Sondage : 61 % des Français pensent qu’Édouard Philippe ferait un meilleur Président qu’Emmanuel Macron
En recul de 5 points d’opinion favorable (39 %), Emmanuel Macron est dans une mauvaise passe. Il est même dépassé dans le cœur des Français par son ancien Premier ministre, Édouard Philippe, jugé plus compétent, plus sympathique et plus convaincant. C’est le résultat du baromètre politique réalisé par Odoxa, Mascaret pour Public Sénat, LCP et la presse régionale.

Sondage : 61 % des Français pensent qu’Édouard Philippe ferait un meilleur Président qu’Emmanuel Macron

En recul de 5 points d’opinion favorable (39 %), Emmanuel Macron est dans une mauvaise passe. Il est même dépassé dans le cœur des Français par son ancien Premier ministre, Édouard Philippe, jugé plus compétent, plus sympathique et plus convaincant. C’est le résultat du baromètre politique réalisé par Odoxa, Mascaret pour Public Sénat, LCP et la presse régionale.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

5 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron est-il en train de payer cher ses propos sur les non-vaccinés ? C’est que semble indiquer le baromètre politique réalisé par Odoxa, Mascaret pour Public Sénat, LCP et la presse régionale.

Pour la première fois depuis cet été, le Président passe sous la barre symbolique des 40 % d’opinion favorable (39 %). Un recul qui s’enregistre à la fois auprès des sympathisants de droite et de ceux de gauche, les uns comme les autres sont désormais 6 sur 10 à estimer qu’il n’est pas un bon président (voir le tableau).

Éric Zemmour dégringole auprès des sympathisants de droite (hors RN)

Du côté de ces rivaux, Marine Le Pen pointe à 32 % de cote d’adhésion (l’un de ses niveaux records) en devançant une Valérie Pécresse en panne (elle recule de 6 points ce mois-ci à 30 % de cote d’adhésion). Et quant à Éric Zemmour, il est loin derrière à 20 % (- 3 points). Il est désormais derrière Christiane Taubira (23 %) et Jean-Luc Mélenchon (23 %). Et alors que le polémiste entend incarner l’union des droites, il baisse de 9 points auprès des sympathisants de droite (hors RN) à la 11e place avec seulement 32 % de cote d’adhésion, 41 points derrière leur favorite, Valérie Pécresse… et même 4 points derrière Marine Le Pen.

Comme le rappelle, Gaël Sliman, le président d’Odoxa, « depuis deux ans, notre baromètre propose de nombreuses évolutions, mais aussi une constante : l’exceptionnelle cote de popularité d’Édouard Philippe, personnalité politique systématiquement préférée des Français (39 % de côte d’adhésion au mois de janvier).

A moins de 100 jours de l’élection présidentielle, ce sondage montre désormais que l’ancien Premier ministre est aussi « préféré » au président de la République en exercice. Un avis quasi unanime quelle que soit la préférence partisane des personnes interrogées. A l’exception des sympathisants LREM, (74 % préfèrent Emmanuel Macron, contre 26 % Édouard Philippe), le maire du Havre, recueille la préférence de 75 % des sympathisants LR, 63 % des sympathisants PS, 62 % des sympathisants écologistes, 68 % des sympathisants LFI, et même 86 % des sympathisants RN.

sondage_1.png

 

« Plus sympathique, plus convaincant, plus proche des gens »

Dans le détail, « les Français le parent de toutes les qualités et notamment de celles qu’ils dénient à Emmanuel Macron », souligne Gaël Sliman. 65 % le juge plus « compétent » (contre 34 % pour Emmanuel Macron), 63 % plus « sympathique », 57 % plus « convaincant », 54 % plus « proche des gens » et, contrairement au président, ils ne le trouvent « pas brutal » (seulement 23 % le pensent d’Édouard Philippe contre 59 % d’Emmanuel Macron).

sondage2.png

En conséquence, les Français interrogés jugent à 61 % contre 35 %, qu’Édouard Philippe ferait un meilleur président de la République qu’Emmanuel Macron. Le premier a une meilleure stature d’homme d’Etat que le second (59 % contre 37 %), donne plus confiance (66 % contre 30 %). Pour les Français, Édouard Philippe « sait davantage où il va » qu’Emmanuel Macron, et surtout il « a des convictions profondes » (64 % le pensent).

sondage3.png

Les Français sont persuadés que « Philippe va revenir sur le devant de la scène »

A la lecture de cette étude, on comprend la méfiance du chef de l’Etat à l’égard de l’ancien locataire de Matignon. Pour mémoire Emmanuel Macron a récemment freiné la fusion entre le parti Horizons d’Édouard Philippe avec celui du petit parti Agir de la majorité, dirigé par le ministre Franck Riester. En effet, les Français en sont persuadés, 65 % qu’Édouard Philippe « va revenir sur le devant de la scène politique ».

Lire notre article : Brouille Macron/Philippe : « Édouard Philippe doit dire qu’il sera solidaire durant tout le mandat », estime Alain Richard

Méthodologie

Enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet les 19 et 20 janvier 2022 auprès d’un échantillon de 1 005 Français représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, niveau de diplôme et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.

La marge d’erreur des résultats d’ensemble s’établit, selon le score visé, entre plus ou moins 1,4 et 3,1 points. Elle est plus importante auprès de certaines sous-populations : de 2,5 à 5,8 points auprès des sympathisants de gauche.

En plus de nos mesures par sondage, nous ajoutons, grâce à notre partenaire Mascaret (nouveau nom de Dentsu Consulting), une analyse de ce qui s’est dit sur les réseaux sociaux à propos des principales personnalités politiques. Cette analyse supplémentaire nous permet d’apporter un éclairage qualitatif des résultats observés sur nos données quantitatives.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Deputes dans la salle des quatre colonnes
7min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : dénonçant sa place sur la liste de Renaud Muselier, Valérie Boyer se lance de son côté

La sénatrice LR sortante, qui avait obtenu l’investiture à la troisième place d’une liste d’union UDI-Renaissance-LR, demandait la première place. Après avoir dénoncé un accord déséquilibré et se sentant « en décalage politique », Valérie Boyer décide de lancer sa liste dissidente. Renaud Muselier « regrette qu’elle ait cassé l’accord ». De quoi amener une dose d’incertitude de plus dans le scrutin.

Le

Tribute to Edgar Morin
7min

Politique

Présidentielle 2027 : « La candidature de Bernard Cazeneuve traduit la difficulté de notre personnel politique à se renouveler », selon Bruno Cautrès

Bernard Cazeneuve s'avance un peu plus sur le chemin déjà bien embouteillé de la présidentielle. Sans se déclarer officiellement candidat, l'ancien Premier ministre vient de publier une « Lettre aux Français » aux allures de programme, couplée à une interview dans Le Parisien dans laquelle il réaffirme son positionnement social-démocrate. Un espace déjà convoité par François Hollande et Raphaël Glucksmann.

Le

Montrouge: Entretiens politiques sur l energie avec Terra Nova
9min

Politique

Présidentielle : devant ses amis réunis à la questure du Sénat, François Hollande se prépare et met en garde contre les « candidatures de témoignage »

L’ancien chef de l’Etat, qui aspire à la redevenir, a réuni ses fidèles mercredi soir à la questure du Sénat. François Hollande, qui sortira un livre début septembre, planche sur « quelques grandes idées ». S’il n’est pas encore déclaré, il espère être en situation pour pouvoir se lancer. Mais pour lui, l’éventuel retour à l’Elysée ne passera pas par la case primaire.

Le

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le