Le port était à l'arrêt et la circulation a été très perturbée jeudi matin en raison de la grève contre la réforme des retraites au Havre, où le Premier ministre est candidat aux élections municipales, selon des sources concordantes.
Selon Haropa, l'activité était nulle à nouveau sur le port du en raison du 15e jour de grève des personnels manutentionnaires et portuaires. La police a relevé "six à sept points de blocage" perturbant très fortement la circulation mais un accès au port demeurant libre. Le Havre est le premier port français pour les porte-conteneurs.
Sur un des accès importants au centre ville du Havre, près du pont Vauban et quai Georges V, quelque 300 à 400 manifestants ont bloqué dans le calme le passage avec trois grues mobiles et des camions semi-remorques, a constaté une correspondante de l'AFP sur place. Des pneus et des poubelles brûlaient, selon la même source et le barrage a été levé en fin de matinée, selon la correspondante.
"La zone industrielle et portuaire est bloquée avec une dizaine de points de blocage par environ 3.500 personnes", avait déclaré un peu plus tôt à l'AFP Sandrine Gérard secrétaire du l'union locale CGT du Havre.
La police n'avait pas de chiffre global.
"On est prêts à s'inscrire dans la durée jusqu'au retrait", a ajouté Laurent Delaporte, de la CGT Grand-port maritime du Havre.
Les points de blocage devaient tous être levés en début d'après-midi mais la grève est pour 24h, selon la CGT.
Haropa a annoncé trois millions d'euros de "mesures commerciales exceptionnelles qui devront contribuer" à "une relance" après 14 jours de grève.
Le Premier ministre Édouard Philippe, candidat tête de liste aux élections municipales au Havre, dans les rues de cette ville le 1er février 2020
AFP
"La relance, on en est loin", estime en revanche Véronique Lépine présidente du Groupement havrais des armateurs et agents maritimes (GHAAM), interrogée par l'AFP. Avec la candidature d'Edouard Philippe au Havre pour les municipales, "l’intérêt des manifestants va forcément se focaliser sur Le Havre", pense Mme Lépine pour qui les conséquences économiques de la grève sont "dramatiques".
Interrogé sur ce point, M. Delaporte a répondu: "Ils nous font du chantage. En 2016, ils disaient que c'était la catastrophe et trois semaines après la fin du mouvement contre la loi travail, on a battu des records de trafic".
Selon Haropa entre le 5 décembre et le 29 janvier, 122 escales ont été annulées au Havre dont 75 de porte-conteneurs.
Le délibéré de la Cour d'appel dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN laisse le personnel politique dans l'expectative. Condamnée mais éligible, Marine Le Pen peut, en théorie, être candidate à l'élection présidentielle. À droite comme à gauche, on met en avant la dimension éthique et morale d'une potentielle candidature de Marine Le Pen à la présidentielle.
Dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la cour d'appel de Paris a pris en compte « la liberté des candidatures » et « la liberté de choix de l'électeur » en condamnant Marine Le Pen à quinze mois ferme d'inéligibilité. Les juges ont aussi condamné la députée RN à un an de prison aménageable sous bracelet électronique. Une peine qui pourrait être suspendue si Marine Le Pen décidait de se lancer dans la course à la présidentielle.
Le sénateur (LR) Jean-François Husson ressort mécontent d’une réunion sur les perspectives des finances publiques, à laquelle a participé le gouvernement, des parlementaires, des représentants des collectivités locales ou encore de la Sécurité sociale. « Beaucoup de communication et très peu d’action », déplore le sénateur. Bercy annonce des mesures supplémentaires de freinage de la dépense, à hauteur de 3 milliards d’euros.
Coup de théâtre dans l’affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la Cour d’appel n’a pas suivi les réquisitions du parquet et a réduit la peine d’inéligibilité de Marine Le Pen de 5 ans à 45 mois dont 30 mois avec sursis et à une peine de trois ans de prison dont un an sous bracelet électronique. Elle pourrait donc être candidate à l’élection présidentielle.