Karachi: décision le 13 mars sur le renvoi de Balladur devant la CJR
La Cour de cassation se prononcera le 13 mars sur le renvoi de l'ex-Premier ministre Édouard devant la Cour de justice de la...

Karachi: décision le 13 mars sur le renvoi de Balladur devant la CJR

La Cour de cassation se prononcera le 13 mars sur le renvoi de l'ex-Premier ministre Édouard devant la Cour de justice de la...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

La Cour de cassation se prononcera le 13 mars sur le renvoi de l'ex-Premier ministre Édouard devant la Cour de justice de la République (CJR) pour les soupçons de financement occulte de sa campagne présidentielle de 1995.

Edouard Balladur, 90 ans, s'était pourvu en cassation contre son renvoi demandé le 30 septembre pour "complicité d'abus de biens sociaux" dans le volet financier de l'affaire Karachi. L'ancien chef de gouvernement doit également répondre de faits de "recel" de ces délits.

Son ancien ministre de la Défense, François Léotard, doit lui aussi être jugé pour "complicité d'abus de bien sociaux". Il n'a pas formé de pourvoi.

Institution controversée, la CJR est la seule juridiction habilitée à juger les ministres pour des infractions commises dans l'exercice de leurs fonctions.

Devant l'assemblée plénière de la Cour de cassation, les avocats d'Edouard Balladur, Mes Patrick Spinosi et François Sureau, ont invoqué vendredi plusieurs griefs contre ce renvoi.

Pour Me Spinosi, les juges d'instruction auraient dû se dessaisir plus tôt au profit de la commission d'instruction de la CJR, compétente en matière gouvernementale. En outre, cette commission, qui statue elle-même sur des demandes de nullités concernant les décisions qu'elle a prises, manque selon lui d'impartialité.

L'avocat a aussi évoqué l'insuffisance des charges contre Edouard Balladur, assurant qu'il n'y avait "aucune trace d'une quelconque complicité active" de son client dans le dossier.

Me Sureau a lui défendu la prescription des faits, s'en prenant à plusieurs reprises à l'arrêt demandant un procès pour "des infractions contre les biens vieilles de trente ans".

En face, le parquet général a demandé le rejet des pourvois d'Edouard Balladur.

L'avocat général Renaud Salomon a notamment estimé que la commission d'instruction de la CJR avait eu raison de retenir la complicité d'abus de biens sociaux pour l'ex-Premier ministre car il était "tenu à une obligation d'agir et que le manquement à cette obligation était susceptible de faciliter, en tant que complice", la commission du délit.

Édouard Balladur et François Léotard sont soupçonnés d'être impliqués dans un possible système de rétrocommissions illégales sur des ventes de sous-marins au Pakistan (Agosta) et de frégates à l'Arabie Saoudite (Sawari II), lorsqu'ils étaient au gouvernement entre 1993 et 1995.

Ces rétrocommissions, estimées à plusieurs millions d'euros, auraient pu servir en partie à financer la campagne d'Edouard Balladur.

Après un procès en octobre sur le volet financier non gouvernemental de cette affaire Karachi, le jugement du tribunal de Paris doit lui être rendu le 22 avril.

Partager cet article

Dans la même thématique

Karachi: décision le 13 mars sur le renvoi de Balladur devant la CJR
6min

Politique

Violences dans le périscolaire : « Il y a des prédateurs dans nos écoles sur tout le territoire », alertent les collectifs de victimes devant la commission d'enquête du Sénat

La commission d'enquête du Sénat consacrée à la prévention et au traitement des violences dans le périscolaire démarrait ses travaux ce mercredi par les auditions de représentants de collectifs de familles et de victimes. Ils ont mis en avant leur isolement et l'absence de transparence des institutions sur ce sujet des violences sexuelles et ont plaidé pour la mise en place d'un fichier permettant de consulter les antécédents des personnels.

Le

Karachi: décision le 13 mars sur le renvoi de Balladur devant la CJR
4min

Politique

Canicule : Patrick Kanner réclame un « plan Marshall » et annonce une mission flash du Sénat

Alors que le gouvernement réunit jeudi une cellule interministérielle de crise à Marseille face à un nouvel épisode de fortes chaleurs, le président du groupe socialiste au Sénat, Patrick Kanner, appelle à une réponse politique de plus grande ampleur. Invité au micro de Public Sénat, il salue l’organisation prochaine d’un débat parlementaire tout en annonçant le lancement d’une mission flash sénatoriale dès le mois de juillet afin d’évaluer la préparation de l’État face aux conséquences du changement climatique.

Le