Emmanuel Macron va s'exprimer dans le grand hémicycle de l'aile du Midi du Château de Versailles, devant les nouveaux députés et les sénateurs réunis en Congrès.
Introduit par le président du Congrès, qui n'est autre que le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy, le chef de l'Etat prendra la parole à 15H00. Il sera entouré des membres du bureau de l'Assemblée (vice-présidents...).
Après son départ de la salle comme le prévoit la Constitution, le discours d'Emmanuel Macron sera suivi d'interventions des groupes politiques, dans l'ordre de leur importance numérique (République en marche de l'Assemblée, LR du Sénat etc). Chaque orateur aura 10 minutes de temps de parole et il n'y aura pas de vote.
Emmanuel Macron à Bruxelles, le 23 juin 2017
AFP/Archives
Installés par ordre alphabétique, comme il est d'usage, tous les parlementaires - au total 577 députés et 347 sénateurs, un siège étant vacant à la chambre haute - ne seront cependant pas présents.
Les 17 députés du groupe La France insoumise, les quelque 30 parlementaires communistes ainsi que la sénatrice écologiste Esther Benbassa ont prévu de boycotter ce rendez-vous à la veille du discours de politique générale du Premier ministre Edouard Philippe devant l'Assemblée. Les UDI Jean-Christophe Lagarde et Philippe Vigier, ainsi que le socialiste Régis Juanico ont aussi décidé de ne pas s'y rendre.
L'aile du Midi est mise à disposition du Parlement, à sa demande, par le château. Construite en 1682 pour loger enfants royaux et princes de sang, elle fut transformée en 1875 pour abriter le Parlement. La salle, gigantesque hémicycle aux sièges rouge foncé, accueillait alors les députés qui y tinrent séance jusqu'en 1879, avant de revenir à Paris, au Palais Bourbon.
Premiers sondages de popularité des prédidents de la Ve République après leur élection et des Premiers ministres qu'ils ont nommés
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Depuis l'élection des présidents au suffrage universel, établie en 1962, la salle accueille la réunion des députés et sénateurs en Congrès pour adopter les projets de révision constitutionnelle ou pour des séances exceptionnelles.
Nicolas Sarkozy entouré de gardes républicains arrive au Château de Versailles pour faire un discours devant le Parlement réunis en Congrès le 22 juin 2009
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Avant Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy en 2009 et François Hollande en 2015 avaient déjà usé de cette possibilité d'un discours offerte au chef de l'Etat depuis 2008 par la Constitution.
L'organisation d'un Congrès est à la fois lourde et coûteuse. Celui du 21 juillet 2008, pour la révision de la Constitution, avait coûté 231.571 euros pour un après-midi, selon les services de l'Assemblée.
A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.
C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.
Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.
Le Conseil constitutionnel a censuré ce jeudi 21 mai plusieurs articles emblématiques de la loi de « simplification économique », parmi lesquels la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) et un assouplissement des règles du « zéro artificialisation nette » (ZAN). Jugées sans rapport direct avec le projet de loi initial, ces dispositions ont été qualifiées de « cavaliers législatifs ». Au total, 25 articles sur 84 ont été censurés totalement ou partiellement, au terme d’un feuilleton parlementaire de deux ans.