Dray à Hamon: ne « pas considérer Macron » comme « le pire adversaire »
Le conseiller régional PS Julien Dray, proche de François Hollande, a appelé lundi Benoît Hamon à ne "pas considérer qu'Emmanuel...

Dray à Hamon: ne « pas considérer Macron » comme « le pire adversaire »

Le conseiller régional PS Julien Dray, proche de François Hollande, a appelé lundi Benoît Hamon à ne "pas considérer qu'Emmanuel...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le conseiller régional PS Julien Dray, proche de François Hollande, a appelé lundi Benoît Hamon à ne "pas considérer qu'Emmanuel Macron est le pire adversaire" dans la campagne pour la présidentielle.

M. Dray a admis sur RTL s'être montré "très discret" ces dernières semaines au nom des "engagements qui ont été pris". Il ne s'agit pas de "faire des croche-pieds" au candidat désigné par la primaire, "mais en même temps, il y a aussi des conditions maintenant à respecter".

M. Dray en a énuméré quatre, commençant par le "combat frontal à mener aujourd'hui contre la droite et l'extrême droite".

La deuxième, a-t-il poursuivi, est qu'"il faut être capable de rassembler et dans ce rassemblement la fierté d'avoir exercé le pouvoir doit être revendiquée, et revendiquée par la famille socialiste". Il a appelé l'équipe du candidat PS "à moins de comportements caporalistes et plus de réponses politiques".

La troisième, "c'est de mettre Jean-Luc Mélenchon devant sa responsabilité", a-t-il affirmé se disant "pas d'accord" avec l'idée d'un "pacte de non agression" à l'égard du candidat de La France Insoumise.

"La quatrième condition, à laquelle il faut faire très attention, c'est que moi je ne considère pas que l'adversaire principal dans le moment qui vient, ce soit Emmanuel Macron", a-t-il enfin cité.

"Je lui demande (à Benoît Hamon, ndlr) de s'affronter à la droite, à l'extrême droite (...) et de ne pas considérer qu'Emmanuel Macron est le pire adversaire dans cette campagne".

M. Dray a également affirmé que François Hollande regardait la campagne "avec beaucoup d'inquiétude". "Il est inquiet parce qu'il sent bien la montée et la pression de l'extrême droite et de ses thèmes et la difficulté de la gauche à être en capacité de se rassembler et d'affronter ce défi".

Le chef de l'Etat "fait campagne, à sa manière, puisque il est là sans arrêt sur le terrain", a-t-il estimé en référence aux nombreux déplacements du président. "Il est acteur de cette bataille parce qu'il prend à témoin le pays des risques qui existent".

Partager cet article

Dans la même thématique

candidat à Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : à Paris, la campagne se joue-t-elle désormais à coup de likes ? 

À l’approche des élections municipales de 2026, la campagne parisienne se déploie massivement sur les réseaux sociaux. Vidéos courtes, stratégies d’influence et recours à l’intelligence artificielle redéfinissent les codes de la communication politique locale. Mais derrière la course aux vues, des experts interrogent l’impact réel de ces nouveaux outils sur le vote et la démocratie.

Le

Legislatives 2024:  Bureau de vote
8min

Politique

« A quoi bon aller voter car nous avons une seule liste cette fois ? » : les petites communes face au risque de hausse de l’abstention aux municipales

Les deux tiers des communes, essentiellement celles de petite taille, n’ont qu’une seule liste pour les élections municipales. C’est la conséquence directe de la réforme du mode de scrutin pour les communes de moins de 1000 habitants. Il en découle un autre effet : le risque de voir l’abstention progresser dans ces territoires souvent ruraux. C’est la crainte des élus et des sénateurs.

Le

NUPES : Lancement du Parlement
9min

Politique

Municipales : rupture consommée officiellement entre le PS et LFI… au moins jusqu’au second tour

A l’issue d’un Bureau national, les socialistes ont qualifié les propos récents de Jean-Luc Mélenchon « d’antisémites » et rejettent toute possibilité d’un accord national au premier et au second tour des municipales avec LFI. Les Insoumis dénoncent, eux, l’irresponsabilité de la direction du PS, qui selon eux, fait le jeu de l’extrême droite. Mais au soir du premier tour, LFI et le PS devront faire face à la pression de leurs militants respectifs pour trouver un accord dans les cas où la désunion à gauche conduirait à la victoire de la droite ou l’extrême droite.

Le