Grand débat: Jouanno doit « tirer les enseignements » de son retrait, selon Griveaux
Chantal Jouanno, qui s'est retirée de l'organisation du grand débat national, devrait "tirer les enseignements" de ce départ ...

Grand débat: Jouanno doit « tirer les enseignements » de son retrait, selon Griveaux

Chantal Jouanno, qui s'est retirée de l'organisation du grand débat national, devrait "tirer les enseignements" de ce départ ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Chantal Jouanno, qui s'est retirée de l'organisation du grand débat national, devrait "tirer les enseignements" de ce départ "incompréhensible", a estimé Benjamin Griveaux jeudi, tandis qu'un dirigeant du MoDem appelle l'ex-ministre à démissionner de la présidence de la Commission nationale du débat public (CNDP).

"Je trouve assez incompréhensible qu'elle s'en soit elle-même exclue, c'est un rendez-vous manqué, et je trouve ça dommage. C'est à elle d'en tirer les enseignements ou à la commission de le faire", a estimé le porte-parole du gouvernement sur RTL.

Interrogé pour savoir si elle n'était donc plus en mesure de présider la CNDP, M. Griveaux a jugé "assez incompréhensible pour nos concitoyens de démissionner de la principale mission confiée à la commission qu'on préside soi-même".

"Les Français ne comprendraient pas que Chantal Jouanno ne quitte pas immédiatement ses fonctions", a de son côté estimé le député Richard Ramos, secrétaire général adjoint du MoDem, partenaire de la majorité présidentielle.

"Il apparaît urgent de faire la lumière sur l’utilité de l’ensemble des autorités administratives indépendantes, ainsi que sur les rémunérations des dirigeants", a dit l'élu centriste à l'AFP. Il a appelé à lancer l'Acte II de la moralisation de la vie publique, après le vote en début de mandature de la loi de confiance en le vie politique.

Mme Jouanno a annoncé mardi soir son retrait du "grand débat national" destiné à tenter de sortir de la crise des "gilets jaunes", après la polémique suscitée par son salaire mensuel brut de 14.666 euros.

Le Premier ministre Édouard Philippe a regretté mercredi sa décision, parce qu'"elle intervient tard dans le processus, et que c'est une complexité supplémentaire de ce débat". Il avait toutefois dit n'y voir qu'une "péripétie".

Interrogé sur une éventuelle démission de Mme Jouanno de la CNDP, M. Philippe a souligné que son mandat était "irrévocable", tout en estimant qu'il lui appartenait de "se déterminer". "Elle le fera en conscience, elle aura l'occasion de le faire, ça me semble parfaitement naturel", a-t-il dit.

Partager cet article

Dans la même thématique

Grand débat: Jouanno doit « tirer les enseignements » de son retrait, selon Griveaux
3min

Politique

Accès à l’Université : « La place du baccalauréat est une question qui doit être discutée », estime le ministre de l’Enseignement supérieur

Invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous », le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a estimé que la place du baccalauréat devait « être discutée au moment de la présidentielle ». Mardi, un rapport du Sénat a préconisé, entre autres, de supprimer le droit d'accès automatique aux études supérieures des bacheliers.

Le

Edouard Philippe a la Foire de Chalons
10min

Politique

Présidentielle 2027 : la main tendue d'Édouard Philippe, rejetée par Gabriel Attal et Bruno Retailleau, relance l'idée d'une primaire

Le candidat Horizons, favori du bloc central, Édouard Philippe a lancé un appel à ses concurrents du centre et de la droite, les invitant à se rassembler dans la perspective de la présidentielle et des législatives. Mais Bruno Retailleau et Gabriel Attal ne comptent pas, à ce stade, se retirer au profit d'une candidature unique du maire du Havre. De quoi relancer l'idée d'une primaire.

Le

Montants, modalités : comment est fixé la rémunération des ministres ?
6min

Politique

Montants, modalités : comment est fixée la rémunération des ministres ?

Sébastien Lecornu envisage de réduire l’indemnité mensuelle des membres du gouvernement, à titre d’exemplarité, dans une période où le budget 2027 va nécessiter des ajustements budgétaires forcément impopulaires. On fait le point sur les règles actuelles qui déterminent les montants perçus par les ministres.

Le

Paris: S. Lecornu protection debat democratique contre les ingerences
6min

Politique

Budget, fin de vie, crises, tests antidrogue et ambitions : retour sur une année de gouvernement Lecornu

Le premier ministre souffle en toute discrétion sa première bougie à Matignon. Après un faux-départ, il a réussi à faire adopter le budget 2026, ce qui était loin d’être acquis. Mais impossible de lancer de grandes réformes, à l’exception de l’adoption, malgré l’absence de majorité absolue, du texte sur la fin de vie. Quant à l’idée d’être le recours de son camp pour 2027, il l’écarte. S’il passe l’écueil du dernier budget, il pourrait aller au bout du quinquennat.

Le