Sortie de l'euro, limitation de l'immigration, protectionnisme: les principales propositions du programme présidentiel de Marine Le Pen.
- Europe -
- Négocier à Bruxelles la sortie de l'euro et le retour des frontières nationales en sortant de l'espace Schengen. En cas d'échec, référendum sur l'appartenance à l'UE
- Supprimer la directive des "travailleurs détachés"
- Refuser les traités de libre-échange CETA et TAFTA
- Immigration -
Marine Le Pen lors d'une réunion de lancement de sa campagne présidentielle à Lyon le 5 février 2017
AFP
- Réduire l'immigration à un solde annuel de 10.000 personnes
- Restreindre les conditions de l'asile, dont les demandes devront être déposées dans les ambassades françaises des pays limitrophes aux conflits
- Durcissement du regroupement familial
- Rendre impossible la régularisation ou la naturalisation des étrangers en situation illégale
- Suppression du droit du sol
- Suppression de l'aide médicale d'Etat (AME)
- Délai de 2 ans de présence régulière pour qu'un étranger puisse voir ses soins remboursés
- Social -
- Retraite à 60 ans avec 40 annuités de cotisations
- Refonte totale du RSI, que les indépendants pourront quitter pour le régime général
- Suppression du tiers payant généralisé
- Revalorisation de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et du minimum vieillesse de 20%, sous condition de nationalité ou de résidence de longue durée
- Rétablissement de l'universalité des allocations familiales, réservées aux familles françaises
- Création d'une 5e branche de la sécurité sociale pour la dépendance
- Prime de pouvoir d'achat d'au moins 80 euros pour les petits revenus, financée par une taxe de 3% sur les produits et services importés
- Fiscalité -
- TPE/PME: baisse des cotisations sociales, taux de crédits "préférentiels"
- Fusionner le CICE avec les autres dispositifs d'allègements de charges et le conditionner au maintien de l'emploi
- Trois taux d'impôt sur les sociétés (15, 24 et 33%) en fonction de la taille de l'entreprise
- Taxer à 35% les produits des entreprises qui ont délocalisé leurs usines
- Taxe additionnelle sur l'embauche de salariés étrangers
- Exonérer de charges la première embauche d'un jeune de moins de 21 ans
- Baisse de 10% de l'impôt sur le revenu pour les trois premières tranches
- Défiscaliser les heures supplémentaires
- Supprimer le prélèvement à la source
- Travail -
- Retrait de la loi travail
- Maintien des 35 heures, allongement du temps de travail négociable par branches
- Industrie -
- Nationaliser les sociétés d'autoroute
- Empêcher en cas de subvention publique qu'une société soit cédée à une société étrangère pendant 10 ans
- Réserver la commande publique aux entreprises française, dont une partie aux PME
- Énergie et environnement -
- Baisse "immédiate" de 5% des tarifs réglementés du gaz et de l'électricité
- Suspendre le développement de l'éolien, investir sur les autres filières françaises d'énergies renouvelables
- Maintien du nucléaire
- Interdire l'exploitation du gaz de schiste
- Prêt à taux zéro pour les travaux d'isolation des particuliers
- Agriculture -
- Transformer la PAC en "Politique agricole française"
- Interdiction des OGM
- Baisse de la TVA pour l'élevage français
- Interdire l'importation de produits agricoles qui ne respectent pas les normes de production françaises
- Sécurité et Justice -
- Créer une agence unique de lutte antiterroriste
- Déchéance de nationalité pour tout binational lié à une filière jihadiste
- Rétablir un renseignement de proximité
- Recruter 15.000 policiers et gendarmes et 6.000 agents de douanes
- Présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre
- Durcissement de la politique pénale, dont une peine de perpétuité incompressible
- Créer 40.000 places de prison
- Expulsion automatique des criminels et délinquants étrangers
- Défense -
- Quitter le commandement intégré de l'Otan
- Augmentation du budget de la défense
- Service militaire obligatoire d'au moins 3 mois
- Éducation -
- Revenir sur la réforme des rythmes scolaires
- Uniforme à l'école
- Renforcer l'apprentissage des savoirs fondamentaux
- Supprimer le collège unique
- Laïcité et Société -
- Étendre la laïcité à l'ensemble de l'espace public, bannir notamment le burkini
- Interdire tout financement public des lieux de culte et des activités cultuelles
- Remplacer le mariage homosexuel par un PACS amélioré
- Réserver la PMA aux problèmes de stérilité
- Institutions -
- Référendum pour inscrire notamment la "priorité nationale" dans la Constitution
La flambée des prix à la pompe, la menace russe et le Moyen-Orient devraient occuper l'essentiel de l'interview d'Emmanuel Macron jeudi à 20 heures sur TF1 et France 2. L'occasion pour le chef de l'Etat de rester dans le jeu tout en se posant en « garant » de la présidentielle.
A moins de trois semaines du premier tour de la primaire, les cinq candidats ont débattu pour la première fois, ce mercredi 23 septembre, sur TF1-LCI. Ils ont également répondu aux questions un panel de sympathisants de gauche, lors de cette émission animée par David Pujadas.
Sans surprise, le président LR du Sénat officialise sa candidature à sa propre succession, dans un courrier envoyé aux sénateurs. Dans son projet intitulé « le Sénat, acteur de la vie politique française », il souligne que la Haute assemblée doit « assurer un contre-pouvoir indispensable à la démocratie ». Une dimension qui devrait être renforcée, en cas de victoire de l’extrême droite à la présidentielle.
À l’occasion du premier débat télévisé entre les cinq candidats de la primaire coorganisée par le PS, ce mercredi 23 septembre, Public Sénat se replonge dans ses archives. Il y a 20 ans, les deux chaînes parlementaires avaient accueilli les trois débats télévisés de la première primaire « semi-ouverte » du PS. Ségolène Royal, encore candidate cette année, faisait alors figure de grande favorite.