Qui peut voter ? Où ? Comment ? Voici le mode d'emploi pour participer au second tour, dimanche, de la primaire organisée par le PS:
- Qui peut voter ?
Tout citoyen inscrit sur les listes électorales au 31 décembre 2016.
Chaque bureau de vote de la primaire dispose d'une liste d'émargement composée à partir des listes électorales arrêtées au 31 décembre 2015.
Pour ceux qui se sont inscrits au cours de l'année 2016, il faut présenter une pièce d'identité, une attestation d'inscription ou une demande d'inscription sur les listes électorales.
Quelques exceptions sont permises, à condition de s'être pré-inscrit avant le 25 décembre sur le site de la primaire. Cela concerne: les jeunes qui auront 18 ans avant le premier tour de l'élection présidentielle; les adhérents mineurs de plus de 16 ans et les adhérents étrangers membres des partis co-organisateurs de la primaire, ainsi que les membres des organisations de jeunesse des partis co-organisateurs.
Pour les Français résidant à l'étranger, il faut être inscrit sur la liste électorale consulaire au 31 décembre 2015 et s'être inscrit sur le site internet de la primaire avant le 4 janvier. Leur vote s'effectuera par voie électronique.
Dans tous les cas, les votes par procuration ne sont pas possibles.
- Où voter ?
Une électrice dépose son bulletin dans l'urne au premier tour de la primaire socialiste élargie le 16 janvier 2017 à Paris
AFP
7.530 bureaux de vote seront ouverts, répartis sur toute la France, soit près de 2.000 de moins que lors de la primaire de 2011 (9.425). C'est aussi 2.700 bureaux de moins que lors de la primaire de la droite en novembre (10.228).
Pour trouver son bureau de vote, un outil de recherche est disponible sur le site internet: . Il suffit de mentionner l'adresse qui a servi à l'inscription sur les listes électorales.
- Quand voter ?
Au second tour dimanche 29 janvier, les bureaux de France métropolitaine seront ouverts entre 09h00 et 19H00.
Dans les Outre-mer, le créneau est le même à Mayotte et en Nouvelle-Calédonie. La Réunion votera entre 08H00 et 18H00.
En Martinique, Guadeloupe, Guyane et à Saint-Pierre, les bureaux seront ouverts dès le 28 janvier de 09H00 à 19H00. A Miquelon, il sera possible de voter de 10H00 à 15H00 le 28 janvier. Et en Polynésie entre 08H00 et 17H00.
- Comment voter ?
Chaque électeur devra justifier son identité et s'acquitter de la somme d'un euro, comme au premier tour.
Les Français de l'étranger auront acquitté leur participation dès leur inscription en ligne.
Cette obole permet essentiellement de couvrir les frais d'un scrutin dont le coût global est estimé entre 3,5 et 4 millions d'euros, selon les organisateurs.
Chaque électeur doit ensuite signer une "charte des valeurs de la gauche et des écologistes" afin de pouvoir glisser son bulletin dans l'urne.
- Et après ?
Les premiers résultats seront communiqués entre 20h15 et 20h45, une fois que 2.000 bureaux de vote auront été dépouillés.
Le candidat désigné sera investi pour disputer la présidentielle les 23 avril et 7 mai.
À Paris, la fusion des listes entre Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel relève davantage du réalisme politique face à l’avance de la gauche que d’un rapprochement sincère et naturel. Il a fallu surmonter « une forme d’inimitié » entre les deux candidats, reconnait la vice-présidente de LR et sénatrice de la capitale Agnès Evren, qui compte aussi sur les reports de voix des électeurs de Sarah Knafo.
A Montpellier, c’est une triangulaire qui opposera, dimanche prochain, le maire sortant socialiste Michaël Delafosse, en tête avec 33,41 % au premier tour, la candidate LFI, Nathalie Oziol, deuxième avec 15,36 % et le candidat indépendant, Mohed Altrad (11,31 % des voix). Si dans de nombreuses grandes villes de France, comme Lyon, Toulouse, Nantes… LFI et le reste de la gauche se sont unis au deuxième tour des élections municipales, dans l’Hérault, il n’en a pas été question, tant les deux gauches semblent irréconciliables. Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». Prenant l’exemple de la ville de Béziers, la mesure phare de Mohed Altrad est celle d’un couvre-feu au moins de 16 ans à partir de 22h, mais aussi doubler les effectifs de la police municipale et renforcer la vidéoprotection. Le maire sortant a défendu l’armement de la police municipale, la création d’une police des transports, le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de surveillance. Traitement des déchets La validation par le conseil de la Métropole de Montpellier d’une unité de valorisation énergétique par combustibles solides de récupération (CSR) est l’autre dossier chaud de l’élection. « C’est de la folie, c’est la pollution, c’est le cancer […] C’est une technologie expérimentale. Comme toute technologie récente, on a besoin de temps pour l’expérimenter », a dénoncé Mohed Altrad. Nathalie Oziol regrette qu’il n’y ait pas d’autres solutions envisagées. « Ce que nous proposons, c’est une convention populaire sur toute la gestion des déchets. L’objectif que nous devons viser, c’est l’objectif zéro déchet ». Michaël Delafosse a rappelé que le CSR était une solution préconisée par l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie). « Il nous faut continuer à mieux collecter les biodéchets comme le verre », a-t-il ajouté. Pour conclure sur les défis de la nouvelle mandature, comme l’augmentation de la population dans la ville, en moyenne 8 000 habitants par an, Nathalie Oziol a estimé que rien n’a été fait pour accueillir les gens ». Mohed Altrad a aussi jugé que la ville n’était pas à la hauteur des autres villes de taille similaire. Il propose de mieux gérer l’argent public en économisant 25 % de ce qu’il considère comme du « gaspillage ». Mickaël Delafosse s’engage à construire 1 000 nouveaux logements étudiants dans le secteur d’Agropolis et des logements pour seniors mais aussi le développement des BRS (bail réel et solidaire) qui ne permette à personne en logement sociaux d’accéder à la propriété ou encore poursuivre l’encadrement des loyers et la lutte contre Airbnb.
À quelques jours du second tour des municipales à Nice, Bruno Retailleau, le patron des LR, a déclenché une crise ouverte au sein de sa propre famille politique et du bloc central, en refusant de soutenir le maire sortant Christian Estrosi face à Éric Ciotti, allié du RN. Plus largement, le psychodrame azuréen fragilise l'accord national passé avec Horizons, mais révèle aussi les fractures d’une droite à la recherche de sa boussole stratégique pour 2027.
Qualifiée de justesse pour le second tour des municipales parisiennes avec 10,4 % des voix, la candidate Reconquête, Sarah Knafo, a finalement choisi de se retirer « pour Paris », sans toutefois donner de consigne de vote, mais « pour battre la gauche ». Une décision présentée comme un « choix de responsabilité », mais qui soulève autant de questions stratégiques que politiques.