Semaine chargée au Sénat ! Le renouvellement triennal de la moitié des sièges du Palais du Luxembourg, le 27 septembre, entraine également un renouvellement des instances de la Haute Assemblée. Jeudi 1er octobre, à 15 heures, les sénateurs se réuniront pour la première fois dans l’hémicycle. Comme l’exige le règlement du Sénat, cette première séance sera consacrée à l’élection du président du Sénat. Elle marquera également l’ouverture de la session ordinaire 2026-2027 du Parlement, puisque l’Assemblée nationale n’a pas encore repris ses travaux.
Un vote à bulletin secret
La séance sera ouverte par une allocution du doyen d’âge du Sénat, en l’occurrence le sénateur Les Républicains Pierre Cuypers (82 ans et 6 mois). Il sera entouré des six plus jeunes sénateurs, qui exerceront les fonctions de « secrétaires d’âge » jusqu’à l’élection du bureau définitif, c’est-à-dire l’instance collégiale qui organise le fonctionnement interne du Sénat. Parmi eux figureront notamment l’écologiste Mathilde Ollivier, la benjamine du Sénat (32 ans et 3 mois), le nouveau sénateur de Guyane Ryan Persaud (32 ans et 3 mois), mais aussi le socialiste Rémi Cardon (32 ans et 6 mois), qui fut lors de sa première élection en 2020 le plus jeune sénateur de l’histoire.
Le règlement du Sénat est clair : « Aucun débat ne peut avoir lieu sous la présidence du président d’âge ». Il est donc immédiatement procédé à l’élection du président.
Le vote se déroulera à bulletin secret, à la tribune. Les sénateurs sont appelés à voter par ordre alphabétique, la première lettre appelée est tirée au sort. Le dépouillement est ensuite effectué par les secrétaires d’âge, dans la Salle des Conférences qui jouxte l’hémicycle. C’est le doyen du Sénat qui proclame les résultats. Ce processus électoral dure généralement entre une heure et une heure et demie. Le nom du président du Sénat pour la période 2026- 2029 devrait donc être connu entre 16 et 17 heures.
Pour être élu au premier ou au deuxième tour, un candidat doit recueillir la majorité absolue des suffrages exprimés. À défaut, une simple majorité relative suffit à partir du troisième tour. En cas d’égalité des voix, c’est le candidat le plus âgé qui l’emporte.
Gérard Larcher, candidat de la majorité sénatoriale
Dimanche soir, Gérard Larcher a confirmé sont intention de briguer un sixième mandat de président. Le sénateur LR des Yvelines a été élu une première fois au « plateau » en 2008, fonction qu’il perd en 2011 lorsque la gauche obtient brièvement la majorité au Sénat. Il est de nouveau réélu à la présidence à partir de 2014, et sans interruption depuis. Cette candidature s’inscrit dans le cadre de l’accord qui assure aux LR et aux centristes la majorité à la Chambre haute.
Au regard des équilibres politiques, l’actuel président du Sénat à toutes ses chances d’être reconduit. Ce qui n’empêche pas les groupes d’opposition de présenter aussi leur propres candidats. Tout juste réélu à la tête du groupe socialiste, le sénateur du Nord Patrick Kanner s’était présenté en 2023, et pourrait encore être candidat cette année.
Selon nos informations, la sénatrice des Français établis hors de France Mélanie Vogel, qui a pris la suite de Guillaume Gontard à la tête du groupe écologiste, et la sénatrice de la Loire Cécile Cuckierman, cheffe de file des élus communistes du Sénat, devraient chacune porter les couleurs de leurs familles politiques respectives.
>> L’élection du président du Sénat est à suivre en direct sur notre antenne, canal 8 de la TNT, jeudi à partir de 14h30