« La justice ne doit avoir qu’une chose en tête : Marine Le Pen est-elle oui ou non coupable », affirme Bruno Retailleau
Par Christian Mouly
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Bruno Retailleau affiche son détachement, alors que Marine Le Pen va être fixée ce mardi après-midi sur sa culpabilité et sa possible condamnation en appel dans l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national. « C’est la justice qui va se prononcer, et elle a raison de se prononcer tôt » avant l’élection présidentielle, a salué ce mardi matin, sur BFMTV, le candidat et président des Républicains.
« La justice ne doit avoir qu’une chose en tête : Marine Le Pen est-elle oui ou non coupable », a-t-il affirmé, appelant la justice à être « impartiale » et ne pas céder à une décision « politique ». « Le juge prend une décision sur des faits. Si jamais on sentait dans la décision qu’il y avait autre chose que des faits qui devait rentrer en ligne de compte alors il faudrait la dénoncer. Mais les hommes et les femmes politiques ne sont ni en dessous des lois, ni au-dessus », a-t-il insisté.
« Ça ne changerait rien »
Si la cour d’appel de Paris venait à suivre les réquisitions du procureur (quatre ans de prison dont un ferme sous bracelet électronique et cinq ans d’inéligibilité), la cheffe de file des députés RN ne pourrait pas se présenter à l’élection suprême. Jordan Bardella représenterait alors le parti à la flamme.
« Ça ne changerait rien », a assuré le sénateur LR, estimant que « le RN n’est pas en mesure de redresser la France ». Bruno Retailleau épingle l’attitude de « girouette » du parti sur le sujets économiques et sociaux, les qualifiant de « supporteurs de l’assistanat ».
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