Les échanges se sont quelque peu tendus entre Anne Hidalgo et Agnès Evren, cette dernière reprochant à l’ancienne maire de Paris « un pilotage intermittent » de l’administration de la ville des recommandations du rapport de l’inspection générale.
« Avant 2020, votre cabinet participait au comité de suivi. il semble, et c’est écrit là aussi dans le rapport de l’inspection générale qu’il y a eu une rupture en 2020. Et donc ma question est la suivante pour clarifier les choses. Pourquoi y a-t-il eu cette rupture ? », a interrogé la sénatrice.
En 2020, après ma réélection, je nomme Dominique Versini adjointe en charge de la protection de l’enfance et des droits des enfants. Et donc c’est Dominique Versini qui va porter, sous mon impulsion, le suivi permanent de tout cela. J’ai une grande confiance en Dominique Versini qui a fait progresser la mission des droits de l’enfant », a répondu Anne Hidalgo.
Agnès Evren revient néanmoins à la charge. « D’après, ces rapports que j’ai consultés, seuls quatre comités de suivi des recommandations se sont réunis entre 2023 et 2026. Pourquoi Mme Hidalgo a un tel espacement alors qu’on est pile au moment où les affaires médiatiques sortent et que l’attente et l’angoisse des parents sont immenses ? »
Anne Hildago indique qu’à partir de 2020, elle dispose d’une adjointe en charge de la protection de l’enfance et des droits de l’enfant « qui pilote ce secteur, qui travaille étroitement avec moi-même, bien sûr, avec mon adjoint en charge des affaires scolaires, mon premier adjoint, avec l’administration de la ville… » « Et donc il y a un pilotage permanent intégré au service de la ville et non plus extérieur. »
Néanmoins, l’ancienne élue confirme le chiffre du dernier rapport d’inspection général selon lequel seul 50 % des recommandations émises en 2015 ont été mises en œuvre. « Ce rapport de l’inspection générale que j’ai demandé, pour que nous ayons connaissance précise de la pratique, de la mise en œuvre des recommandations positives, négatives, les failles est un rapport qui est extrêmement important et à aucun moment dans ma vie de maire, je n’interviens lorsque je demande une enquête administrative et donc ce rapport il est là, il s’impose à nous, il y a eu des failles et des dysfonctionnements », a reconnu l’ancienne édile.
Sur le sujet précis, de l’effectivité d’une formation obligatoire pour les agents et les vacataires recommandées dès 2015, Anne Hidalgo renvoie à son administration. « Est-ce que sur la formation, les recommandations qui avaient été données ont été suivies de façon persistante, constante ? A ma connaissance dans les informations dont je dispose, la mise en place de l’école de la formation en 2018 est un outil majeur qui nous permet d’avoir un lieu pour professionnaliser les agents et pour travailler à cela, à ma connaissance, mais vous poserez la question à l’administration parisienne puisque c’est elle qui est en charge de gestion directe du DRH, c’est elle qui pourra vous dire quels sont les contenus de formation et c’est elle qui pourra vous dire si c’était demandé à tous les agents, destiné à tous les agents ou pas, c’est elle qui pourra vous dire aussi si le guide des vacataires était suffisant ou pas », a-t-elle répondu