Stéphane Travert ne « peut pas certifier » que le fonds d’urgence pour les agriculteurs sera garanti
Le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. Un lendemain du lancement des États généraux de l’alimentation, il n’exclut pas que le cycle de négociations s'achève par une loi.

Stéphane Travert ne « peut pas certifier » que le fonds d’urgence pour les agriculteurs sera garanti

Le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. Un lendemain du lancement des États généraux de l’alimentation, il n’exclut pas que le cycle de négociations s'achève par une loi.
Public Sénat

Par Alice Bardo

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Réunir autour d’une même table producteurs, distributeurs et transformateurs, mais aussi consommateurs, (…) pour mieux répartir la valeur et mieux créer de la valeur au service de nos agriculteurs », tel est l’objectif des États généraux de l’alimentation , un « engagement fort du Président » lors de la campagne présidentielle, rappelle Stéphane Travers.

Le ministre de l’Agriculture a précisé que si le « premier chantier » est conduit au niveau national, des négociations avec nos partenaires européens » seront également engagées dès la fin du mois de décembre.

Par ailleurs, un groupe de travail est chargé de négocier avec la grande et moyenne distribution afin « qu’elle puisse privilégier les produits français » : « Nous sommes dans un marché commun mais la grande et moyenne distribution  peut porter avec nous une ambition pour faire en sorte que les consommateurs aillent choisir d’abord les produits de nos producteurs. »

Des producteurs que Stéphane Travers entend aussi protéger en mettant fin à la « spirale du prix le plus bas », tout en veillant à ne pas opposer « les marchés et les modèles agricoles ».

« Ça peut se terminer par un texte législatif », estime-t-il. Le ministre souhaite avant tout « trouver des compromis, négocier des accords, et derrière agir soit sur le plan réglementaire, soit sur le plan législatif, voire de retravailler sur la loi de modernisation de l’économie (LME) ».

Stéphane Travers à propos des Etats généraux de l'alimentation : « Ca peut se terminer par un texte législatif »
00:36

Les agriculteurs pourraient, quant à eux ne plus bénéficier du fonds d’urgence qui avait été mis en place sous Hollande : « Aujourd’hui je ne peux pas certifier que ce fonds sera garanti. »

Enfin, le ministre a annoncé qu’une « nouvelle campagne de promotion des fruits » allait être lancée, pour pallier l’essoufflement de celle des « 5 fruits et légumes par jour ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Stéphane Travert ne « peut pas certifier » que le fonds d’urgence pour les agriculteurs sera garanti
3min

Politique

Venezuela : « Tout contrevient au droit international dans cette affaire », relève Sébastien Lecornu

Interrogé aux questions d’actualité au gouvernement du Sénat sur la stratégie de la France face aux velléités impérialistes des Etats-Unis au Venezuela et demain au Groenland, Sébastien Lecornu a rappelé que le prochain débat au Parlement sur le sujet, prévu dans les 15 jours, permettra d’aborder la question de l’autonomie stratégique de la France et de l’Europe.

Le

Retailleau travail
7min

Politique

« La fête est finie » : Bruno Retailleau veut supprimer les 35 heures, inciter à la reprise d’activité et plafonner les aides sociales pour relancer l’emploi

Le président des LR a présenté sa recette pour inciter au travail et permettre aux Français de gagner plus, faite de « zéro cotisation » au-delà des 35 heures, de plafonnement à 70 % du Smic des aides sociales et de relance de la réforme de l’allocation chômage. « Il faut changer totalement de modèle. Il va falloir renverser la table », prévient Bruno Retailleau.

Le

Le Senat, Paris.
4min

Politique

Fin de vie : en commission, le Sénat remplace « le droit à l’aide à mourir » par « une assistance médicale à mourir »

Les deux textes sur la fin de vie et les soins palliatifs ont entamé leur parcours législatif au Sénat en commission des affaires sociales du Sénat ce mercredi, avant leur examen en séance publique à la fin du mois. Les rapporteurs LR du texte ont restreint la portée de la proposition de loi autorisant établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». Explications.

Le