« La recomposition politique est bien loin d’être achevée » explique Edouard Philippe
Le Premier ministre s'est exprimé lors du premier Conseil LREM. L'occasion pour lui de revenir sur les missions du jeune parti mais aussi de critiquer les Républicains.

« La recomposition politique est bien loin d’être achevée » explique Edouard Philippe

Le Premier ministre s'est exprimé lors du premier Conseil LREM. L'occasion pour lui de revenir sur les missions du jeune parti mais aussi de critiquer les Républicains.
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Très attendu, le Premier ministre s’est longuement exprimé devant les « marcheurs » et leur nouveau délégué général, Christophe Castaner. L’occasion pour le chef du gouvernement de régler ses comptes avec les Républicains. « Je suis d’autant plus heureux d’être avec vous qu’il m’est arrivé d’être moins bien accueilli dans des réunions de ce type. La vie est décidemment étonnante. C’est avec chaleur que vous accueillez un Premier ministre qui n’est pas membre de votre mouvement, quand d’autres avec froideur font mine de prendre acte que je ne serai plus membre du leur » s’amuse-t-il.

Il est aussi revenu sur les critiques qui touchent LREM puisque Christophe Castaner n’avait aucun concurrent lors de ce scrutin. « Lorsque tout le monde file droit, on hurle à la caporalisation. Lorsque tout le monde débat, on hurle à la cacophonie. Et lorsqu’on évite ces deux écueils, rassurez-vous, on aurait toujours trouvé quelqu’un pour hurler. Que cela ne vous inquiète pas, votre mouvement est en marche, rien ne l’arrêtera » a souligné Edouard Philippe.

Le chef du gouvernement a aussi à ouvrir le parti aux Constructifs, sans les nommer. « Il est d’autres militants, d’autres élus, d’autres citoyens qui souhaitent la réussite du président de la République et du gouvernent. C’est notre devoir de dialoguer aussi avec eux, d’accueillir ceux qui tendent la main sans exiger d’eux un accord pur et parfait qui, dur reste, n’a probablement pas de place dans notre monde politique » affirme-t-il. « Je suis convaincu que la recomposition politique est bien loin d’être achevée. La poutre travaille encore. Laissons la travailler c’est le meilleur moyen de ne pas l’avoir dans l’œil. »

Il a ensuite rendu hommage à l’heureux du jour, le nouveau délégué général. « Casta, puisque c’est comme ça que je l’appelle, c’est d’abord un accent tonique et joyeux. C’est aussi la volonté de faire réussir l’équipe » a-t-il assuré sous les applaudissements.

Je ne sais pas s’il fera un bon délégué mais il fera un bon général

 


« Vous avez donc un mouvement, des statuts et un Castaner ».

« Je n’ai pas besoin de dire que les défis qui nous attendent sont nombreux » a poursuivi Edouard Philippe. « Le plus difficile est d’être à la hauteur de ce qu’il s’est passé en mai dernier. (…) la victoire du président nous a prémunis d’un long et rude hiver (…) nous devons désormais réussir (…) Le gouvernement est au travail depuis 6 mois. C’est 10% du quinquennat et nul n’est autorisé à se laisser aller à l’autosatisfaction. »

Il a néanmoins rappelé que « beaucoup a été fait et la transformation est en marche » passant en revue les nombreuses réformes prises ou esquissées comme celles sur le travail, le CICE, le terrorisme ou l’Europe.

Il s’est ensuite arrêté sur le budget de l’année prochaine. « Notre budget 2018 est forcément discuté. Il vient concrétiser nos choix et un grand nombre de ceux qui connaissent les questions budgétaires reconnaissent qu’il est fondé sur une double exigence de sincérité et de courage » a-t-il expliqué. « Nous disons les choses et nous disons la vérité des chiffres. Ce budget est sincère. Il ne fait pas l’unanimité ? Tant mieux ! Rien ne serait pire qu’un budget qui ne ferait aucun choix. Lorsque la France Insoumise et le Front national nous critiquent, je me dis que nous ne sommes pas sur le mauvais chemin. »

Enfin, il a tenu à encourager les « marcheurs » dans la reconstruction du paysage politique. « Pour avoir contribué à la création de l’UMP en 2002, je sais que c’est un exercice redoutable. Mais je ne suis pas inquiet car depuis un an et demi, vous avez déjà tout réinventé. » Il les a enfin appelé à « porter une voix forte dans les médias et les territoires » mais aussi « à faire vivre un maillage territorial dense et durable pour les préparera les prochains scrutins. »

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