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Le sénateur LR, Stéphane Le Rudulier a finalement renoncé à une candidature dissidente dans les Bouches-du-Rhône où la droite part déjà en ordre dispersé.
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Dans le dossier des violences survenues dans le périscolaire parisien, les animateurs ne sont désormais plus les seuls visés. Les 24 et 25 août, trois familles ont porté plainte contre l’ex-maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, ainsi que contre son ancien premier adjoint Patrick Bloche en charge de l’éducation, de la petite enfance et des familles d’octobre 2017 à mars 2026 pour non-assistance à personne en danger, notamment à l’égard de mineurs de moins de 15 ans. La plainte met en cause plusieurs cadres, actuels et anciens, de la mairie de Paris, mais également Anne Hidalgo, Patrick Bloche et l’actuel maire Emmanuel Grégoire (qui fut adjoint aux ressources humaines de 2014 à 2017 puis premier adjoint de 2018 à 2024). Les chefs d’accusation retenus sont la mise en danger délibérée de la vie d’autrui, la non-dénonciation d’agression ou d’atteinte à des personnes mineures, et la non-assistance à personne en danger.
L’audition sera à suivre dès 9h30, en direct sur Public Sénat ainsi que sur ses réseaux sociaux.
L’ancienne maire de Paris a débuté son propos liminaire par une pensée « pour toutes les petites parisiennes et les petits parisiens victimes de prédateurs sexuels dans l’enceinte de l’école et dans le cadre du périscolaire ». « Pour moi c’est une douleur et une blessure de voir que des enfants ont été victimes de prédateurs sexuels alors que leurs parents nous les avaient confiés », a-t-elle déclaré. Elle a toutefois évoqué un « échec collectif » : « Malgré les actes posés et la conscience réelle des abus sexuel dont sont victimes les enfants de notre pays, nos institutions ont failli », a-t-elle déclaré. « Ma main n’a pas tremblé », a assuré Anne Hidalgo, indiquant avoir systématiquement démis les accusés de leurs fonctions et procédé à des signalements auprès de la justice dès qu’un cas supposé d’agression était porté à sa connaissance.
Entre novembre 2025 et fin aout 2026 : 235 enquêtes ont été ouvertes pour des violences faites aux mineurs dans le périscolaire parisien. Comme l’a rappelé le président centriste Laurent Lafon en début d’audition, « la réforme des rythmes scolaires de 2013 a eu des effets importants sur l’organisation, le développement et la fréquentation du périscolaire parisien. En 5 ans, les effectifs ont augmenté de 50% ». En 2025, ce sont 10 259 personnes donc 4 290 vacataires qui ont travaillé pour le périscolaire parisien.
Anne Hidalgo a pris un long moment pour rappeler les jalons de sa politique municipale en faveur de l’enfance. « Dès novembre 2014, c’est-à-dire six mois après mon élection, je me suis attelée à prévenir les risques d’infractions sexuelles commis par des agents publics sur des enfants. Et j’ai demandé à l’inspection générale de travailler sur une évaluation des propositions parce que des cas d’agressions sexuelles avaient été signalés dans les conservatoires parisiens », a-t-elle indiqué. Elle assure que l’ensemble des recommandations émises dans ce rapport ont été mises en œuvre.
« Compte tenu des risques existants, notamment au moment du recrutement, puisque c’était des recrutements massifs, j’ai signé avec François Molins, alors procureur de la République, le 5 octobre 2015, un protocole entre la Ville de Paris et le parquet afin d’organiser la transmission des informations et la réponse aux signalement adressés par la ville », a-t-elle encore précisé. En 2020, une mission dédiée aux droits de l’enfant composée de 15 agents a été mise en place.
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