Affaire Lyhanna : Muriel Jourda n’écarte pas « un problème structurel qui a pu conduire à ce drame épouvantable »

Après l’audition du ministre de la Justice et du ministre de l’Intérieur sur les défaillances qui ont conduit à l’affaire Lyhanna, la présidente de la commission des lois du Sénat, Muriel Jourda (LR) évoque la possibilité « d’un problème structurel » dans le fonctionnement du service public de la justice. Elle préconise d’attendre le passage en revue des 70 000 plaintes pour crime et délit concernant des enfants d’ici la fin du mois de juillet, pour se prononcer.
Rédaction Public Sénat

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A l’issue de leur audition devant la commission des lois du Sénat, Gérald Darmanin et Laurent Nunez n’ont pas souhaité s’exprimer davantage devant la presse sur les dysfonctionnements qui ont conduit à l’affaire Lyhanna.

La présidente de la commission, Muriel Jourda (LR) s’est chargée de résumer les enseignements de cette audition. « Nous avons vu le garde des Sceaux pencher pour une responsabilité individuelle. Pour ma part je me garderais bien d’adopter une position quelconque puisqu’une enquête administrative est en cours ». La sénatrice indique vouloir attendre le passage en revue, par les procureurs généraux, des 70 000 plaintes pour crime et délit concernant des enfants d’ici la fin juillet, pour tirer un bilan. « Ce qui ressortira de cet examen nous permettra de savoir s’il y a eu une difficulté ponctuelle ou si nous avons un vrai problème structurel de mise en place d’une politique publique qui a pu conduire à ce drame épouvantable ».

« Il y a peut-être eu des dysfonctionnements individuels. Mais nous avons peut-être un souci structurel qui est beaucoup plus important […] Sur le problème structurel, un certain nombre d’éléments nous ont assuré que les politiques décidées par circulaires pénales, faisaient l’objet de vérification de mise en œuvre », a-t-elle ajouté, précisant qu’elle ne pourra en être assurée après le passage en revue des 70 000 dossiers.

Enfin, en ce qui concerne les priorités définies en matière pénale, narcotrafic et atteintes aux personnes, Muriel Jourda les estime « bien calibrées ». « La question est de savoir si nous avons assez de monde dans les parquets, gendarmeries et commissariats pour pouvoir traiter ces priorités. L’autre question est de savoir s’il est normal de mettre de côté des infractions. Et ça nous ramène véritablement à la question des moyens ».

 

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