Juppé et Les Républicains de Gironde entrent en campagne pour Fillon
Les Républicains de Gironde ont officiellement lancé lundi à Bordeaux la campagne présidentielle de François Fillon, fragilisé...

Juppé et Les Républicains de Gironde entrent en campagne pour Fillon

Les Républicains de Gironde ont officiellement lancé lundi à Bordeaux la campagne présidentielle de François Fillon, fragilisé...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Les Républicains de Gironde ont officiellement lancé lundi à Bordeaux la campagne présidentielle de François Fillon, fragilisé par une enquête sur des emplois fictifs présumés de son épouse Penelope, en présence de son ex-rival Alain Juppé, battu par M. Fillon à la primaire de la droite.

"Dès le soir du 27 novembre (second tour de la primaire, ndlr), j'ai apporté mon soutien à François Fillon et j'ai tenu cette ligne sans changer depuis lors, et je la tiens aujourd'hui. Il peut compter sur mon soutien", a déclaré Alain Juppé à des journalistes lors d'une brève conférence de presse dans un café voisin de la mairie de Bordeaux.

Flanqué de sa première adjointe, Virginie Calmels, qui a intégré l'organigramme de campagne de François Fillon comme conseillère du "Pôle société civile", et du député-maire d'Arcachon Yves Foulon, M. Juppé, qui préside la fédération des Républicains de Gironde, a évoqué une "campagne difficile" avec "deux objectifs": "rassembler" et "parler aux Français de ce qui les intéresse vraiment".

Le maire de Bordeaux a notamment mis en garde contre le "risque de l'arrivée du Front national au pouvoir", ce qui "serait un désastre pour notre pays". "Il faut donc gagner !", a-t-il conclu.

Depuis le déclenchement, fin janvier, de l'"affaire Pénélope" qui met à mal la candidature de M. Fillon, son ancien rival M. Juppé n'a pas cessé de répéter publiquement qu'il ne serait pas le candidat du "plan B".

Après avoir "clairement et définitivement" exclu une première fois, dès le 27 janvier, d'être un recours dans l'éventualité d'un retrait du candidat Fillon, M. Juppé ne cesse de répéter depuis lors: "non c'est non!", en écartant toute hypothèse de recours.

M. Fillon, visé par une enquête préliminaire, diligentée le 25 janvier par le parquet national financier pour "détournements de fonds" et "abus de biens sociaux", dément que son épouse Penelope ait bénéficié d'emplois fictifs, et entend poursuivre sa campagne "jusqu'au bout".

"La seule chose qui m'empêcherait d'être candidat c'est si mon honneur était atteint, si j'étais mis en examen", avait indiqué, le 26 janvier sur TF1, l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Suspension of session of Appeal trial of Marine Le Pen
2min

Politique

Procès en appel des assistants FN : le parquet requiert quatre ans de prison, dont un ferme, et cinq ans d’inéligibilité contre Marine Le Pen, mais sans application immédiate

Trois semaines après l’ouverture du procès en appel de Marine Le Pen et de dix autres prévenus dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national (devenu Rassemblement national), le parquet a présenté ses réquisitions ce mardi. En première instance, Marine Le Pen avait été condamnée à 4 ans de prison, dont 2 avec sursis, 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.

Le

Conference pour la relance economique de la ville de Paris
11min

Politique

« Manipulation », « coups de billard », « roue de secours » : la campagne des municipales se tend à Paris, alors que cinq candidats pourraient se retrouver au second tour

Un sondage, qui ouvre pour la premier fois la voie au maintien de cinq candidats au second tour, avec Sarah Knafo qui atteint les 10 %, pourrait « changer tout » à l’issue du scrutin. La candidate Reconquête devient « un caillou dans la chaussure de Dati », qui ne progresse pas, relève-t-on à gauche, alors que du côté de Pierre-Yves Bournazel, la tension est palpable, un élu Horizon l’accusant de vouloir « faire élire un maire de gauche ». Pour éviter la dispersion, les équipes de Dati et de Grégoire misent sur « le vote utile ».

Le

7min

Politique

Réintroduction de l’acétamipride : le sénateur Laurent Duplomb repasse à l’offensive

Après la censure du Conseil constitutionnel de certaines dispositions de sa proposition de loi l’été dernier, le sénateur Laurent Duplomb a déposé un nouveau texte au Sénat, soutenu par plusieurs groupes politiques. L’objectif : réintroduire, pour certaines cultures, deux insecticides néonicotinoïdes, en adaptant la copie aux réserves émises par les Sages. Une initiative dénoncée par les Écologistes.

Le