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Gérard Larcher réélu président du Sénat : « La crise que traverse le pays nous oblige tous »

Gérard Larcher réélu président du Sénat : « La crise que traverse le pays nous oblige tous »

Gérard Larcher a été réélu dès le premier tour, ce jeudi 1er octobre. C'est la sixième fois que le sénateur LR des Yvelines accède au Plateau. Revivez les temps forts de notre live.
Romain David

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12 min

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Mis à jour le

Point d’orgue du renouvellement des instances du Sénat : l’élection de son président. Après les sénatoriales du 27 septembre, qui ont vu 178 des 348 sièges de la Chambre haute remis en jeu, les élus se retrouvent pour la première fois en séance publique ce jeudi 1er octobre, à partir de 15 heures, pour procéder à l’élection du président du Sénat pour la période 2026-2029. Cette désignation marque aussi le coup d’envoi de la session ordinaire. Pour être élu, un candidat doit recueillir la majorité absolue des suffrages exprimés au premier ou au deuxième tour. À défaut, un troisième tour est organisé, pour lequel une simple majorité relative suffit.

» Pour tout savoir du déroulé et des modalités de cette élection, vous pouvez consulter notre article explicatif à ce sujet.

Gérard Larcher est officiellement candidat à sa succession. Le sénateur LR des Yvelines préside la Haute assemblée sans interruption depuis 2014, après un premier passage au « plateau » de 2008 à 2011. Il est soutenu par la majorité sénatoriale, alliance des LR et des centristes du Sénat. Face à lui, plusieurs groupes d’opposition présentent leurs propres candidats : le sénateur du Nord Patrick Kanner pour les socialistes, la sénatrice de la Loire Cécile Cukierman chez les communiste, et la sénatrice des Français établis hors de France Mélanie Vogel pour les écologistes.

Suivez ce live pour ne rien manquer de cette élection, et notre émission spéciale sur Public Sénat – canal 8 de la TNT – à partir de 14h30.

16h56

Gérard Larcher est réélu à la présidence du Sénat

 Gérard Larcher a été réélu ce jeudi 1er octobre pour un sixième mandat de président du Sénat. Sans surprise, le sénateur LR des Yvelines, soutenu par la majorité de droite et du centre au Sénat, emporte très largement le « plateau » par 203 voix sur 302 voix exprimées, face à ses trois challengers : le socialiste Patrick Kanner (60 voix), la communiste Cécile Cukierman (22 voix) et l’écologiste Mélanie Vogel (17 voix).

Gérard Larcher occupe ce poste sans interruption depuis 2014. Il avait déjà été président du Sénat entre 2008 et 2011, cédant la place au socialiste Jean-Pierre Bel, lorsque la gauche est brièvement devenue majoritaire au Palais du Luxembourg.

16h50

Le nouveau groupe RN/UDR s’appelle « Union Nationale pour les Territoires », annonce Joshua Hochart

Sur le plateau de Public Sénat, le sénateur RN, Joshua Hochart s’est félicité de la création du premier groupe RN de l’histoire du Sénat. Un groupe où siègent des élus RN et UDR qui s’appellera « Union Nationale pour les Territoires », a-t-il annoncé.

En attendant la très probable réélection de Gérard Larcher à la présidence du Sénat, le sénateur RN Joshua Hochart s’est félicité de la création d’un nouveau groupe à la chambre haute composé de 12 élus du RN et 3 élus de l’Union des droites pour la République. Il promet que lui et ses collègues adopteront la même attitude que les députés RN. « Des sénateurs respectueux de l’institution, aucune envie d’aller bordéliser l’institution. Par contre, on a été élus en 2023 comme en 2026, pour aller porter une voix différente pour pouvoir porter des nouveaux projets ».

Le groupe présidé par la sénatrice de Gironde Edwige Diaz s’appellera : « Union Nationale pour les Territoires », a-t-il annoncé.

Il a également réagi à la proposition de Bruno Retailleau consistant à interdire le parti LFI, qu’il juge responsable d’attiser les violences lycéennes. « Bruno Retailleau ne sait plus sur quel pied danser. Il y a deux ans, c’est lui qui faisait élire les députés de la France Insoumise en se retirant des seconds tours pour les élections législatives. Donc la France Insoumise existe. Elle porte des idées et des valeurs que je combats. Par contre, j’en appelle à la démission de l’ensemble des élus de la France Insoumise qui, eux, ont soutenu et ont participé à ces dégradations », a-t-il déclaré.

