Siemens: « aucun site d’Alstom ne fermera en France » affirme Le Maire
Le ministre de l'Economie Bruno le Maire a assuré mardi qu'"aucun site d'Alstom ne fermera en France", tentant de nouveau de...

Siemens: « aucun site d’Alstom ne fermera en France » affirme Le Maire

Le ministre de l'Economie Bruno le Maire a assuré mardi qu'"aucun site d'Alstom ne fermera en France", tentant de nouveau de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre de l'Economie Bruno le Maire a assuré mardi qu'"aucun site d'Alstom ne fermera en France", tentant de nouveau de rassurer face aux craintes pour l'emploi que suscite la fusion de l'industriel français avec l'allemand Siemens.

"Oui il y a des inquiétudes, elles sont légitimes", a-t-il souligné, interrogé à l'Assemblée nationale par la députée (Les Constructifs-LR-UDI) Béatrice Descamps.

Siemens s'est engagé, lors de l'annonce de la prise de contrôle d'Alstom, au maintien de l'emploi et des sites industriels en France pour une durée de quatre ans.

"Nous avons mis en place un comité de suivi que je présiderai moi-même, avec mon homologue allemand (...) pour garantir le respect des engagements de Siemens vis-à-vis d'Alstom et vis-à-vis de l'Etat français", a rappelé le ministre.

Pour lui, cette fusion est "une bonne nouvelle pour l'industrie française, c'est une bonne nouvelle pour les salariés français, c'est une bonne nouvelle pour les sites, et c'est une bonne nouvelle pour les savoir-faire", a-t-il argué.

"Nous nous assurerons que cette fusion de Siemens et d'Alstom (garantisse) la création d'un géant industriel ferroviaire européen capable de rivaliser avec les meilleurs géants industriels au monde", a encore assuré Bruno Le Maire.

Plus tard, sur la chaîne CNews, le ministre a martelé qu'il n'y aurait pas "de réduction d'effectifs" en France. "C'est l'engagement qu'a pris Siemens vis-à-vis d'Alstom et vis-à-vis de l'Etat français: pas de fermeture de site, pas de réduction du nombre d'emplois en France", a-t-il assuré.

De son côté, Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a indiqué mardi à la presse que le groupe public "a toujours été en faveur d'un rapprochement, Alstom-Bombardier, Alstom-Siemens, on n'avait pas fait de différence".

"Côté SNCF, on a toujours dit qu'il fallait avoir comme fournisseurs des fournisseurs de très grande taille, d'abord parce qu'il faut qu'ils aient toute la gamme, (...) et tout le monde sait qu'Alstom n'a pas tous les produits. Le fait de se rapprocher d'un autre grand acteur élargit la gamme", a-t-il précisé lors d'une conférence de presse.

Par ailleurs, "il faut que la gamme soit compétitive, et c'est évident que quand le chiffre d'affaires est aux alentours de 15 (milliards d'euros), on a quelque chance d'être plus compétitifs que quand il est aux alentours de 7".

Côté gestionnaire d'infrastructures, SNCF Réseau travaille avec Alstom et Siemens, dans les domaines de la signalisation, des automatismes, des systèmes de contrôle commandes. "Ce qui est important pour nous c'est la pérennité à long terme de ces sujets-là, parce que quand on investit, on n'investit pas pour un an", a souligné lors de cette même conférence de presse le président de SNCF Réseau, Patrick Jeantet.

"Avoir un groupe industriel solide en face de nous, qui est le nouveau groupe, est de mon point de vue extrêmement intéressant de ce côté là, parce que ce nouveau groupe va être un des grands acteurs mondiaux, et à ce titre-là il va nous donner une visibilité, une solidité, sur ces produits", a-t-il détaillé, ajoutant que cela "ne diminue pas de manière drastique les concurrents".

Partager cet article

Dans la même thématique

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le

Iraq France
5min

Politique

Mort d’un soldat français en Irak : le « pouvoir terroriste d’Iran » fait payer à la France son implication militaire dans la région

Une attaque de drones a ciblé une base militaire dans le nord de l’Irak, faisant un mort et six blessés parmi les forces françaises engagées en soutien des Kurdes. Derrière cette frappe menée vraisemblablement par un groupe pro-iranien, les exhortations du régime islamique à faire payer à la France le prix de son soutien militaire dans la région sont en cause. Une énième illustration de la stratégie iranienne de réplique tous azimuts.

Le