Remplacement de Parcoursup par un nouveau système, prêts avantageux aux régions pour la rénovation des lycées, ou encore ouverture de 15 000 nouvelles places dans les études supérieures : le plan gouvernemental pour les lycées et les étudiants va dans le sens des revendications des lycéens, mobilisés depuis plusieurs semaines. Mais plusieurs de leurs représentants ne crient pas victoire pour autant ce soir, à la sortie d’une réunion avec le Premier ministre.
« Aux lycéennes et aux lycéens, nous pouvons dire que nous avons eu quelque chose […] Tout n’est pas encore satisfait et nous irons au bout. Nous satisferons les revendications et nous appelons à la mobilisation le 5 novembre et le 31 octobre », a par exemple réagi Louis Letoublon, vice-président de l’organisation lycéenne « Les Lycéens ! » devant l’hôtel de Matignon. Il a notamment félicité les jeunes d’avoir instauré un rapport de force avec l’exécutif, et d’avoir ouvert une « brèche » « pour en tirer un maximum de choses ». « On a obtenu au moins quelque chose : c’est la peur du gouvernement. C’est un gouvernement qui, clairement, sent qu’il doit faire quelque chose. »
« Désormais, il faut continuer la mobilisation et ce que l’on attend du plus profond de nous, c’est d’avoir des retours très concrets du terrain. C’est ce qui nous fera le plus réfléchir », a également commenté Nathanaël Combary, président du conseil d’administration du syndicat Renouveau lycéen. Le représentant estime toutefois que la « méthode du dialogue a gagné ». « Aujourd’hui, félicitons-nous de ce que nous avons fait. Nous avons réussi à répondre à une partie des revendications des lycéens. On a nécessité de continuer et on est en bonne voie pour réussir. »
« Quelque chose qui va subvenir à quelques besoins mais pas tous »
« On maintient, parce que les résultats qu’on a eus, on a eu des propositions de choix de trajectoire avec à la fin des actions concrètes, sauf que ce qui nous a été proposé, c’est quelque chose qui va subvenir à quelques besoins mais pas tous », a également pointé Eliott, un élu au Conseil National de la Vie Lycéenne (CNVL)
D’autres voient plutôt le verre à moitié vide, à l’image de Clément Vieillot représentant du mouvement Cachan 94. « Nous avons obtenu des miettes par rapport à ce que nous demandions », a-t-il déploré face aux caméras. Le lycéen se montre par exemple sceptique sur le remplacement en deux temps de Parcoursup, avec une plus grande transparence en 2027, et un nouveau système en 2028.
« On maintient, parce que les résultats qu’on a eus, on a eu des propositions de choix de trajectoire avec à la fin des actions concrètes, sauf que ce qui nous a été proposé, c’est quelque chose qui va subvenir à quelques besoins mais pas tous », a également pointé Eliott, un élu au Conseil National de la Vie Lycéenne (CNVL).
Sur l’ouverture de 15 000 nouvelles places dans le supérieur, principalement en BTS et dans les IUT, plusieurs représentants saluent une « première réponse ». « Ce n’est pas rien », admet Louis Letoublon. « Mais sur la question des places en université, on n’a pas d’avancées là-dessus », a-t-il regretté.