Collaborateurs des députés: hausse de 10% de l’enveloppe pour les rémunérer
Le bureau de l'Assemblée nationale a décidé mercredi de revaloriser de 10% l'enveloppe pour la rémunération des collaborateurs de...

Collaborateurs des députés: hausse de 10% de l’enveloppe pour les rémunérer

Le bureau de l'Assemblée nationale a décidé mercredi de revaloriser de 10% l'enveloppe pour la rémunération des collaborateurs de...
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Le bureau de l'Assemblée nationale a décidé mercredi de revaloriser de 10% l'enveloppe pour la rémunération des collaborateurs de députés et s'est engagé à "une meilleure reconnaissance" de leur travail, selon un communiqué de la présidence.

Jusqu'alors de 9.618 euros, le montant mensuel du crédit par député est calculé pour trois collaborateurs en principe, mais jusqu'à six dans les faits, parfois à temps partiel. Cette enveloppe est donc portée à près de 10.600 euros, comme suggéré en décembre par le collège des questeurs de l'Assemblée.

Cela représente "un effort significatif pour l’Assemblée nationale", souligne la présidence. Le locataire de l'Hôtel de Lassay, François de Rugy (LREM), avait indiqué la semaine dernière que ces 10 millions d'euros de dépenses supplémentaires par an devraient être assurés par un prélèvement sur les réserves de l'Assemblée (270 millions d'euros).

Un des groupes de travail pour la réforme de l'Assemblée installés par M. de Rugy avait aussi demandé une hausse "significative" de l'enveloppe.

Suivant d'autres propositions du groupe de travail consacré aux collaborateurs parlementaires, le bureau a décidé également que "leur formation sera mieux assurée ainsi que leur information". En outre, "tous les députés devront adhérer à l’association des députés-employeurs, ce qui facilitera le dialogue social", ajoute le communiqué.

Les collaborateurs sont au nombre de 2.000 environ, à Paris ou en circonscription. Chaque député est employeur: il recrute, licencie, fixe les conditions de travail et le salaire de son personnel. Les emplois familiaux sont interdits depuis les lois de moralisation adoptées à l'été, après l'affaire Fillon.

Pour leur part, les syndicats de collaborateurs réclament un salaire minimum ou une grille salariale, et au-delà, un véritable statut.

La France se situait au neuvième rang européen en termes d'enveloppe consacrée aux collaborateurs parlementaires. Devant le Congrès en juillet, le président Emmanuel Macron s'était projeté dans la perspective d'une réduction du nombre de parlementaires, qui pourraient "s’entourer de collaborateurs mieux formés et plus nombreux".

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