Interrogé dans la matinale de Public Sénat, le général Dominique Trinquand a salué l’intervention « défensive » de la France dans le conflit au Moyen-Orient, au lendemain de l’annonce par Emmanuel Macron de l’envoi du porte-avions Charles De Gaulle en Méditerranée. Le général a également souligné l’isolement de l’Iran, coupable selon lui d’une « erreur stratégique » en répliquant tous azimuts.
Depuis le lancement de l’attaque israélo-américaine, l’Iran fait planer la menace sur les bateaux traversant le détroit d’Ormuz, bloquant de fait toute possibilité de circulation maritime sur cet axe majeur du commerce mondial. Si les inquiétudes portent principalement sur les exportations de pétrole et de gaz depuis les pays du Golfe, l’embrasement au Moyen-Orient éloigne aussi la perspective d’un retour à la normale pour le trafic en Mer Rouge entre l’Asie et l’Europe.
Pour sa première conférence de presse depuis le déclenchement des frappes américaines contre l’Iran, le ministre américain de la défense Pete Hegseth a tenu à rassurer face au spectre d’une « guerre sans fin », comme en Irak ou en Afghanistan. Assumant de passer outre les règles du droit international, il a défendu une opération visant à détruire définitivement les infrastructures nucléaires iraniennes.
Dans une prise de parole consacrée ce lundi 2 mars à la situation explosive au Moyen Orient, le ministre des affaires étrangères a appelé le régime iranien à des « concessions et un changement de posture radical » face aux frappes israéliennes et
américaines. Aux pays du Golfe touchés par la réplique iranienne, Jean-Noël Barrot
déclare que « la France se tient prête à participer » à leur défense, alors que 400 000 Français se trouvent dans les pays concernés par l'embrasement de la région.