Après de nouveaux ennuis judiciaires, Lucette Michaux-Chevry abandonne son principal mandat
Lucette Michaux-Chevry, 89 ans, ancienne ministre de Jacques Chirac, a annoncé jeudi qu'elle se retirait de la présidence de la...

Après de nouveaux ennuis judiciaires, Lucette Michaux-Chevry abandonne son principal mandat

Lucette Michaux-Chevry, 89 ans, ancienne ministre de Jacques Chirac, a annoncé jeudi qu'elle se retirait de la présidence de la...
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Lucette Michaux-Chevry, 89 ans, ancienne ministre de Jacques Chirac, a annoncé jeudi qu'elle se retirait de la présidence de la Communauté d'agglomération du Grand Sud Caraïbes, à la suite d'une nouvelle affaire judiciaire l'impliquant avec son petit-fils, dans une lettre envoyée aux Guadeloupéens et révélée par Guadeloupe la 1ère.

Grande figure de la vie politique de Guadeloupe, Mme Michaux-Chevry reste toutefois adjointe au maire de la Ville de Basse-Terre, dirigée par sa fille, Marie-Luce Penchard, et n’a pas donné de précisions sur ce mandat.

Son mandat à la tête de la Communauté d'agglomération courait jusqu'en 2020, date à laquelle elle avait indiqué qu'elle prendrait sa retraite.

Déjà mise en cause dans plusieurs affaires judiciaires, Mme Michaux-Chevry a expliqué sa décision par le récent placement en garde-à-vue de son petit-fils, Alexandre Penchard, a-t-elle précisé au micro de Guadeloupe la 1ère.

Une démission à "effet immédiat", selon un extrait de la lettre envoyée au préfet et dévoilée par ce média, dès que le préfet aura avalisé l'acte.

Alexandre Penchard, sa mère Marie-Luce Penchard, et Mme Michaux-Chevry, avaient été placés en garde à vue puis relâchés mi-janvier dans le cadre d'une affaire de détournements de fonds présumés.

"Ce n'est pas un aveu de faiblesse, mais le geste d'une mère, d'une grand-mère, qui ne supporte pas que ses enfants, ses-petits-enfants, soient injustement mis en cause en raison de ses activités politiques", a-t-elle affirmé.

Marie-Luce Penchard, actuellement à Paris pour participer vendredi au grand débat avec les élus ultramarins organisé à l'Elysée, n'a pas souhaité s'exprimer sur la décision de sa mère.

Mme Michaux-Chevry doit se rendre devant le tribunal correctionnel de Basse-Terre en juin prochain, pour des délits environnementaux liés à la pollution de l'eau et de favoritisme en matière de transports publics. Elle encourt dans cette nouvelle affaire une peine d'emprisonnement et d'inéligibilité.

L'élue a déjà mise en examen en juin 2017, notamment pour "escroquerie en bande organisée, association de malfaiteurs, faux, usage, recel d'abus de biens sociaux, prise illégale d'intérêt" dans une enquête sur des détournement présumés de fonds publics.

Mme Michaux-Chevry est passée par tous les mandats locaux, et a aussi été élue députée et sénatrice. Elle a été secrétaire d'Etat chargée de la Francophonie (1986-1988) et ministre déléguée chargée de l'Action humanitaire et des droits de l'Homme (1993-1995).

Pour l'ancien ministre PS des Outre-mer Victorin Lurel, "on peut reprocher tout à Lucette ou lui tresser des couronnes de lauriers, elle est et restera une grande Dame de la Guadeloupe", a-t-il tweeté.

La présidente PS du conseil départemental de Guadeloupe Josette Borel-Lincertin a salué "une figure majeure de notre histoire politique au terme d’une longue carrière qui appelle forcément des sentiments contrastés" et la sénatrice PS de Guadeloupe Victoire Jasmin une femme qui a "été de tous les combats pendant près de 60 ans".

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