Après Sarkozy et Hollande, Macron devant le Congrès
Avant Emmanuel Macron, qui s'exprimera devant le Congrès à Versailles lundi, Nicolas Sarkzoy en 2009 et François Hollande en 2015 avaient déjà...

Après Sarkozy et Hollande, Macron devant le Congrès

Avant Emmanuel Macron, qui s'exprimera devant le Congrès à Versailles lundi, Nicolas Sarkzoy en 2009 et François Hollande en 2015 avaient déjà...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Avant Emmanuel Macron, qui s'exprimera devant le Congrès à Versailles lundi, Nicolas Sarkzoy en 2009 et François Hollande en 2015 avaient déjà usé de cette possibilité offerte au chef de l'Etat depuis 2008 par la Constitution.

Lors de sa campagne, Emmanuel Macron avait proposé qu'une telle adresse présidentielle, devant l'Assemblée nationale et le Sénat réunis, ait lieu tous les ans, pour fixer le cap du gouvernement, à l'image du message sur l'Etat de l'Union aux Etats-Unis.

Il devrait s'exprimer dans cette enceinte la veille de la déclaration de politique générale du Premier ministre Edouard Philippe devant le Parlement le 4 juillet.

Depuis la révision constitutionnelle de 2008, le président de la République a en effet cette possibilité de s'adresser directement au Congrès. Auparavant, le chef de l'Etat ne pouvait y communiquer que par la voie de messages lus.

Emmanuel Macron à l'Elysée à Paris le 26 juin 2017
Emmanuel Macron à l'Elysée à Paris le 26 juin 2017
AFP

Adoptée avec une seule voix d'avance, et combattue par la gauche alors que François Hollande était Premier secrétaire du PS et Nicolas Sarkozy chef de l'Etat, la réforme ne prévoit en revanche pas de débat en présence du président et pas de vote, selon l'article 18 de la Constitution.

Le 22 juin 2009, le président Sarkozy avait annoncé devant le Congrès un remaniement de l'équipe dirigée par François Fillon et le lancement d'un emprunt pour financer les mesures gouvernementales à venir.

Surtout, attendu sur le dossier des retraites, il avait assuré que le gouvernement "prendrait ses responsabilités" à la "mi-2010", ouvrant la porte à un relèvement de l'âge légal de la retraite.

Six ans plus tard, le 16 novembre 2015, François Hollande à son tour président, vient s'exprimer devant le Congrès afin de "rassembler la Nation" après "l'épreuve" des attentats du 13 novembre à Paris, les plus meurtriers connus en France (130 morts et plus de 300 blessés).

"Nous devons pouvoir déchoir de sa nationalité française un individu condamné pour une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou un acte de terrorisme, même s’il est né Français, dès lors qu’il bénéficie d’une autre nationalité", déclare-t-il notamment ce jour là, pensant alors qu'une réforme de la Constitution "permettrait aux pouvoirs publics d'agir, conformément à l'Etat de droit, contre le terrorisme de guerre".

Le président Hollande est ovationné debout à l'issue de son discours de près d'une heure, avant de chanter La Marseillaise avec les parlementaires présents dans l'hémicycle.

Controversée jusque dans les rangs socialistes et objet de multiples rebondissements, la déchéance de la nationalité n'a toutefois finalement jamais vu le jour.

Partager cet article

Dans la même thématique

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés
7min

Politique

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés

Le candidat de la France insoumise à l’élection présidentielle remet dans le débat sa proposition d’effacement des 20 % de la dette publique logée dans la Banque de France. Une solution en apparence miracle, qui en réalité rencontrerait plusieurs difficultés. Risques inflationnistes, mise au ban de l’Europe, perte de confiance : des obstacles comme des dangers barrent la route.

Le

SIPA_01234434_000029
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Philippe et Attal font de l’école un nouveau terrain de bataille, au risque d’éreinter le bilan Macron

À quelques jours de la rentrée scolaire, Édouard Philippe et Gabriel Attal font de l’éducation l’un des premiers terrains de la présidentielle de 2027. Les deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron partagent un constat : niveau scolaire insuffisant, recrutement difficile, rémunération trop faible des enseignants, problèmes d’autorité, mais divergent sur les réponses à apporter. Une bataille programmatique qui les oblige aussi à se confronter à leur propre bilan au sein de la majorité depuis la présidentielle de 2017.

Le

Montreuil: Les rencontres de Montreuil pour rassembler la gauche
4min

Politique

Primaire PS/Place publique : comment va-t-elle se passer ?

Le bloc social-démocrate s’organise pour trouver son candidat à la présidentielle. Le Parti socialiste et Place publique organisent une primaire destinée à leurs adhérents et sympathisants. Ses modalités ont été longuement débattues : la question du prix de la participation ainsi que l’engagement à ne pas s’allier avec LFI aux législatives ont agité les négociateurs. L’accord trouvé doit être validé par les organes décisionnels des deux partis ce mardi soir.

Le

Capture d’écran du documentaire « Montand est à nous » d’Yves Jeuland
5min

Politique

Les « docus de l’été » : Du communisme à l’Aveu de Costa-Gavras, la vie d’Yves Montand racontée par Yves Jeuland

Fasciné depuis son enfance par la vie d’Yves Montand, dans son film Montand est à nous, Yves Jeuland nous propose un voyage dans la vie de la star française. Une forme d’inventaire affectif du réalisateur pour celui qui fut tour à tour un chanteur et un comédien engagé aux côtés du parti communiste avant d’en dénoncer les errements, dans l’un de ses rôles les plus célèbres, dans le film de Costa Gavras l’Aveu. "Montand est à nous", un documentaire d’Yves Jeuland à voir cet été sur Public Sénat.

Le