Sondage : 56% des Français contre l’accueil de l’Aquarius dans un port français
Une majorité de Français estime que le gouvernement a fait le bon choix en n’offrant pas l’accueil au navire humanitaire qui transportait 630 migrants, selon une enquête réalisée par OpinionWay pour Public Sénat, Les Échos et Radio Classique.

Sondage : 56% des Français contre l’accueil de l’Aquarius dans un port français

Une majorité de Français estime que le gouvernement a fait le bon choix en n’offrant pas l’accueil au navire humanitaire qui transportait 630 migrants, selon une enquête réalisée par OpinionWay pour Public Sénat, Les Échos et Radio Classique.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le navire affrété par l’ONG SOS Méditerranée, transportant 630 migrants sauvés de la noyade, est au cœur d’une crise diplomatique en Europe depuis une semaine. En France, avant qu’il n’annonce qu’une partie des passagers « répondant aux critères du droit d’asile » serait prise en charge, le gouvernement a été critiqué pour son inaction, notamment à gauche.

Fallait-il laisser le bateau accoster dans un port français ? Le clivage se retrouve dans l’opinion. 42% des Français estiment que le gouvernement aurait dû accueillir l’Aquarius, selon une enquête réalisée par OpinionWay pour Public Sénat, Les Échos et Radio Classique. Mais 56% des sondés pensent le contraire (2% ne se prononcent pas).

Les déclarations d’Emmanuel Macron à l’égard de l’Italie sont très majoritairement désapprouvées

Si la majorité des personnes interrogées semble suivre le gouvernement sur ce point, la situation est bien différente sur la réaction diplomatique. Les Français désapprouvent très nettement les déclarations d’Emmanuel Macron à l’encontre de l’Italie. Le chef de l’État, qui avait dénoncé le « cynisme et l’irresponsabilité » de l’Italie, après que celle-ci a refusé l’accès de l’Aquarius à ses côtes, ne reçoit le soutien que de 37% des sondés. 61% des personnes interrogées désapprouvent les déclarations (2% ne se prononcent pas).


Le sondage a été réalisé du 13 au 15 juin 2018, par questionnaire auto-administré en ligne, auprès d’un échantillon de 1020 personnes représentatif de la population français âgée de 18 ans et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence. Pour un échantillon de 1.000 personnes, la marge d’erreur est comprise entre 1,5 et 3 points.

Partager cet article

Dans la même thématique

SoftBank CEO Masayoshi Son Meets French President Emmanuel Macron at Elysee Palace
5min

Politique

Nouvelle dissolution avant la présidentielle 2027 ? Une « instrumentalisation » de la Constitution que rien n’interdit

Plusieurs conseillers du camp présidentiel évoquent dans la presse la possibilité de dissoudre l’Assemblée nationale avant la tenue de la présidentielle 2027 pour compliquer la possible arrivée au pouvoir du Rassemblement national. Un scénario inédit sous la Vème République, que rien n’interdit formellement, mais qui dévoierait l’esprit de la Constitution, de l’avis de plusieurs juristes.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Affaire Lyhanna : après un rapport accablant de l'inspection, la responsabilité politique est-elle écartée ?

L'inspection générale de la gendarmerie nationale et de la justice déclenchée par la mort de la jeune Lyhanna a pointé, ce lundi, une série de dysfonctionnements suite au dépôt de plainte pour viols sur mineure de moins de 15 ans déposée en août 2025 contre Jérôme Barella. Sébastien Lecornu indique que « la puissance publique ne se défaussera pas » face à « une vérité d'une extrême gravité » et promet des mesures, sans évoquer la proposition de « loi intégrale » sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Le

France Extreme Weather Heat
8min

Politique

Canicule : le congé climatique fait monter la température politique

Face à une nouvelle vague de chaleur, les Écologistes proposent la création d’un « congé climatique » de cinq jours par an. Une mesure qui est déjà mise en place en Espagne depuis 2024. Entre urgence sanitaire, coût économique et adaptation de la société, la mesure attise les débats bien au-delà du thermomètre.

Le