Taxe d’habitation en Ehpad: une « discussion » lancée sur les prix de journée
L'exécutif va ouvrir une "discussion" avec les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) pour...

Taxe d’habitation en Ehpad: une « discussion » lancée sur les prix de journée

L'exécutif va ouvrir une "discussion" avec les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) pour...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'exécutif va ouvrir une "discussion" avec les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) pour discuter d'une possible baisse des prix de journée pour la minorité de résidents retraités qui ne paient pas la taxe d'habitation, a indiqué mercredi Edouard Philippe.

Interrogé par un internaute sur cette question lors d'un échange en direct sur Facebook, le Premier ministre a souligné qu'environ "10 à 15%" des résidents de maison de retraite seraient concernés, afin de compenser les effets de la hausse de la CSG en 2018.

Parmi les résidents de maison de retraites, "60% ne seront pas affectés" par la hausse de la CSG, "donc ce n'est pas la peine de poser la question s'agissant de l'augmentation de la CSG, il ne la verront pas", a-t-il fait valoir.

Dans les 40% restants, "il y aura un certain nombre d'entre eux qui seront concernés par la baisse et la disparition de la taxe d'habitation", a-t-il souligné: ceux qui ont conservé un logement à l'extérieur ou qui paient une taxe d'habitation dans leur maison de retraite, ce qui "dépend du statut de l'Ehpad".

"Pour les autres, qui représentent entre 10 et 15% des personnes résidant dans les Ehpad, il y aura une discussion avec les Ehpad pour voir dans quelle mesure on pourra prendre les mesures pour la diminution du prix de journée", a indiqué M. Philippe, sans plus de précisions.

Cette "discussion" aura lieu entre les ministres Gérald Darmanin (Budget) et Agnès Buzyn (Santé) "et toute une série de représentants de ces établissements d'accueil".

"On mènera cette discussion. Notre objectif est clair: faire en sorte d'avoir une politique conforme à ce qu'on a indiqué, à savoir une augmentation du pouvoir d'achat des actifs tout en préservant la situation des plus fragiles".

Près de 60% de retraités, soit 8 millions de personnes, seront touchés en 2018 par une hausse de la CSG qui entraînera, selon les syndicats, une perte de 408 euros par an pour ceux qui reçoivent 2.000 euros par mois.

Cette mesure a suscité des manifestations de retraités, d'autant que certains qui vivent en maisons de retraite ne bénéficieront pas de la baisse annoncée de la taxe d'habitation.

Partager cet article

Dans la même thématique

99th Annual Macy’s Thanksgiving Day Parade, New York, USA – 27 Nov 2025
7min

Politique

Dragon Ball Z dans le Val-d’Oise : ce n’est pas un « pas un blanc-seing saoudien » affirme Rachid Temal

Six milliards d’euros d’investissement, trois parcs à thème et des milliers d’emplois annoncés avec le projet porté par l’Arabie saoudite sur l’ancien site de Mirapolis, près de Cergy-Pontoise, pourraient transformer durablement le Val-d’Oise. Présenté comme un projet majeur par Emmanuel Macron, ce plan suscite aussi des questions sur son contenu, ses retombées pour les habitants, les transports, l’environnement et les contreparties attendues.

Le

Grenoble: Olivier Faure JDE Les Ecologistes 2026
5min

Politique

Sénatoriales : l’accord national PS-Ecologistes menacé par les tensions en Seine-Maritime

Socialistes et Ecologistes ont topé sur un accord national pour les sénatoriales à venir en septembre prochain. Mais les Verts menacent de tout envoyer valser, face aux réticences de la fédération PS de Seine-Maritime. Cette dernière préférerait s’extraire de l’accord et ne pas céder la deuxième place de la liste à l’écologiste Bénédicte Martin. La situation est suspendue au conseil fédéral socialiste, prévu ce soir.

Le

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés
7min

Politique

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés

Le candidat de la France insoumise à l’élection présidentielle remet dans le débat sa proposition d’effacement des 20 % de la dette publique logée dans la Banque de France. Une solution en apparence miracle, qui en réalité rencontrerait plusieurs difficultés. Risques inflationnistes, mise au ban de l’Europe, perte de confiance : des obstacles comme des dangers barrent la route.

Le