16h47

Le dépouillement est en cours

16h06

« Monsieur Retailleau est le représentant d’un parti qui fait 5 % » : Gabriel Amard tacle le patron des LR

« Bruno Retailleau est ridicule, il ne devait pas s’abaisser à cela. » Le sénateur LFI Gabriel Amard a tenu à répondre au patron des Républicains, qui accuse LFI de souffler sur les braises de la contestation étudiante. Invité de BFMTV-RMC, le Vendéen a même proposé « d’interdire LFI ». « Monsieur Retailleau est le représentant d’un parti qui fait 5%. […] Ces personnes feraient bien de rester à leur niveau, ils sont regardés par l’ensemble du peuple français », tacle Gabriel Amard au micro de Public Sénat.

« En effet, nous soutenons les mouvements lycéens, nous ne soutenons pas des dégradations d’établissements scolaires ou des choses qui, à mon avis, n’ont pas besoin de s’exprimer de cette manière », se défend Gabriel Amard. « En même temps, cela révèle une vraie souffrance dans les familles, une vraie souffrance dans la jeunesse. »

Gabriel Amard est l’un des deux nouveaux sénateurs LFI élus dimanche, une première pour le parti de Jean-Luc Mélenchon. « Je serai à propos du budget qui s’annonce une vigie et un éclaireur, je sais à quel point certains disent des choses dans leur circonscription et vote l’inverse au Sénat », avertit Gabriel Amard. « Je vais être attentif à ce qu’on ne vienne pas défendre l’hôpital public ou l’école ou les communes, alors qu’on est en train de faire exactement l’inverse en pratiquant des coupes budgétaires lors de la navette parlementaire. »

15h59

Budget : « Ce ne sont pas des mesures difficiles, ce sont des mesures inacceptables », juge Cécile Cukierman

La présidente du groupe communiste du Sénat, Cécile Cukierman a réagi au projet de budget présenté par le gouvernement, ce jeudi. « Ce ne sont pas des mesures difficiles, ce sont des mesures inacceptables » […] Il y a une volonté manifeste de ne pas travailler un budget avec logique, de ne pas commencer par travailler les recettes mais de décider déjà qu’il faut couper dans les dépenses. Ce sont des choix politiques et libéraux que nous combattrons », a-t-elle promis.

Sur X, Sébastien Lecornu a alerté sur la hausse des taux d’emprunt à hauteur de 4,8 % en ponctuant part une alerte : « Le réel nous rattrape ». « Bien sûr le réel nous rattrape. Nous sommes le deuxième pays où le plus de dividendes ont été distribués, cette année. Il n’y a jamais eu autant de grandes fortunes dans notre pays. Donc il faut agir vite, M. le Premier ministre au service de toutes et de tous », lui a-t-elle répondu.

15h54

« C’est un budget de droite » qui n’est « pas acceptable au Sénat », d’après le sénateur PS Thierry Cozic

Thierry Cozic, sénateur PS de la Sarthe, s’exprime sur l’arrivée d’un groupe RN au Sénat : « c’est clairement une alerte » mais ce n’est pas « illogique » que le Sénat qui « représente les territoires » connaisse cette arrivée. « Nous sommes une chambre qui marche sur les compromis donc peut-être ça peut être remis en question, je ne l’espère pas mais l’avenir nous le dira », poursuit-il.

Interrogée sur le mouvement lycéen, « ce n’est que la transcription des 10 ans de macronisme », déclare le sénateur. « Je comprends leur colère, simplement j’appelle à de la retenue ».

Sur le budget présenté ce matin, Thierry Cozic, qui est candidat pour présider la commission des finances, considère que c’est « un budget de droite, très difficile », « il n’est absolument pas acceptable pour le Sénat »

15h45

 « Si je me retirais aujourd’hui, ce serait du pain béni pour Mme Le Pen », réplique Bruno Retailleau

Pas question de se retirer de la course à la présidentielle pour Bruno Retailleau, après l’appel de Claude Malhuret de réaliser l’union au plus vite entre les candidats du centre et de la droite. « Si je me retirais aujourd’hui, ce serait du pain béni pour Mme Le Pen », a désapprouvé le président de LR et candidat à l’élection présidentielle. « Le raisonnement que je fais, c’est que je porte un projet de rupture que les anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron ne portent pas. Ils ne peuvent pas porter puisqu’ils sont en quelque sorte aussi comptables du bilan. Il est très différent de celui de Marine Le Pen qui, sur le plan économique, veut l’assistance », a-t-il justifié.

