette-t-il.

"Notre raisonnement doit être simple: je fais de l’écologie, je développe l’économie. C’est mon engagement", promet-il, en déplorant que "dans le programme des journées parlementaires du groupe socialiste (qui s'ouvrent lundi à Toulouse, NDLR) il n’y a(it) rien sur l’écologie".

Ainsi M. Le Foll propose-t-il de ne supprimer que 50% de la taxe d'habitation, et d'affecter les 17 milliards ainsi économisés à "l'isolation thermique des bâtiments et des maisons".

M. Le Foll veut aussi contribuer à l'élaboration de "nouveaux indicateurs économiques". "Je vais travailler avec l’université du Mans, organiser un colloque au Mans avec des économistes qui ont travaillé sur cette question et nous allons inventer un nouveau calcul du taux de croissance", qui prenne en compte sa durabilité, assure-t-il.

Pour l'ancien ministre, "Nicolas Hulot a raison: la vraie question c’est comment concilier l’économie avec l’écologie". Mais "il aurait dû comprendre que son équation n’était pas possible (...) Rien n'avait été pensé pour intégrer l’écologie".

M. Le Foll sera cette semaine à San Francisco pour le Sommet mondial des villes et entreprises pour le climat. Il y est invité pour défendre l'initiative "4 pour 1.000" sur le stockage du carbone dans les sols qu'il avait initié dans le cadre de la COP 21.

Le premier secrétaire du PS Olivier Faure a de son côté souhaité faire de l'écologie un axe fort du futur programme du PS aux européennes, en proposant samedi dans le Finistère "d’extraire l’effort écologique de la nécessité de respecter les 3%" de déficit public. "Il y a un crédit que nous ne pouvons pas entamer, c’est celui de notre planète", a-t-il expliqué.

M. Faure avait signé cette semaine avec de nombreuses autres personnalités une tribune proposant de "libérer l'investissement vert".

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Gare SNCF Toulouse MATABIAU
7min

Politique

« Rien n’a été prévu » : un rapport du Sénat dresse un bilan sévère sur l’ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence

Cinq après l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, un rapport sénatorial salue l’efficacité budgétaire de la réforme, mais regrette l’impréparation de l’Etat face aux bouleversements engendrés par la fin du monopole de la SNCF. L’éclatement du réseau et le sous-financement des lignes moins rentables préoccupent particulièrement les sénateurs.

Le