« Paradise Papers »: le gouvernement promet des poursuites en cas d’infraction
Le gouvernement a promis mardi d'engager des poursuites contre les entreprises et les contribuables français cités par les ...

« Paradise Papers »: le gouvernement promet des poursuites en cas d’infraction

Le gouvernement a promis mardi d'engager des poursuites contre les entreprises et les contribuables français cités par les ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le gouvernement a promis mardi d'engager des poursuites contre les entreprises et les contribuables français cités par les "Paradise Papers" dans le cas où les pratiques épinglées relèveraient d'une "infraction" vis-à-vis des règles fiscales en vigueur.

"Il faut faire la différence entre les optimisations fiscales qui ont une base légale (...) et les infractions", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, lors de son compte-rendu du Conseil des ministres.

"S'il y avait des infractions, évidemment elles seront toutes immédiatement poursuivies", a-t-il ajouté, avant de rendre hommage à l'action engagée contre l'évasion fiscale sous le quinquennat Hollande.

Interrogé à l'Assemblée nationale, le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a confirmé que les "entreprises françaises" et les "contribuables français", en cas de révélation, feraient l'objet de "contrôles" et de "poursuites" en cas de faits "avérés".

"La fraude est un acte de délinquance face à la République", a déclaré M. Darmanin, en rappelant être favorable à une déchéance automatique des droits civiques dans certains cas de fraude fiscale.

Certains députés de La République En Marche souhaitent automatiser cette déchéance en cas de condamnation pour fraude fiscale aggravée. Un amendement en ce sens devrait être débattu dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) pour 2018.

Sur Twitter, le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, présent à une réunion de l'Eurogroupe à Bruxelles, consacrée notamment aux questions fiscales, a assuré que l'"engagement" du gouvernement contre l'évasion fiscal était "total".

"L'évasion fiscale n'est pas seulement une perte de recettes fiscales pour l'Etat: c'est une attaque contre la démocratie", a-t-il déclaré, en assurant que cette question dépassait les "clivages politiques".

Partager cet article

Dans la même thématique

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques
6min

Politique

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques

Le sénateur (LR) Jean-François Husson ressort mécontent d’une réunion sur les perspectives des finances publiques, à laquelle a participé le gouvernement, des parlementaires, des représentants des collectivités locales ou encore de la Sécurité sociale. « Beaucoup de communication et très peu d’action », déplore le sénateur. Bercy annonce des mesures supplémentaires de freinage de la dépense, à hauteur de 3 milliards d’euros.

Le

LIEVIN : fete champetre du RN – RN party event « La fete champetre » in Lievin
2min

Politique

Marine Le Pen condamnée à 1 an ferme sous bracelet, mais éligible en 2027, elle pourrait être candidate à la présidentielle

Coup de théâtre dans l’affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la Cour d’appel n’a pas suivi les réquisitions du parquet et a réduit la peine d’inéligibilité de Marine Le Pen de 5 ans à 45 mois dont 30 mois avec sursis et à une peine de trois ans de prison ferme dont un an sous bracelet électronique. Elle pourrait donc être candidate à l’élection présidentielle.

Le

Paris : Session of questions to the government at the National Assembly
9min

Politique

Direct. Marine Le Pen condamnée à 1 an ferme sous bracelet électronique, et à 45 mois d'inéligibilité, dont 30 mois avec sursis

A l’issue du délibéré, dans l’affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la cour d’appel de Paris a revu à la baisse la condamnation de la députée RN. Condamnée à 45 mois d'inéligibilité, dont 30 avec sursis, elle peut en théorie être candidate à la présidentielle de 2027, mais la cour d'appel de Paris l'a aussi condamnée à un an de prison aménageable sous bracelet électronique. Or, Marine Le Pen a d’ores et déjà estimé qu’il ne lui serait « pas possible » de faire campagne dans ces conditions. La décision d’être candidate lui revient.

Le

FRA – ELECTIONS MUNICIPALES – LR RETAILLEAU
2min

Politique

« La justice ne doit avoir qu'une chose en tête : Marine Le Pen est-elle oui ou non coupable », affirme Bruno Retailleau

Le candidat à la présidentielle et sénateur LR a appelé la justice à être « impartiale », affirmant au micro de BFMTV que « les hommes et femmes politiques ne sont ni en dessous des lois, ni au-dessus », à quelques heures de la décision de la Cour d’appel sur le sort de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires. Que la leader du RN soit jugée inéligible ou non, « ça ne changera rien » en vue de la présidentielle, assure-t-il.

Le