« Contrairement à ce que la ville de Paris avait dit, il n’y a eu, entre 2021 et 2025, d’article 40 systématique transmis au procureur de la République : « Confirmez-vous cela ? », questionne la rapporteure LR, Agnès Evren. Patrick Bloche, ancien Premier Adjoint à la mairie de Paris, répond : « Je n’ai jamais communiqué sur le fait qu’il y avait un recours systématique à l’article 40. Mais oui, je vous confirme qu’il y a eu un changement de doctrine à partir du moment où la maire de Paris a souhaité qu’il y ait un recours systématique à l’article 40. »
Toutefois, « Le parquet ne nous a jamais dit qu’il faudrait que la ville de Paris dépose une plainte. Le parquet ne nous a jamais interpellés pour multiplier les plaintes via l’article 40 », nuance-t-il. Mais « je pense que le plus important dans ce travail ici est de prendre en compte que tout signalement, qu’il passe via les parents ou la maire de Paris ou l’Education nationale, informe le parquet dans tous les cas. »
D’après les rapports, « la règle de deux adultes par groupe ne semblait pas être une règle catégorique de la DASCO ( Direction des Affaires scolaires), comment expliquez-vous ce manque de procédure ? », poursuit la rapporteure. L’ancien Premier Adjoint de la mairie de Paris rétorque : « Cette règle a été établie par la DASCO avant même mon entrée en fonction. Elle a été édictée et rappelée à chaque rentrée lors des réunions qui rassemblent tous les animateurs ».
La rapporteure questionne ensuite Patrick Bloche sur les sanctions sur les agents qui n’ont pas fait de signalement et qui ont essayé de régler cela en interne : « Y avait-il une procédure écrite présentant des sanctions envers les cadres et agents qui auraient tenté de cacher des crimes ou délits et qui n’auraient pas fait de signalement ? » Selon lui, « oui, j’ai demandé qu’il y ait des sanctions à tous les niveaux », affirme-t-il. « C’est une priorité de faire remonter les infos ».
Enfin, des sanctions contre les agents qui n’auraient pas fait remonter un signalement ont été mises en œuvre selon Patrick Bloche : « la ville de Paris voulait que toutes les structures qui accueillent des enfants soient des ASM, Actuel Collectif des Mineurs. La ville de Paris a donc fait le choix de se placer sous le contrôle de l’Etat, ce qui n’est pas le cas de toutes les collectivités territoriales, ainsi que du SDJES ( Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et au sport). Et le SDJES a été amené à faire des contrôles, dont le nombre a d’ailleurs augmenté. Et parallèlement les REV, Responsables Educatives Villes, sont placées sous l’autorité des CTA qui font des contrôles inopinés dans les écoles. Il y a eu effectivement des contrôles. »