Le chef de file des députés Les Républicains Christian Jacob a estimé jeudi que le président de l'Assemblée nationale François de Rugy (LREM) nourrissait l'"anti-parlementarisme latent" avec ses nouvelles mesures contre l'absentéisme des députés.
M. de Rugy a annoncé dimanche vouloir faire "appliquer strictement" les sanctions financières pour les députés qui seraient "multirécidivistes" en cas d'absence à plus de deux tiers des scrutins solennels.
Le président de l'Assemblée nationale François de Rugy, le 12 décembre 2017 à Paris
AFP/Archives
Invité de l'émission "Questions d'info" LCP-Le Point-AFP, le patron des députés LR a jugé cette idée "ridicule". "M. de Rugy devrait se concentrer sur le rôle de l’Assemblée et arrêter de contribuer à cet anti-parlementarisme latent", a-t-il dénoncé.
M. Jacob a jugé que le fait de participer ou non à un vote solennel sur les textes de loi était "un acte politique" et que les seuls à qui les députés avaient des "comptes à rendre" étaient leurs "électeurs".
"C'est imbécile" de laisser "entendre que les députés ne sont jamais là", a-t-il encore déploré.
À l’approche des élections municipales de 2026, la campagne parisienne se déploie massivement sur les réseaux sociaux. Vidéos courtes, stratégies d’influence et recours à l’intelligence artificielle redéfinissent les codes de la communication politique locale. Mais derrière la course aux vues, des experts interrogent l’impact réel de ces nouveaux outils sur le vote et la démocratie.
Les deux tiers des communes, essentiellement celles de petite taille, n’ont qu’une seule liste pour les élections municipales. C’est la conséquence directe de la réforme du mode de scrutin pour les communes de moins de 1000 habitants. Il en découle un autre effet : le risque de voir l’abstention progresser dans ces territoires souvent ruraux. C’est la crainte des élus et des sénateurs.
A l’issue d’un Bureau national, les socialistes ont qualifié les propos récents de Jean-Luc Mélenchon « d’antisémites » et rejettent toute possibilité d’un accord national au premier et au second tour des municipales avec LFI. Les Insoumis dénoncent, eux, l’irresponsabilité de la direction du PS, qui selon eux, fait le jeu de l’extrême droite. Mais au soir du premier tour, LFI et le PS devront faire face à la pression de leurs militants respectifs pour trouver un accord dans les cas où la désunion à gauche conduirait à la victoire de la droite ou l’extrême droite.
À dix jours du premier tour des élections municipales de mars 2026, Public Sénat, TVR et Ouest-France unissent leurs forces pour organiser le grand débat des candidats à la mairie de Rennes. Le rendez-vous est fixé au mercredi 4 mars à 18h30, en direct sur nos antennes et en ligne.