Benalla: la commission du Sénat est « le bouc émissaire de l’exécutif », selon Kanner (PS)
Le sénateur PS Patrick Kanner a estimé jeudi que la commission d'enquête sénatoriale sur l'affaire Benalla était "le bouc...

Benalla: la commission du Sénat est « le bouc émissaire de l’exécutif », selon Kanner (PS)

Le sénateur PS Patrick Kanner a estimé jeudi que la commission d'enquête sénatoriale sur l'affaire Benalla était "le bouc...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le sénateur PS Patrick Kanner a estimé jeudi que la commission d'enquête sénatoriale sur l'affaire Benalla était "le bouc émissaire de l'exécutif", après les attaques d'Edouard Philippe contre son rapport.

Lors d'une déclaration sur le perron de Matignon jeudi, le Premier ministre a dénoncé l'"appréciation très politique" de la commission dans son rapport et attaqué ses "recommandations ou formulations" "incompréhensibles" et "injustes" concernant "des fonctionnaires qui travaillent auprès du président de la République".

"Nous sommes le bouc émissaire aujourd'hui de l'exécutif, qui ne sait pas comment se dépêtrer de cette fameuse affaire Benalla", s'est défendu sur BFMTV M. Kanner, membre de cette commission.

"Les conclusions ne plaisent pas à l'exécutif, j'en suis désolé, mais ce sont les conclusions qui sont les nôtres, elles doivent être respectées telles quelles", a insisté l'ancien ministre.

"Je n'accepte pas cette ingérence dans les pouvoirs du Parlement, dans ces commissions d'enquête qui sont prévues par la Constitution", a-t-il ajouté. "Ce travail a été bien fait, dans la transparence; il doit être respecté, y compris par le Premier ministre".

"Le gouvernement aurait pu recevoir positivement (les recommandations) et au lieu de ça il s'est enfermé dans la fuite en avant", a accusé pour sa part sur BFMTV le sénateur LR François Grosdidier, lui aussi membre de la commission.

"Il n'y a aucune confusion des pouvoirs, nous n'empiétons en rien sur le pouvoir judiciaire et nous exerçons notre fonction de contrôle de l'exécutif comme c'est notre mission institutionnelle", a-t-il assuré.

"La Macronie a déclaré la guerre aux droits fondamentaux des parlementaires", a dénoncé sur Twitter le député PS Luc Carvounas, en déplorant les "propos scandaleux et indécents" du gouvernement sur le Sénat.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Simone Veil
9min

Politique

Bernadette Chirac, l’ancienne Première dame, est morte à 93 ans 

L’épouse du président Jacques Chirac, lui-même disparu en 2019, est morte vendredi 5 juin dans la soirée à 93 ans, annonce sa fille Claude à l’AFP. L’ancienne Première dame qui a progressivement pris la lumière durant les années passées à l’Elysée, a aussi mené une longue carrière d’élue locale, d’abord dans l’ombre de son mari, puis de manière indépendante.

Le

France Missing Girl
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il y a une chaîne judiciaire qui n’a pas fonctionné, c’est assez accablant », affirme Isabelle Florennes

Depuis les révélations autour du profil de Jérôme Barella mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lhyanna dans le Gers le 29 mai, la classe politique jusqu’à Emmanuel Macron pointe les failles de la justice. Les sénateurs attendent que les résultats de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement leur soient présentés dans les semaines à venir.

Le

PARIS Gerald Darmanin place Vendome
4min

Politique

Affaire Lyhanna : que dit la circulaire de Gérald Darmanin de 2025 ?

Une semaine après la disparition de la jeune Lyhanna à Fleurance, Gérald Darmanin dénonce les « dysfonctionnements » de l’État dans le suivi du principal suspect, actuellement mis en examen. Le ministre de la Justice fait notamment référence à sa circulaire de politique pénale générale, envoyée en janvier 2025, où il appelait au « traitement prioritaire » des violences sur enfants. Celle-ci n’aurait pas été respectée.

Le