Le Sénat salue la mémoire de Lionel Jospin, figure majeure de la gauche « républicaine, universaliste, laïque »

À l’ouverture des questions d’actualité au gouvernement, Gérard Larcher a rendu un hommage solennel à l’ancien Premier ministre Lionel Jospin, décédé le 23 mars à l’âge de 88 ans, saluant un homme d’État qui a profondément marqué la vie politique française.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La Haute Assemblée s’est levée ce mercredi pour honorer la mémoire d’un artisan clé de la gauche au pouvoir et d’un acteur central de la Ve République. Le Sénat a ouvert ses premières questions au gouvernement, après la pause parlementaire liée aux élections municipales, par un moment de recueillement. Gérard Larcher, président de la Haute Assemblée, a tenu à rendre hommage à Lionel Jospin, disparu le lundi 23 mars à l’âge de 88 ans. « Cet homme de conviction fut une référence de rigueur », a déclaré Gérard Larcher en préambule, saluant la mémoire de celui qui fut à la fois Premier ministre et figure majeure du Parti socialiste. Lionel Jospin laisse derrière lui une carrière politique dense. Artisan de la victoire de François Mitterrand en 1981, il dirige le Parti socialiste en tant que Premier secrétaire jusqu’en 1988. Il occupe ensuite les fonctions de ministre de l’Éducation nationale dans les gouvernements de Michel Rocard et d’Édith Cresson.

 

Nommé Premier ministre par Jacques Chirac à la suite des élections législatives de 1997, il conduit un gouvernement de gauche plurielle durant la troisième cohabitation. Son action est marquée par plusieurs réformes majeures, dont la mise en place des 35 heures, la création du Pacte civil de solidarité (PACS), de la Couverture maladie universelle (CMU) et de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA). Candidat à l’élection présidentielle en 1995 puis en 2002, il voit sa trajectoire politique bouleversée par le choc du 21 avril 2002. Il poursuivra ensuite son engagement public en siégeant au Conseil constitutionnel entre 2015 et 2019. Pour Gérard Larcher, Lionel Jospin demeure « un homme d’État et un éminent représentant de la gauche républicaine, universaliste et laïque » qui a marqué durablement la Ve République. Le président du Sénat a enfin adressé ses condoléances à son épouse, Sylviane Agacinski, à ses enfants, ainsi qu’à l’ensemble de ses proches et compagnons de route, assurant que le Sénat partage leur peine en ce moment de deuil.

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Le Sénat salue la mémoire de Lionel Jospin, figure majeure de la gauche « républicaine, universaliste, laïque »
9min

Parlementaire

Périscolaire : recrutements, signalements, sanctions… La Ville de Paris sommée une nouvelle fois de s’expliquer

Auditionnés ce mercredi 7 octobre par la commission d’enquête sur les violences dans le périscolaire, l'ancienne secrétaire générale et le directeur des ressources humaines de la Ville de Paris ont décrit une administration qui, selon eux, n'a cessé de progresser. Les sénateurs ont opposé des recommandations restées lettre morte, des recrutements sans garde-fous et une chaîne de responsabilités qu'ils peinent à démêler

Le

Le Sénat salue la mémoire de Lionel Jospin, figure majeure de la gauche « républicaine, universaliste, laïque »
4min

Parlementaire

Budget : « Le recours au 49-3 dépendra de la qualité des débats parlementaires », prévient le ministre des Relations avec le Parlement

Alors que s’ouvre ce jeudi la session parlementaire ordinaire 2026-2027, Laurent Panifous était l’invité de Public Sénat. Le ministre chargé des Relations avec le Parlement est revenu sur l’organisation de cette session particulièrement courte à cause de la présidentielle, qui dépendra grandement de l’avancée des débats budgétaires.

Le

Paris: Ceremony to unveil a commemorative plaque for Italian emigration at Gare de Lyon
3min

Parlementaire

Elu président du groupe RDPI, Xavier Iacovelli succède à François Patriat à la tête des sénateurs macronistes

Xavier Iacovelli a été élu à la tête du groupe des marconistes au Sénat, qui compte un peu moins d’une vingtaine d’élus. Opposé à l’ancien ministre Jean-Baptiste Lemoyne dans cette élection interne, il prend ainsi la succession de François Patriat, décédé cet été. Le groupe doit encore discuter de l’opportunité de se renommer dans les prochains jours.

Le