Agriculture : « Dire que le quinquennat d’Emmanuel Macron n‘aurait pas été favorable à l’agriculture est un non-sens », juge François Patriat 

Invité de la matinale de Public Sénat, le président du groupe RDPI (le groupe des sénateurs Renaissance) au Sénat, François Patriat, défend le bilan d’Emmanuel Macron en matière agricole, notamment les mesures ayant permis de renforcer le revenu des agriculteurs.
Henri Clavier

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« Dans l’agriculture, il y a toujours des crises », lance le président du groupe macroniste au Sénat, François Patriat. Une façon de relativiser la crise actuelle alors que l’ouverture du salon s’est faite sans vaches et dans un contexte de tension syndicale. Présent aux côtés d’Emmanuel Macron lors de l’ouverture du salon, l’ancien ministre de l’Agriculture défend le bilan agricole du chef de l’Etat. « Cela fait près d’un demi-siècle que je viens au Salon de l’agriculture tous les ans, tous les ans j’ai connu des difficultés, tous les ans il y a eu des crises, mais des crises comme ça, il y a eu peu », tempère François Patriat. Ces derniers mois ont notamment été marqués par les difficultés liées à la dermatose nodulaire et la signature par la Commission européenne de l’accord de libre-échange avec le Mercosur. 

Pour l’agriculture Emmanuel Macron « s’est battu comme personne » 

Alors que le gouvernement présentera un projet de loi d’urgence agricole dans les mois qui viennent, François Patriat défend bec et ongles le bilan d’Emmanuel Macron en matière agricole. « Je pense que dire que le quinquennat d’Emmanuel Macron n‘aurait pas été favorable à l’agriculture est un non-sens », martèle l’ancien socialiste. Le sénateur de la Côte d’Or insiste sur plusieurs mesures ayant permis de soutenir le pouvoir d’achat et le niveau de vie des agriculteurs. « La retraite portée au smic, personne ne l’avait fait, tout le monde l’avait demandée depuis des années. L’assurance récolte est une mesure qui, dans les conditions climatiques qu’on connaît, peut permettre de sauver des récoltes et l’agriculteur. Loi Egalim, n’a pas totalement réussi, mais permet aujourd’hui aux éleveurs de viande de gagner beaucoup mieux leur vie », énumère ce proche du chef de l’Etat. 

François Patriat vante un engagement personnel d’Emmanuel Macron notamment au niveau européen : « Emmanuel Macron s’est battu comme personne pour la PAC. Bien sûr que le président de la République saura défendre la PAC ». Les négociations sur le budget de l’Union européenne, qui doit entrer en vigueur en 2027, et donc sur les fonds alloués à la PAC ont déjà commencé. 

« L’exaspération vient surtout des difficultés que rencontre l’agriculture face aux administrations » 

Le sénateur reconnaît néanmoins quelques erreurs et difficultés que les gouvernements successifs n’ont pas réussi à surmonter. « L’exaspération vient surtout des difficultés que rencontre l’agriculture face aux administrations. On n’est pas capable aujourd’hui de simplifier les procédures pour le monde agricole », regrette François Patriat. La proposition de loi portée par Laurent Duplomb et visant à « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur », partiellement censurée par le Conseil constitutionnel, cherchait à répondre à cet enjeu, notamment en réintroduisant certains pesticides. Une proposition de loi soutenue par François Patriat malgré le dépôt d’une pétition ayant recueilli plus de deux millions de signatures. 

Alors que le sénateur Laurent Duplomb a déposé un nouveau texte pour réintroduire les dispositions censurées par le Conseil constitutionnel, François Patriat continue de mûrir sa position sur le sujet : « Je serai plutôt sur une abstention sur le texte ».

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