« Bordel »: réactions outrées après la sortie de Macron
Le PS et plusieurs élus de l'opposition ont dénoncé mercredi soir les propos d'Emmanuel Macron, qui avait suggéré dans l'après...

« Bordel »: réactions outrées après la sortie de Macron

Le PS et plusieurs élus de l'opposition ont dénoncé mercredi soir les propos d'Emmanuel Macron, qui avait suggéré dans l'après...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le PS et plusieurs élus de l'opposition ont dénoncé mercredi soir les propos d'Emmanuel Macron, qui avait suggéré dans l'après-midi que "certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d'aller regarder s'ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas".

Lors d'un déplacement à Egletons, au cours d'un aparté avec le président de la région Nouvelle Aquitaine, Alain Rousset, qui évoquait les difficultés à recruter d'une entreprise de fonderie d'Ussel (Corrèze), M. Macron a estimé que "certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d'aller regarder s'ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas, parce qu'il y en a qui ont les qualifications pour le faire et ce n’est pas loin de chez eux".

Le déplacement avait été perturbé plus tôt par un rassemblement de salariés et ex-employés licenciés de l'équipementier automobile GM&S, qui se sont heurtés aux forces de l'ordre.

"Après +les gens qui ne sont rien+ et +les fainéants+, E. Macron récidive avec +y’en a certains qui au lieu de foutre le bordel…+", a tweeté le Parti socialiste, en appelant "le président de la République à rester maître de son langage et à respecter les Français".

Rachid Temal, porte-parole du PS et sénateur du Val-d'Oise, s'est interrogé: "C'est quoi le problème de Macron avec les gens qui ne paient pas l'ISF?".

"Macron en Corrèze chez Chirac et Hollande pour insulter les ouvriers. Le vrai bordel, ce sont ses ordonnances", a renchéri son collègue socialiste à la Haute assemblée, Luc Carvounas, tandis qu'Oliver Faure, chef de file des députés socialistes à l'Assemblée nationale, a pointé "le mépris social pour les +illettrées+, les +fainéants+ et les +riens+, et +en même temps+ la compassion fiscale pour les grandes fortunes".

Chez La France insoumise, le député du Nord Adrien Quatennens a estimé que "+Chercher du boulot+, Macron ne sait pas ce que c'est. Le +bordel+, c'est lui!".

Valérie Boyer, porte-parole des Républicains et députée des Bouches-du-Rhône, a également dénoncé le "mépris" du chef de l'État "pour les Français".

Face à la polémique naissante, le porte-parole de l'Élysée, Bruno Roger-Petit, a déploré une "citation tronquée sortie de son contexte". "Emmanuel Macron a rappelé que la recherche de solutions en matière d'emploi dépend de la responsabilité de tous les acteurs", a-t-il tweeté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Municipales 2026 : comment les résultats dessinent déjà la carte des sénatoriales de septembre

Le Sénat sera renouvelé de moitié en septembre prochain, un scrutin intimement lié à celui des municipales en raison de son corps électoral. Les nouveaux équilibres communaux permettent ainsi d’anticiper sur la future composition de la Chambre haute, entre la résistance de la droite, le recul redouté des socialistes et des écologistes, et les ambitions inédites du RN et de LFI. Décryptage.

Le

EDF Reseau de Transport Electricite de Nice
6min

Politique

Marché européen de l’électricité : sortie ou réforme ? Les paradoxes de la normalisation du RN

Alors que les marchés de l’énergie s’affolent, Jordan Bardella a été attaqué par Bruno Retailleau sur sa proposition de sortie du marché européen de l’électricité. Le président du Rassemblement national estime défendre une simple « remise en cause des règles de fixation du prix » sans sortir du marché, illustrant ainsi la stratégie « attrape-tout » du RN, cherchant à la fois à contenter le grand patronat et son électorat populaire.

Le

PARIS. Marine Le Pen prostest in front of French senat
8min

Politique

Sénatoriales 2026 : le RN veut « tripler » son nombre de sénateurs et rêve de créer un groupe

Le RN se prépare dès maintenant pour les sénatoriales de septembre 2026. « Nous avons la volonté de doubler voire de tripler notre nombre de sénateurs », annonce à publicsenat.fr Ludovic Pajot, nommé directeur de campagne, soit frôler les dix sénateurs, permettant de créer un groupe. Mais avant cela, le parti devra réussir les municipales. Il entend, cette fois, éviter les « brebis galeuses ». Il cherche des candidats présentables, capables de « gérer une ville ».

Le