PS: Bareigts choisit Faure, qui a « pris en compte les outre-mer »
L'ex-ministre des Outre-mer et actuelle députée socialiste de la Réunion Ericka Bareigts a pris position pour Olivier Faure pour...

PS: Bareigts choisit Faure, qui a « pris en compte les outre-mer »

L'ex-ministre des Outre-mer et actuelle députée socialiste de la Réunion Ericka Bareigts a pris position pour Olivier Faure pour...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ex-ministre des Outre-mer et actuelle députée socialiste de la Réunion Ericka Bareigts a pris position pour Olivier Faure pour le poste de premier secrétaire du PS, estimant qu'il avait "pris en compte les outre-mer", a-t-elle indiqué mercredi lors d'une conférence de presse.

La députée, qui avait publié mardi une tribune affirmant que les outre-mer étaient "une chance" pour la refondation du parti socialiste, a dit avoir eu une écoute attentive d'Olivier Faure sur la nécessité d'une plus grande place des outre-mer au sein du parti.

La députée s'est notamment inquiétée pour les élections européenne, où le scrutin de liste nationale fait peser le risque" de perdre trois représentants ultramarins", ce qui éloignera "encore d'un cran les territoires ultramarins de l'Europe".

Se présentant comme la "vigie" de l'application de la loi Égalité Réelle Outre-mer (EROM) votée à l'unanimité en 2017, et qu'elle a portée lorsqu'elle était ministre, Ericka Bareigts s'est aussi félicitée que "beaucoup de nouveaux députés ultramarins étaient des défenseurs pugnaces" du texte.

Elle a notamment rappelé que plusieurs députés étaient "montés au créneau", notamment pour défendre une meilleure reconnaissance, comme le prévoit la loi EROM, des Centre d'intérêts matériels et moraux (CIMM) pour faciliter les mutations des fonctionnaires ultramarins affectés dans l'Hexagone et qui veulent rentrer sur leur territoire.

Elle s'est aussi inquiétée du problème de la "continuité funéraire" pour faciliter le retour sur leur territoire d'ultramarins décédés en métropole, pourtant actée dans la loi EROM. "On vit des drames humains continus", a-t-elle déploré, alors que cela "ne concerne pas des centaines de personnes par an". "Dans le budget de l'État c'est une anecdote, mais dans la vie des gens c'est essentiel", a-t-elle dit, demandant que "le décret d'application soit mis en œuvre".

Elle a enfin indiqué qu'elle serait "très vigilante" pour que ne soient pas repoussés les "plans de convergences" prévus, selon la loi Égalité Réelle Outre-mer, dans chacune des onze collectivités d'outre-mer habitées, pour déterminer un objectif de rattrapage avec la métropole en 10 ou 20 ans.

Partager cet article

Dans la même thématique

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le

Iraq France
5min

Politique

Mort d’un soldat français en Irak : le « pouvoir terroriste d’Iran » fait payer à la France son implication militaire dans la région

Une attaque de drones a ciblé une base militaire dans le nord de l’Irak, faisant un mort et six blessés parmi les forces françaises engagées en soutien des Kurdes. Derrière cette frappe menée vraisemblablement par un groupe pro-iranien, les exhortations du régime islamique à faire payer à la France le prix de son soutien militaire dans la région sont en cause. Une énième illustration de la stratégie iranienne de réplique tous azimuts.

Le