Quelques heures après les adieux émus d'Alain Juppé à Bordeaux, sa majorité a désigné son adjoint aux Finances, Nicolas Florian, pour lui succéder à la mairie tandis que le maire du Bouscat Patrick Bobet, lui aussi LR, devrait prendre la présidence de Bordeaux Métropole.
Nicolas Florian, adjoint aux Finances et chargé des Ressources humaines à la municipalité depuis 2014, rouage-clef de l'équipe Juppé et ultra-loyal au "patron", a été désigné jeudi soir à "l'unanimité" par les élus de la majorité municipale pour être proposé comme successeur à l'emblématique maire sortant lors du prochain conseil municipal, a-t-on appris dans l'entourage de M. Juppé.
M. Bobet a lui aussi été désigné vendredi "à l'unanimité" par la majorité juppéiste Communauté d'Avenir comme candidat à la présidence de l'agglomération. Cet ancien médecin généraliste de 67 ans est maire du Bouscat près de Bordeaux depuis 2001.
Le conseil municipal de Bordeaux et le conseil d'agglomération dans la foulée devraient avoir lieu début mars, après l'audition d'Alain Juppé jeudi prochain à 15h00 par la commission des Lois de l'Assemblée, en vue de sa nomination au Conseil constitutionnel.
Nicolas Florian, s'il est à 50 ans assez peu connu du grand public y compris à Bordeaux, est un acteur rompu depuis un quart de siècle à la vie politique locale, après des mandats successifs d'élu municipal à Villenave-d'Ornon (banlieue de Bordeaux) dès l'âge de 26 ans, d'élu de la communauté urbaine, départemental, régional, et en parallèle le secrétariat départemental de l'UMP (puis de LR jusqu'en 2018).
Alain Juppé avait débauché en 2014 cet homme de dossiers, diplômé de droit des affaires, au look d'éternel jeune homme - yeux clairs, teint hâlé et contact souriant à la fibre de droite sociale et réformiste, d'où sa présence dans l'équipe dirigeante du mouvement "Soyons libres" de Valérie Pécresse.
Il y a huit mois Nicolas Florian avait fondé avec une dizaine d'adjoints et proches d'Alain Juppé une association, "Esprit Bordeaux", pour militer pour un nouveau mandat du maire. Un signal alors interprété comme le lancement de la machine électorale de Juppé pour les municipales.
- Calmels vers un "très beau groupe" privé -
Virginie Calmels, à Bordeaux, le 14 février 2019
AFP
"Je ne l'avais pas vu venir", a-t-il avoué jeudi à propos du départ du maire. "J'étais comme d'autres, on s'est organisé pour qu'Alain Juppé reparte au combat en 2020".
Lors de la même réunion du groupe des élus de la majorité (droite et centre) bordelaise Virginie Calmels, première adjointe d'Alain Juppé et un temps pressentie pour être sa dauphine, a annoncé aux élus son prochain retrait de la politique bordelaise.
Dans une déclaration lue aux élus révélée jeudi soir par Sudouest.fr et confirmée dans l'entourage municipal elle a indiqué qu'elle démissionnerait du conseil en même temps qu'Alain Juppé pour retourner dans le secteur privé.
Composition du Conseil constitutionnel après l'annonce du remplacement de Lionel Jospin par Alain Juppé
AFP
Elle a précisé qu'elle allait prochainement "prendre le poste de PDG d'un très beau groupe français".
Mais si elle quitte la vie politique bordelaise, elle a assuré qu'elle poursuivrait la présidence du think tank "DroiteLib" qu'elle a créé en 2016.
Mme Calmels a également tweeté vendredi matin qu'elle conservait la présidence du groupe LR (opposition) au conseil régional de Nouvelle-Aquitaine.
Venue du secteur privé (dirigeante du groupe de production télévisuelle Endemol) Virginie Calmels, 47 ans, était entrée en 2014 dans l'équipe d'Alain Juppé, catapultée première adjointe chargée de l'Economie et de l'Emploi. Elle avait mené la liste de droite et du centre aux régionales de 2015. Mais sa greffe à Bordeaux n'a jamais réellement pris avec l'équipe municipale.
Après s'être ralliée à Laurent Wauquiez pour la présidence de LR, elle avait été nommée vice-présidente du parti en décembre 2017, un poste de N.2 où elle n'était restée que six mois jusqu'à son limogeage en juin 2018, après un conflit ouvert avec le président.
Les promeneurs, touristes ou Parisiens qui déambulent sur le parvis de Notre-Dame, s’imaginent-ils qu’à quelques pas de là se dressait au Moyen Âge, l’une des plus somptueuses résidences d’Europe ? Et surtout, comment, six siècles plus tard, le tout premier palais de nos rois, bâti sur l’île de la Cité, au beau milieu de la capitale, a-t-il pu devenir ce fantôme de l’Histoire ? Dans son documentaire Le mystère du palais disparu, Stéphane Jacques retrace l’enquête menée par un trio de scientifiques spécialistes de la reconstitution numérique.
Grandir dans l’ombre du pouvoir oblige à se construire autrement, a fortiori lorsque votre existence relève du secret d’Etat. Mazarine Pingeot, « fille cachée » de François Mitterrand y est parvenue. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, la philosophe publie ces jours-ci Inappropriable (ed. Climats Flammarion), un essai ambitieux sur la relation entre l’homme et l'intelligence artificielle. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, elle revient sur une enfance hors du commun.
Après trois opérations de désinformation en quelques jours ciblant des candidats déclarés ou pressentis à l’élection présidentielle, Sébastien Lecornu a rappelé que la lutte contre les ingérences était une priorité. La gauche appelle le gouvernement à en faire plus et à sanctionner les réseaux sociaux participant à la diffusion.
Les sénateurs ont rendu public, ce mercredi, leurs propositions pour harmoniser les tarifs et conditions d’achats des billets sur le réseau de trains, alors que les opérateurs sont toujours plus nombreux avec l’ouverture à la concurrence. Des propositions que les rapporteurs ont bon espoir de voir reprises par les députés dans le projet de loi-cadre.