Le doyen d’âge, Pierre Cuypers (82 ans et 6 mois) a ouvert la séance en appelant les six plus jeunes sénateurs à le rejoindre, qui exerceront les fonctions de « secrétaires d’âge » jusqu’à l’élection du bureau définitif, c’est-à-dire l’instance collégiale qui organise le fonctionnement interne du Sénat : l’écologiste Mathilde Ollivier, la benjamine du Sénat (32 ans et 3 mois), le nouveau sénateur de Guyane Ryan Persaud (32 ans et 3 mois), mais aussi le socialiste Rémi Cardon (32 ans et 6 mois), qui fut lors de sa première élection en 2020 le plus jeune sénateur de l’histoire.
« S’installer dans ce fauteuil, fut-ce que pour quelques instants, s’accompagne pour moi d’une grande émotion », a-t-il déclaré en référence à son beau-père, Etienne Dailly qui fut naguère vice-président du Sénat. Alors que démarre aujourd’hui la séance parlementaire 2026-2027, Pierre Cuypers a rappelé la « responsabilité » des élus de « rétablir avec nos concitoyens la confiance dans l’avenir ». « Toute mesure nouvelle exige une explication rationnelle, une appréciation de ces conséquences, une explication face aux moyens requis car voter une dépense, c’est impérativement en assumer le financement », a-t-il souligné.
La lettre « T » tirée au sort
Sur la forme des débats, le sénateur de Seine-et-Marne a invité les sénateurs à respecter la parole de chacun. « Dans cette haute assemblée, on ne prend pas la parole, on la demande ». « Notre assemblée exprime le respect dû aux concitoyens que nous représentons ».
Les sénateurs ont, ensuite, été appelés à voter par ordre alphabétique. C’est la lettre « T » qui a été tirée au sort.