Air France-KLM: le salaire du nouveau patron critiqué à droite et à gauche
"Mirobolant", "exorbitant"... Le salaire du nouveau directeur général d'Air France-KLM Benjamin Smith, nettement supérieur à...

Air France-KLM: le salaire du nouveau patron critiqué à droite et à gauche

"Mirobolant", "exorbitant"... Le salaire du nouveau directeur général d'Air France-KLM Benjamin Smith, nettement supérieur à...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

"Mirobolant", "exorbitant"... Le salaire du nouveau directeur général d'Air France-KLM Benjamin Smith, nettement supérieur à celui de son prédécesseur, suscitait la critique vendredi dans les rangs de la gauche de la gauche, de la droite et de l'extrême droite.

"Pourquoi doit-il gagner 3x plus que son prédécesseur ? Alors qu'on refuse toute augmentation aux salariés", a demandé le député de La France insoumise Alexis Corbière dans un tweet.

"Il faut revenir sur ce salaire mirobolant", c'est une décision "honteuse", a également critiqué le porte-parole du PCF Olivier Dartigolles sur LCI. Le nouveau patron, Benjamin Smith, est "le même qui va expliquer aux salariés d'Air France qu'il faut aller vers la modération salariale", s'est-il insurgé.

Benjamin Smith pourra gagner chaque année un maximum de 4,25 millions d'euros, soit plus du triple de son prédécesseur, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier. Sa rémunération fixe sera de 900.000 euros, contre 600.000 pour Jean-Marc Janaillac.

A droite, Valérie Pécresse, présidente LR de la Région Ile-de-France, a salué l'arrivée du nouveau patron qui doit "sortir la compagnie des turbulences qu’elle traverse et la redresser durablement", "un impératif pour l’emploi et le rayonnement de la France!"

Mais pour le député UDI Bertrand Pancher, dans Le Parisien, "la hauteur de sa rémunération est choquante" et il faut une "explication de texte" du gouvernement - sachant que l'Etat détient 14,3% du capital de la compagnie. La commission du Développement durable à l'Assemblée nationale va auditionner M. Smith en septembre, a précisé M. Pancher.

Le porte-parole du Rassemblement national (RN, ex-FN), Sébastien Chenu, a abondé en dénonçant "un dirigeant étranger poussé par un groupe concurrent, au salaire exorbitant... La France recule, avec la bénédiction d’Emmanuel Macron".

Au sein de la majorité LREM, le député Aurélien Taché a remarqué que si "le conseil d'administration d'Air France a validé ce salaire, c'est qu'il pense certainement que la compétence et l'expérience de M. Smith le justifient". Or, le nouveau patron a selon lui "un bilan remarquable" et un "parcours (qui) laisse penser qu'il est vraiment l'homme de la situation".

"C'est la compétence que je privilégie par rapport à la couleur du passeport", a aussi fait valoir Aurélien Taché à l'adresse de l'intersyndicale d'Air France qui s'était opposée à la nomination d'un patron étranger.

Le groupe "tombe aux mains d’un candidat lié aux intérêts de groupes étrangers concurrents sans aucune garantie ni vision capables d'assurer que la France dispose d'un fleuron national bien géré et indépendant", a à cet égard déploré Nicolas Dupont-Aignan, chef de file de Debout la France.

Partager cet article

Dans la même thématique

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le

Air France-KLM: le salaire du nouveau patron critiqué à droite et à gauche
3min

Politique

« Méthode détestable », « colère » : l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France tend les élus

Alors que le gouvernement a prévu de ponctionner 1,8 milliard d’euros du budget des départements dans le projet de loi de finances pour 2027, l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France a fortement déplu. Le Premier ministre a néanmoins invité les départements à le rencontrer le 16 novembre à Matignon, un report qui va « exacerber les tensions », a prévenu le président (centriste) des Départements de France, François Sauvadet. Une grande partie des élus ont quitté la salle quand la ministre des Collectivités s’est exprimée.

Le

Air France-KLM: le salaire du nouveau patron critiqué à droite et à gauche
2min

Politique

En réponse à l’absence de Lecornu, les présidents de départements boycottent le discours de Françoise Gatel

Le Premier ministre a annulé hier soir sa venue aux Assises des départements de France et a convié à Matignon le 16 novembre les présidents des exécutifs locaux pour tenter de répondre à leurs inquiétudes sur le budget. En guise de protestation, les présidents de départements ont quitté la salle au moment du discours de la ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, Françoise Gatel.

Le

Air France-KLM: le salaire du nouveau patron critiqué à droite et à gauche
3min

Politique

« À l’EHPAD ! » : pour Xavier Bertrand, le candidat à droite qui « fera élire l'un des deux extrêmes aura intérêt à essayer la chirurgie esthétique ou l’exil »

Xavier Bertrand est le nouvel invité de l'émission « À l’EHPAD ! ». Alors qu'il est lui-même candidat à l'élection présidentielle de 2027, il est d'emblée interrogé sur la multiplication des candidatures à droite par les habitants de la résidence. Une émission à voir dès maintenant sur publicsenat.fr et les chaînes YouTube de « À l’EHPAD ! » et Ouest-France.

Le