Rencontres du chef du Parlement vénézuélien avec les présidents des deux chambres françaises
Le président du Parlement vénézuélien Julio Borges, opposant au président Nicolas Maduro, a rencontré lundi le président du Sénat...

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Le président du Parlement vénézuélien Julio Borges, opposant au président Nicolas Maduro, a rencontré lundi le président du Sénat français Gérard Larcher avant un entretien avec le président de l'Assemblée nationale François de Rugy, dans le cadre de sa tournée européenne.

"Vous vous battez pour la défense de la démocratie… La démocratie parlementaire est le rempart le plus solide face aux régimes autoritaires : l’Assemblée nationale vénézuélienne est la seule légitime", lui a déclaré M. Larcher, selon un communiqué de ses services.

M. Larcher a également demandé la libération des prisonniers politiques et "le respect plein et entier des droits de l’opposition".

Il a dénoncé le traitement réservé à Lilian Tintori, l'épouse du responsable de l’opposition assigné à résidence, M. Leopoldo Lopez, empêchée de se rendre en France par les autorités vénézuéliennes parce qu’elle porte "une voix dissidente".

"On ne peut enchaîner les idéaux", a affirmé M. Larcher.

Le président du Sénat et Leïla Aïchi (issue des écologistes), vice-présidente de la commission des affaires étrangères, ont par ailleurs manifesté leur solidarité à l’égard de l’ensemble du peuple vénézuélien "qui endure de graves pénuries".

"Qu’un pays aussi riche puisse souffrir de tant de pénuries traduit l’échec cuisant des choix politiques, économiques et sociaux. Cet échec devrait faire réfléchir certains leaders de la gauche européenne qui considèrent, à tort, le régime vénézuélien comme un modèle", ont-ils souligné, selon le communiqué.

M. Larcher s'est aussi prononcé pour l’adoption de sanctions de l’Union européenne à l’encontre des auteurs de violations des droits de l’Homme au Venezuela.

Il a proposé la création d’un Comité de liaison et de soutien entre les Commissions des Affaires étrangères du Parlement français et de l’Assemblée nationale vénézuélienne "avec trois objectifs principaux : mobiliser les solidarités parlementaires en France et en Europe pour la défense de la démocratie au Venezuela; suivre au plus près l’évolution de la situation; encourager le gouvernement vénézuélien à s’engager dans la voie de la médiation".

A l'Assemblée nationale, M. de Rugy (REM issu des écologistes) devait recevoir à 17H30 une délégation vénézuélienne dirigée par M. Borges ainsi que Freddy Guevara, vice-président. Ils représentent la "seule assemblée dépositaire de la légitimité démocratique au Venezuela", souligne un communiqué de M. de Rugy.

"Cet entretien aura pour objet la grave crise politique et sociale que traverse ce pays, et ses issues possibles", ajoute-t-il, indiquant que "la délégation vénézuélienne quittera Paris lundi soir pour poursuivre une tournée européenne qui la mènera en Espagne, en Allemagne et au Royaume Uni".

M. Borges se trouve en Europe pour des rencontres avec quatre chefs d’État et de gouvernement, dont le président français, ont annoncé ses services dimanche.

Le Venezuela vit une grave crise économique, politique et institutionnelle. Le président socialiste Nicolas Maduro, très impopulaire selon les sondages, vient d'être confronté pendant quatre mois à des manifestations en faveur de sa démission au cours desquelles au moins 125 personnes ont été tuées.

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