Pitié-Salpêtrière: Bardella (RN) demande la démission de Castaner
La tête de liste du Rassemblement national aux européennes Jordan Bardella a demandé dimanche la démission de Christophe Castaner...

Pitié-Salpêtrière: Bardella (RN) demande la démission de Castaner

La tête de liste du Rassemblement national aux européennes Jordan Bardella a demandé dimanche la démission de Christophe Castaner...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La tête de liste du Rassemblement national aux européennes Jordan Bardella a demandé dimanche la démission de Christophe Castaner, considérant que ce serait "extrêmement grave" si le ministre de l'Intérieur avait "sciemment menti" sur l'intrusion de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière le 1er mai.

"La réalité, c'est que les personnes au gouvernement qui se prétendent spécialistes de la chasse aux +fake news+ sont en réalité des manipulateurs de l'opinion", a-t-il affirmé lors du "Grand Jury" RTL-LCI-Le Figaro.

Plusieurs responsables d'opposition comme le chef de file de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon ou de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan ont demandé la démission de M. Castaner. Le ministre de l'Intérieur a reconnu avoir évoqué par erreur une "attaque" contre l'hôpital lors du défilé du 1er mai à Paris par des manifestants, avant de parler "d'intrusion" dans l'enceinte de l'établissement dont un portail avait été forcé.

"Soit Christophe Castaner est allé un peu trop vite en jetant de l'huile sur le feu, en parlant d'une attaque sur ce qui manifestement n'était qu'une simple intrusion sans violence. Soit Christophe Castaner a sciemment menti pour manipuler l'opinion là encore en jetant de l'huile sur le feu et c'est extrêmement grave", a estimé M. Bardella.

Pour lui, "si on ne peut pas avoir confiance dans la parole du ministre de l'Intérieur, c'est tout l'édifice républicain qui s'effondre".

"Quand on a prouvé son incompétence. Quand on est impuissant dans notre pays face aux milices d'extrême gauche qui viennent chaque week-end pourrir le mouvement des +gilets jaunes+. Quand on est à ce point impuissant face aux racailles dans les banlieues qui pourrissent la vie des Français contre lesquels strictement rien n'est fait, je pense qu'on doit partir", a-t-il encore insisté.

Son homologue de la France Insoumise, Manon Aubry a elle aussi à nouveau demandé le départ du ministre.

"C’est politiquement inacceptable qu’un ministre de l’Intérieur, un ministre qui occupe une fonction importante dans le dispositif d’Etat, dont le bilan est des violences policières, qui ment et qui instrumentalise l’opinion publique, soit encore en fonction. Je ne comprends pas que ce soit encore possible", a-t-elle affirmé sur France 3.

Interrogée sur la possibilité d'utiliser la loi sur les "fake news" à laquelle s'est opposé son parti, elle a affirmé :"oui.. peu importe sur le contenu de la loi exact. Je pense qu’on a une preuve évidente que c’est une fake news".

"On essaie de manipuler l'opinion avec Christophe Castaner. Je crois qu'il faut qu'il s'en aille", a-t-elle encore dit par la suite sur LCI.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le

Photo illustration d un titre de voyage pour refugie
6min

Politique

Droit d’asile : un rapport sénatorial alerte sur son coût et son utilisation détournée en « voie d’immigration comme les autres »

Dans un rapport présenté le 9 juillet, la sénatrice LR Marie-Carole Ciuntu chiffre à près de 2 milliards le coût annuel de la politique française de droit d’asile. Dénonçant un dispositif « dévoyé », détourné pour s’installer durablement sur le territoire, elle appelle à mieux suivre les déboutés de l’asile et à réduire de plus de moitié la durée de validité des titres des réfugiés.

Le