Benalla a obtenu un laissez-passer de l’Assemblée de 2014 à 2017 grâce à Hamon
Alexandre Benalla a obtenu en octobre 2014 et jusqu'en juin 2017 un badge d'invité permanent à l'Assemblée nationale par l...

Benalla a obtenu un laissez-passer de l’Assemblée de 2014 à 2017 grâce à Hamon

Alexandre Benalla a obtenu en octobre 2014 et jusqu'en juin 2017 un badge d'invité permanent à l'Assemblée nationale par l...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Alexandre Benalla a obtenu en octobre 2014 et jusqu'en juin 2017 un badge d'invité permanent à l'Assemblée nationale par l'intermédiaire de Benoît Hamon, a appris vendredi l'AFP, confirmant une information de Radio France.

L'ancien proche collaborateur d'Emmanuel Macron était alors connu au sein du Parti socialiste pour avoir assuré la protection de Martine Aubry, de François Hollande mais aussi, brièvement, d'Arnaud Montebourg.

En 2013, M. Benalla avait déjà décroché auprès de la députée de la Somme Pascale Boistard un badge de "collaborateur bénévole" qui "lui permettait d'accéder uniquement au bureau de Mme Boistard et à la bibliothèque", ont précisé à l'AFP les services de l'Assemblée.

"Il ne lui donnait pas de droit d'accès à la salle des sports, l'usage de celle-ci étant réservé aux adhérents de l'Association sportive et culturelle de l'Assemblée nationale", a-t-on indiqué de même source.

En 2014, M. Benalla s'est tourné vers Benoît Hamon pour obtenir un "laissez-passer permanent", dispositif remplaçant les badges "collaborateur bénévole".

Ces laissez-passer sont délivrés "dans la limite de deux par député soit pour des raisons familiales, soit en lien avec un mandat local, soit en lien avec une responsabilité exercée par le député dans une entité extérieure", a détaillé l'Assemblée nationale.

"En 2014, Benalla lui dit qu'il est membre du service d'ordre du parti et demande à Benoît Hamon s'il peut lui octroyer un badge pour accéder essentiellement à la salle de sport. Benoît Hamon n'y a pas vu d'inconvénient", a expliqué à l'AFP l'entourage du chef de file de Générations.

Cependant, les laissez-passer confèrent "des droits d'accès aussi limités que ceux des badges de collaborateur bénévole" et n'offrent donc aucun accès à la salle de sport, ont souligné les services de l'Assemblée.

Selon ces mêmes services interrogés par Radio France et l'AFP, M. Benalla s'est prévalu d'une qualité de "chauffeur-assistant" au PS pour obtenir ce badge, poste qu'il n'occupait cependant plus à cette époque. Aucune pièce justificative ne lui a été demandé, le formulaire rempli par le député étant purement déclaratif.

Le laissez-passer expirant en juin 2015, M. Hamon a ensuite demandé et obtenu pour M. Benalla deux renouvellements: "En juin 2015 jusqu'en juillet 2016 puis en juin 2016 jusqu'en juin 2017", ont précisé les services de l'Assemblée à l'AFP.

"Nous nous sommes basés sur ce que nous disait Benalla", s'est déploré auprès de Radio France l'ancien candidat PS à la présidentielle avant de déplorer: "Je me suis fait enfumer !"

Partager cet article

Dans la même thématique

BIDONVILLE A MAYOTTE
7min

Politique

Inégalités dans les outre-mer : école, santé, pouvoir d’achat… Les propositions de la commission d’enquête du Sénat pour combler les disparités avec la métropole

La commission d’enquête sénatoriale sur les « inégalités systémiques » frappant les territoires ultramarins a rendu ses conclusions ce jeudi. Lancée par les sénateurs communistes, elle formule une soixantaine de propositions balayant le spectre des difficultés outre-mer, de la gestion sanitaire à la souveraineté économique.

Le

Presidential candidate Jean-Luc Melenchon gives a press conference in Paris
7min

Politique

Écorégions : Jean-Luc Mélenchon propose de redessiner la carte des régions pour faire de la France « la première République écologique du monde »

En pleine séquence de canicule, le chef de file de La France insoumise relance son projet de « république écologique ». Le candidat à l’élection présidentielle propose, s’il accède à l’Élysée, de remplacer les régions actuelles par treize « écorégions » organisées autour des bassins versants. Une réforme institutionnelle ambitieuse, qui reste à ce stade une proposition de campagne.

Le

Session of questions to the government at the National Assembly
9min

Politique

Main tendue de Laurent Wauquiez à Édouard Philippe : « C'est le retour de la droite la plus bête du monde », tacle le camp de Bruno Retailleau

Dans les colonnes du Figaro, le patron des députés de droite, Laurent Wauquiez semble avoir, une fois de plus, savonné la planche du candidat à la présidentielle de son parti, Bruno Retailleau, estimant, sans le nommer, qu'il devrait « savoir se retirer le plus tôt possible » au profit du candidat le mieux placé pour rassembler la droite et le centre, en l'occurrence Édouard Philippe. Si l'entourage de Laurent Wauquiez dément tout soutien au candidat Horizons, ses propos agacent mais ne surprennent pas vraiment le camp du Vendéen.

Le

Benalla a obtenu un laissez-passer de l’Assemblée de 2014 à 2017 grâce à Hamon
3min

Politique

Loi d’urgence agricole : « Si le Sénat fait le choix de faire capoter le texte, ce sera sa responsabilité », tacle Marc Fesneau, président des députés MoDem

Invité de la matinale de Public Sénat ce jeudi, Marc Fesneau a réaffirmé les lignes rouges de la majorité gouvernementale concernant le projet de loi d’urgence agricole, actuellement examiné au Sénat. La réintroduction de plusieurs pesticides par les sénateurs menace de « faire capoter le texte », qui ne pourra être voté en l’état à l’Assemblée, avertit l’ancien ministre de l’agriculture.

Le