 

15h39

Présidentielle : « S’il y a trois candidats (du bloc central), il y aura trois cadavres », met en garde Claude Malhuret

Claude Malhuret réélu à la tête de son groupe Les Indépendants-République-et-Territoire, composé de nombreux sénateurs Horizons a appelé au rassemblement de son camp pour la présidentielle « parce qu’actuellement, les deux partis extrémistes sont en train de dérouler leur programme, de dérouler leur campagne électorale, pendant que nous, nous sommes encore en train de nous demander qui va être notre candidat », a-t-il déploré avant de lâcher : Pour moi, c’est clair. S’il y a deux candidats, il y aura deux cadavres. S’il y a trois candidats, il y aura trois cadavres. Il est plus que temps qu’on réagisse ».

Mais à la peine dans les sondages, Edouard Philippe a vu sa main tendue à Bruno Retailleau et Gabriel Attal à se ranger derrière sa candidature, être rejetée. « Le début de campagne, il y a longtemps qu’il l’est fait. « Le début de campagne, il y a longtemps qu’à l’extrême gauche et à l’extrême droite, il est fait. Et nous, nous sommes encore en train de nous demander qui va être notre candidat », a-t-il déploré avant de lancer « un appel à tout le monde de réaliser l’unité, de trouver le plus rapidement les critères d’un départage ».

15h22

La lettre T a été tirée au sort par le doyen d’âge le sénateur LR Pierre Cuypers

Le vote commence par les sénateurs dont le nom de famille commence par un T.

15h00

Pierre Cuypers, le doyen d’âge exprime sa « grande émotion »

Le doyen d’âge, Pierre Cuypers (82 ans et 6 mois) a ouvert la séance en appelant les six plus jeunes sénateurs à le rejoindre, qui exerceront les fonctions de « secrétaires d’âge » jusqu’à l’élection du bureau définitif, c’est-à-dire l’instance collégiale qui organise le fonctionnement interne du Sénat : l’écologiste Mathilde Ollivier, la benjamine du Sénat (32 ans et 3 mois), le nouveau sénateur de Guyane Ryan Persaud (32 ans et 3 mois), mais aussi le socialiste Rémi Cardon (32 ans et 6 mois), qui fut lors de sa première élection en 2020 le plus jeune sénateur de l’histoire.

« S’installer dans ce fauteuil, fut-ce que pour quelques instants, s’accompagne pour moi d’une grande émotion », a-t-il déclaré en référence à son beau-père, Etienne Dailly qui fut naguère vice-président du Sénat. Alors que démarre aujourd’hui la séance parlementaire 2026-2027, Pierre Cuypers a rappelé la « responsabilité » des élus de « rétablir avec nos concitoyens la confiance dans l’avenir ». « Toute mesure nouvelle exige une explication rationnelle, une appréciation de ces conséquences, une explication face aux moyens requis car voter une dépense, c’est impérativement en assumer le financement », a-t-il souligné.

La lettre « T » tirée au sort

Sur la forme des débats, le sénateur de Seine-et-Marne a invité les sénateurs à respecter la parole de chacun. « Dans cette haute assemblée, on ne prend pas la parole, on la demande ». « Notre assemblée exprime le respect dû aux concitoyens que nous représentons ».

Les sénateurs ont, ensuite, été appelés à voter par ordre alphabétique. C’est la lettre « T » qui a été tirée au sort.

14h50

« Je comprends les raisons de la colère, mais je dénonce toutes les formes de violence », réagit Patrick Kanner

« Si les lycéens sont dehors, mais aussi maintenant les étudiants manifestement, c’est qu’il y a des échecs successifs sur la politique éducative qui a été menée dans ce pays depuis 10 ans », réagit le président des sénateurs PS.
« La bouteille est en train d’exploser et, bien évidemment, je comprends les raisons de la colère, mais je ne comprends sûrement pas, et je dénonce, toutes les formes de violence notamment quand je vois des enseignants pourchassés frappé. Pour moi, c’est insupportable. Ça veut dire que cette république aujourd’hui est en train de perdre ses repères », a-t-il cependant ajouté, alors que le mouvement prend de l’ampleur et radicalise, par endroits.
14h35

Mathieu Darnaud se « réjouit » à la perspective de voir Gérard Larcher réélu au plateau

A quelques minutes de l’élection du président du Sénat, le président du groupe LR du Sénat, Mathieu Darnaud se « réjouit » à la perspective de voir Gérard Larcher réélu au plateau. « Je l’espère. C’est un président qui incarne l’institution dans un temps politique que l’on sait agité. Nous avons devant nous la préparation d’un projet de loi de finances et de financement de la Sécurité Sociale. Il est important comme en 2025 comme en 2026 que le Sénat soit à la fois sur le pôle stabilité utile et un contrepouvoir », a-t-il déclaré. Alors que le gouvernement vient de présenter son projet de budget, « un texte qui ne va pas dans le sens que nous souhaitons », a-t-il souligné.

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