Un député LREM visé par une plainte pour harcèlement et agression sexuelle
Le député (LREM) de Moselle Christophe Arend est visé par une plainte de son ex-assistante parlementaire pour harcèlement sexuel...

Un député LREM visé par une plainte pour harcèlement et agression sexuelle

Le député (LREM) de Moselle Christophe Arend est visé par une plainte de son ex-assistante parlementaire pour harcèlement sexuel...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le député (LREM) de Moselle Christophe Arend est visé par une plainte de son ex-assistante parlementaire pour harcèlement sexuel et agression sexuelle, selon franceinfo qui a recueilli le témoignage de la jeune femme.

M. Arend "conteste les faits" et il a "pour sa part déposé plainte pour dénonciation calomnieuse", a indiqué son avocate vendredi dans un communiqué.

Marie (prénom d'emprunt utilisé par la radio), âgée de 29 ans, accuse notamment M. Arend de lui avoir "pincé les deux seins" et d'avoir "tout fait pour (la) faire craquer" en multipliant "les remarques sexistes" et les gestes déplacés.

"Par exemple, il passe et essaie de dégrafer mon soutien-gorge, de me toucher les seins. Moi, j’ai compris. Dès qu’il arrive par derrière, je sais qu’il va essayer donc je me protège systématiquement les seins", assure-t-elle.

"Une fois, il arrive et m’enfonce un doigt dans la bouche en mimant une fellation et en me disant : +T’as une jolie bouche, fais voir ce qu’elle sait faire et toc, voilà+", ajoute-t-elle.

Directrice de campagne de M. Arend lors de la campagne des législatives, elle est ensuite embauchée comme assistante parlementaire de celui qui est propulsé sous le feu des projecteurs après avoir battu le n°2 du FN Florian Philippot.

"Je pensais que nos rapports deviendraient beaucoup plus professionnels au moment où il y aurait un contrat de travail. Je pensais que je serais davantage protégée", explique-t-elle.

Mais elle finit par rompre sa période d'essai fin juillet, alors que M. Arend, chirurgien-dentiste à Forbach, aurait tenté de justifier son comportement en lui disant: "Moi, je suis médecin donc j'ai un droit d'effraction corporelle".

Encouragée par les multiples dénonciations dans le sillage de l'affaire Weinstein, Marie s'est finalement décidée à porter plainte, pensant qu'il "faut que la honte change de camp", selon ses propos rapportés par franceinfo.

"De telles accusations sont graves et entachent considérablement l'honneur et la dignité de Monsieur Christophe Arend", a réagi l'avocate du député, en assurant que celui-ci avait "confiance dans la justice de son pays, qui saura établir la vérité sur les faits qui lui sont reprochés".

"Les député.e.s du groupe La République en Marche prennent acte des graves accusations portées à l’encontre de Christophe Arend", a pour sa part commenté le groupe parlementaire dans un communiqué. "Toute forme de violence et de harcèlement est intolérable. Il appartient à la justice et à elle seule de faire la lumière", a encore ajouté le groupe des députés du parti présidentiel.

Le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy, a rappelé vendredi soir qu'il existait à la chambre basse "un référent permettant aux collaborateurs de députés d’évoquer des situations de harcèlement ou des comportements inappropriés".

"Les députés mis en cause ne sauraient bénéficier d’aucun statut particulier : ils ne pourront faire obstacle à la justice et doivent bénéficier de la présomption d'innocence", ajoute M. de Rugy dans un communiqué.

Partager cet article

Dans la même thématique

Un député LREM visé par une plainte pour harcèlement et agression sexuelle
4min

Politique

Centres-villes : « Je suis inquiet de voir que tous les commerces disparaissent. Que va devenir notre ville ? » L’appel d’un retraité aux sénateurs.

Jean-Claude Ducarois, 81 ans, retraité à Pont-de-Buislès, livre ses préoccupations. Dans sa commune du Finistère, le dernier commerce alimentaire, une petite supérette, a fermé ses portes quelques semaines seulement après la station-service. Comment inverser la tendance, et que peuvent les élus ? Quentin Calmet pose la question aux sénateurs invités de l’émission Dialogue citoyen.

Le

Mirecourt: French president Emmanuel Macron
6min

Politique

Macron veut interdire les portables au lycée : mesure qui « va dans le bon sens » ou « peine perdue » ?

Le chef de l’Etat a annoncé que les téléphones portables allaient « sans doute » être interdits dès la rentrée prochaine dans les lycées. C’est « faisable », soutient le sénateur Renaissance Martin Lévrier. « Il est incorrigible. C’est une annonce par jour pour exister », raille le sénateur LR Max Brisson, opposé à l’interdiction au lycée. « Une annonce un peu surréaliste » qui élude les vrais problèmes, dénonce la sénatrice PS Colombe Brossel.

Le

France Marseille vs Newcastle: Pre-Match Security Highlights
3min

Politique

« Violences policières » : la gauche du Sénat demande une commission d’enquête sur de « potentiels dysfonctionnements » au sein de l’IGPN et l’IGGN

Suite aux récentes révélations mettant en cause les forces de l’ordre dans des affaires de violences au sein des personnes dépositaires de l’autorité publique, la gauche du Sénat demande à la commission des lois de se doter des prérogatives d’une commission d’enquête visant à examiner les conditions dans lesquelles l’IGPN et l’IGGN exercent leurs prérogatives.

Le

Paris : Debate session on the draft budget law for 2026
4min

Politique

Budget de la Sécu : la règle de l’entonnoir peut-elle faciliter un compromis ?

Mercredi, députés et sénateurs ne sont pas parvenus à trouver une un accord en commission mixte paritaire sur le projet de loi de la Sécurité sociale. Le texte repart donc pour une nouvelle lecture en séance publique à partir de mardi, à l’Assemblée nationale. Les députés vont plancher sur le texte sorti du Sénat et conformément à la règle dite de l’entonnoir, leur droit d’amendement est limité. Ce qui va accélérer les débats mais sera-t-il suffisant pour arriver à un compromis ? Explications.

Le