Frais de mandat : Marc-Philippe Daubresse assure « n’avoir rien fait d’illégal »
Ancien ministre et député, sénateur du Nord, et candidat LR aux Municipales à Lille, Marc-Philippe Daubresse, est visé par une enquête du Parquet National Financier. Contacté par publicsenat.fr, Marc-Philippe Daubresse indique « n’avoir rien fait d’illégal » et assure « qu’il peut aisément prouver sa bonne foi ».

Frais de mandat : Marc-Philippe Daubresse assure « n’avoir rien fait d’illégal »

Ancien ministre et député, sénateur du Nord, et candidat LR aux Municipales à Lille, Marc-Philippe Daubresse, est visé par une enquête du Parquet National Financier. Contacté par publicsenat.fr, Marc-Philippe Daubresse indique « n’avoir rien fait d’illégal » et assure « qu’il peut aisément prouver sa bonne foi ».
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Ce mercredi un article mis en ligne par le média d’investigation, Médiacités, affirme que « le Parquet national financier a ouvert une enquête » contre l’actuel sénateur LR du Nord et candidat aux municipales à Lille.

Selon Mediacités, c’est début 2019 que la HATVP aurait commencé à s’intéresser à Marc-Philippe Daubresse. L’autorité indépendante se serait particulièrement penchée sur l’utilisation de son IRFM sur la période 2015-2017. Marc-Philippe Daubresse était alors député du Nord. Le site internet d’investigation affirme que suite à un signalement de la HATVP, le Parquet National Financier a ouvert une enquête pour détournement de fonds publics lié à « une utilisation présumée illicite de son indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) parlementaire ». La somme évoquée est de 100 000 euros.

« En 2017 J’ai eu un échange de mail avec le contrôleur de la HATVP qui m’a bien dit que j’étais en règle »

Contacté par publicsenat.fr, Marc-Philippe Daubresse explique tout d’abord « n’avoir jamais été contacté par la HATVP depuis 2017 ». « Lorsque j’ai quitté mon mandat de député en 2017, j’ai eu un contrôle de la part de la Haute autorité. J’ai même eu un échange de mail avec le contrôleur de la HATVP qui m’a bien dit que j’étais en règle. « Sauf erreur de ma part, nous sommes dans un état de droit avec une procédure contradictoire. Je ne comprends pas pourquoi la Haute autorité ne m’a pas contacté depuis tout ce temps pour me demander les justificatifs, car je les ai ».

Ensuite, le sénateur LR indique avoir été informé de cette enquête par Médiacités, « il y a 12 jours ». « J’ai tout de suite demandé à mon avocat de se rendre au greffe du tribunal pour se renseigner. Et il n’y avait pas d’enquête ouverte ». Contacté par l’AFP, le PNF n'a pas précisé la date d'ouverture de cette enquête, ni les chefs d’accusation.

« Les personnes (visées) ne sont pas forcément au courant pour qu’on puisse enquêter de manière secrète »

Toutefois, le 11 juillet 2019, le Parquet National Financier confirmait l’ouverture d’enquêtes préliminaires visant 15 parlementaires (sept députés et huit sénateurs, dont deux députés et cinq sénateurs toujours membres du Parlement) à un signalement judiciaire de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Et comme l’expliquait le PNF à publicsenat.fr « les personnes (visées) ne sont pas forcément au courant pour qu’on puisse enquêter de manière secrète ». Ceci explique peut-être la surprise de Marc-Philippe Daubresse.

Pour mémoire, instituée en 1997, l'indemnité représentative de frais de mandat (IRFM), de 5.373 euros nets mensuels pour les députés, permettait de régler les dépenses de permanence parlementaires, de déplacement, de communication... Fin 2017, la loi pour la confiance dans la vie politique remplace l’IRFM a par l’AMFM (Avance mensuelle sur les frais de mandat). Son contrôle est assuré par le déontologue de l'Assemblée nationale sur base annuelle, de façon aléatoire. Les députés ne disposent plus que d'une somme de 600 euros par mois pour des dépenses sans justificatif.

« À l’époque on ne nous demandait pas de justificatifs Mais je les ai gardés »

Sur les faits reprochés à Marc-Philippe Daubresse, Médiacités évoque des virements, parfois jusqu'à 4000 euros, de son compte IRFM vers son compte personnel. « On donne des chiffres que je ne connais pas » répond Marc-Philippe Daubresse qui précise que son IRFM servait, entre autres, à la location d’une voiture à la prise en charge de sa permanence parlementaire, qui entre 2014 et 2017, se trouvait à son domicile personnel. « Plein de sénateurs et de députés l’ont fait. Ça n’avait rien d’illégal tant que vous affectez un loyer dans les prix du marché. À l’époque on ne nous demandait pas de justificatifs Mais je les ai gardés. Depuis plus de 30 ans que je fais de la politique, je n’ai jamais été mis en examen et je peux aisément prouver ma bonne foi. » se défend Marc-Philippe Daubresse avant d’évoquer l’acharnement à son endroit, d’un opposant local, à trois jours des municipales.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Emergency closed-door meeting political party leaders organised by Macron
3min

Politique

Présidentielle 2027 : les Écologistes reportent l'heure du choix à décembre, Marine Tondelier toujours en lice

Réunis en conseil fédéral, les Écologistes ont adopté, selon le résultat communiqué lundi 21 septembre, à 69,44 %, une motion actant un vote des adhérents en décembre sur leur stratégie présidentielle. D’ici là, Marine Tondelier reste la candidate du parti, tandis que la direction ouvre des négociations avec les autres forces de gauche.

Le

Blois: Olivier Faure closes the Socialist Party s Summer University
7min

Politique

Glucksmann qualifié de « stagiaire » par Ségolène Royal : la primaire est-elle une machine à perdre ?

La campagne de la primaire PS/Place Publique a à peine commencé, et déjà le piège de la division apparaît. Ségolène Royal a usé d’un qualificatif peu amène à l’encontre du favori, Raphaël Glucksmann. Elle a été rappelée à l’ordre par la commission d’organisation de la primaire. C’est toute la dualité de ce processus de sélection « censé lancer une dynamique » d’un camp tout en « maximisant les divisions », note Pierre-Nicolas Baudot, politiste, spécialiste de la gauche.

Le

Frais de mandat : Marc-Philippe Daubresse assure « n’avoir rien fait d’illégal »
9min

Politique

« Faire la transition vers une IA durable constitue un impératif environnemental, mais peut aussi devenir un facteur de compétitivité pour la France », selon un rapport du Sénat

Consacré à l’empreinte environnementale de l’IA et dans la continuité des travaux de 2020 de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, le Sénat publie ce lundi 21 septembre les conclusions de son rapport présenté par les rapporteurs Guillaume Chevrollier (LR), Damien Michallet (LR) et Simon Uzenat (PS).

Le