Nour Ayadi en récital au Nohant Festival Chopin en juin ©MPGS
Nour Ayadi en récital au Nohant Festival Chopin en juin ©MPGS

« Les festivals de l’été » : Nohant, la pause romantique de l’été dans le fracas du monde

Le Nohant Festival Chopin met le romantisme à l’honneur pour le 150e anniversaire de la disparition de George Sand. Deux anniversaires seront célébrés cet été : les cent-cinquante ans de la disparition de l’écrivaine George Sand et les soixante ans du festival de musique classique, un double anniversaire célébré sous le thème de l’édition 2026 Sand et Chopin à Nohant.
Sébastien Lambert

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

En juin 1966, surpris par le mauvais temps, les organisateurs d’un tout jeune festival se réfugient dans l’ancienne bergerie du domaine de George Sand, bancs et piano de concert sont posés à même le sol en terre battue. Le talent d’Aldo Ciccolini (pianiste italien, amoureux de Nohant, créateur du festival avec la complicité de Jean Darnel), y fut certainement pour beaucoup, la magie opère immédiatement dans ce lieu qui depuis le milieu du XIXe siècle respire et vit au son de la musique romantique.

Ainsi naissait le Nohant Festival Chopin au cœur du Berry. L’année suivante, les Fêtes Romantiques de Nohant prenaient leur envol, accueillant chaque année les plus grands artistes musiciens et comédiens. Soixante ans plus tard, la bergerie est devenue un auditorium. Au fil des ans, Arthur Rubinstein, Levgueni Kissine ou la cantatrice Jessye Norman se sont produits dans ce lieu.

« Chopin est venu dans la résidence de George Sand entre 1839 et 1846, il y passait la moitié de l’année, du début du printemps à la fin de l’automne », rappelle Yves Henry, Président du Nohant Festival.

« Les deux tiers de l’œuvre de Chopin ont été créés dans ce lieu magique »

Quand George Sand décide d’accueillir Frédéric Chopin, elle crée les conditions idéales pour que le compositeur puisse se consacrer entièrement à la musique. « Les deux tiers de son œuvre ont été créés dans ce lieu magique, en particulier, la Marche Funèbre, la Valse du petit chien ou encore la Polonaise héroïque ».
« C’est un festival qui a la particularité de mélanger le piano et la littérature, rappelle son président. Au fil des ans de nombreux comédiens se sont succédés pour lire des textes comme Laurent Terzieff, Lambert Wilson ou Fabrice Luchini ».
Cette année, plusieurs hommages seront rendus à George Sand avec une programmation largement féminine qui réunira une pléiade de musiciennes de premier plan sur les scènes internationales. Qu’elles soient pianistes, chambristes ou comédiennes, elles représentent plus de la moitié des interprètes qui se produiront sur la scène de la Bergerie-auditorium Frédéric Chopin cet été.

Quelques dates à retenir pour l’édition 2026 : Saehyun Kim au piano le 16 juillet ou Saskia Giorgini le 17 ou Ewa Pobloka le 21 juillet. Cette édition historique sera enrichie, comme de tradition, par la présence de jeunes pianistes, pour la plupart lauréats des prix internationaux les plus récents et prestigieux.

Nohant Festival Chopin 2026
Crédits photo : Nohant Festival Chopin 2026

A la suite du festival, du 15 au 23 août, se déroulera en public, dans le Bergerie-auditorium, le premier Concours International Chopin Pleyel à Nohant qui réunira vingt-quatre jeunes pianistes venus du monde entier.

Nohant Festival Chopin, une édition historique et féminine du 16 au 22 juillet à Nohant (Indre)
Programme et réservation 2026 – 60e édition du Nohant Festival Chopin

 

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

« Les festivals de l’été » : Nohant, la pause romantique de l’été dans le fracas du monde
3min

Culture

Pour le chef Paul Pairet « l’Occident en général a tendance à caricaturer la Chine depuis toujours »

Sa casquette et son style le distinguent de tous les autres chefs étoilés. Amoureux de l’Asie et de ses saveurs, le télégénique chef Paul Pairet a su traduire son goût de la découverte dans les assiettes comme nul autre avec une simplicité déconcertante en dépit d’un succès mondial. Invité de Rebecca Fitoussi dans Un monde, Un regard, il revient sur son parcours marqué par une passion dévorante.

Le

« Les festivals de l’été » : Nohant, la pause romantique de l’été dans le fracas du monde
3min

Culture

« Il faut être un peu ‘maso’ pour faire rire, surtout dans notre époque très plombante », estime Bertrand Chameroy

Même s’il sait mieux que personne à quel point ce métier est dur, il n’en a jamais envisagé un autre. Chaque jour dans ses chroniques aiguisées, il se brocarde l’actualité, et raille les politiques. Une forme de mise à distance nécessaire pour ne pas être accablé, avoue-t-il. Cette semaine, Bertrand Chameroy, raconte les coulisses de son métier au micro de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard.

Le

« Les festivals de l’été » : Nohant, la pause romantique de l’été dans le fracas du monde
2min

Culture

Cancel culture : « Je suis d’une génération qui a aboli la peine de mort, ce n’est pas pour la rétablir d’une autre manière », estime Sophie Fontanel

Journaliste de mode, romancière, Sophie Fontanel est un électron libre qui aujourd’hui agrège une communauté d’un demi-million de followers sur Instagram. Celle qui a toute sa vie suivi les tendances, porte sans jamais renier sa gourmandise pour l’époque un jugement parfois à rebours de ses emballements. À 60 ans, elle assume son vieillissement quand le culte est à la jeunesse ou à la chirurgie esthétique, comme elle fustige une « cancel culture » qui ne laisse aucune seconde chance aux personnes « effacées ». Elle était l’invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard.

Le