Crise de l‘hôpital : « L’hôpital faisait la fierté de notre pays, aujourd’hui c’est devenu une honte » déclare Ian Brossat
Edouard Philippe et Agnès Buzyn ont détaillé mercredi le plan d’urgence pour enrayer la crise de l’hôpital public et tenter d’apaiser la colère des professionnels de santé. Mais ces mesures sont « encore très loin du compte » pour Ian Brossat.

Crise de l‘hôpital : « L’hôpital faisait la fierté de notre pays, aujourd’hui c’est devenu une honte » déclare Ian Brossat

Edouard Philippe et Agnès Buzyn ont détaillé mercredi le plan d’urgence pour enrayer la crise de l’hôpital public et tenter d’apaiser la colère des professionnels de santé. Mais ces mesures sont « encore très loin du compte » pour Ian Brossat.
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1,5 milliard d’euros sur trois ans, des primes pour les personnels de santé, une facilitation de l’embauche… Les mesures pour l’hôpital annoncées hier n’ont pas convaincu le milieu hospitalier, et sont fortement critiquées dans l’opposition. Pour l’adjoint à la mairie de Paris et porte-parole du PCF Ian Brossat, « on ne peut pas continuer comme ça ».

« Le gouvernement a été contraint de faire un certain nombre de gestes, fort timides par ailleurs. On a une situation dans l'hôpital public, depuis longtemps maintenant, qui est devenue insupportable ». Une situation qui perdure, et qui est la conséquence d’années de politiques publiques de « rationnement » selon Ian Brossat. « Tous les gouvernements depuis une quinzaine d'années ont une responsabilité écrasante dans la situation de l'hôpital public » estime-t-il.

« L'hôpital faisait la fierté de notre pays, et aujourd'hui c'est devenu une honte. […] Et si aujourd’hui il va mal, c'est qu'on a fait des économies, on a rationné les dépenses de santé » déplore l’élu communiste, qui insiste sur l’urgence de remettre des moyens conséquents et sur la nécessité de « sortir de cette logique qui consiste à faire des économies sur le dos de la santé, le dos des patients. »

La solution ? Pour le porte-parole du PCF, il faut commencer par arrêter de « multiplier les exonérations de cotisations sociales comme on le fait depuis des années. S’il y a bien un secteur dans lequel on n'a pas le droit, le droit moral, de faire des économies, c'est le secteur de la santé »

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