Banlieues: Quatennens (LFI) déplore la « vision budgétaire » de Macron
Adrien Quatennens, député de La France insoumise, a critiqué mercredi la "vision budgétaire" d'Emmanuel Macron qui n'a selon lui...

Banlieues: Quatennens (LFI) déplore la « vision budgétaire » de Macron

Adrien Quatennens, député de La France insoumise, a critiqué mercredi la "vision budgétaire" d'Emmanuel Macron qui n'a selon lui...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Adrien Quatennens, député de La France insoumise, a critiqué mercredi la "vision budgétaire" d'Emmanuel Macron qui n'a selon lui pas voulu du plan Borloo sur les banlieues en raison de son seul "coût".

"Quoi qu'on dise du plan Borloo, il avait le mérite d'être un plan global", a déclaré l'élu du Nord sur Radio Classique. "Le problème pour Emmanuel Macron, le seul finalement, je pense que c'est son coût", a-t-il avancé.

Le chef de l'Etat a présenté mardi des mesures non chiffrées pour les quartiers défavorisés s'inspirant, en partie seulement, du rapport Borloo.

Il a notamment annoncé la mise en chantier d'une "cour d'équité territoriale" ou la création de "30.000 places en crèche" pour favoriser le travail des femmes et appelé les 120 plus grandes entreprises françaises à "prendre leur part" sur l'emploi et l'apprentissage, mais n'a par exemple pas repris telle quelle la proposition ambitieuse de "fondation nationale" de Jean-Louis Borloo concernant la rénovation urbaine.

"Il y en avait pour 10 milliards d'euros par an mais moi je pense que ce n'était pas de trop au vu des ambitions. Emmanuel Macron avait commandé ce rapport et finalement il le passe par-dessus bord", a déploré M. Quatennens, regrettant que "la seule vision" soit "finalement budgétaire".

"Emmanuel Macron trouve toujours de l'argent quand il s'agit de distribuer aux plus riches de ce pays. Là en l'occurrence il n'avait pas le sou, il est passé d'une ambition importante à un exercice de communication", a-t-il fustigé.

"L'ISF et la flat tax, ça a coûté 5 milliards d'euros. Avec 5 milliards d'euros on peut proposer que la cantine soit gratuite et donc réduire la pauvreté à l'école ce qui est une nécessité. Il y a des choses à faire", a-t-il défendu.

Partager cet article

Dans la même thématique

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le

Banlieues: Quatennens (LFI) déplore la « vision budgétaire » de Macron
4min

Politique

Aide à mourir : le Sénat rejette le texte, la gauche dénonce un « sabordage »

Après avoir supprimé lundi, l’article 2, clé de voûte de la proposition de loi sur l’aide à mourir, le Sénat a rejeté l’ensemble du texte, en adoptant des amendements de suppression sur l’ensemble des articles. A gauche comme à droite, chacun s’est renvoyé la responsabilité de ce « sabordage ».

Le

Banlieues: Quatennens (LFI) déplore la « vision budgétaire » de Macron
3min

Politique

« François Hollande veut l’union des centres, nous voulons l’union de la gauche », estime Clémentine Autain

Invitée de notre matinale, Clémentine Autain a lancé un ultimatum au Parti socialiste, et appelle le PS à « trancher » sur sa participation ou non à la primaire de la gauche « non-mélenchoniste. » Si la primaire ne se tient pas, la cofondatrice du parti l’Après n’entend pas être « la candidate de la division » et n’exclut « aucune hypothèse », même un ralliement à Jean-Luc Mélenchon.

Le

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

« J’ai assez honte que mon parti se tabasse toute la journée » : la crise interne continue au PS sur la stratégie pour 2027

En quittant la direction du PS, Boris Vallaud espère créer un « sursaut ». Le président du groupe PS de l’Assemblée veut mettre « la nouvelle gauche plurielle », soit toutes les forces de gauche, hors LFI, autour de la même table pour trouver « un contrat de gouvernement », avant l’incarnation. « On ne comprend absolument pas le sens de sa démarche, si ce n’est exister », rétorque un lieutenant d’Olivier Faure, qui entend rester premier secrétaire.

Le