Ajaccio-Le Havre: Talamoni et Simeoni dénoncent « haine » et « hystérie anti-corse(s) »
Les deux principaux dirigeants politiques de Corse, les nationalistes Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, ont dénoncé dans deux...

Ajaccio-Le Havre: Talamoni et Simeoni dénoncent « haine » et « hystérie anti-corse(s) »

Les deux principaux dirigeants politiques de Corse, les nationalistes Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, ont dénoncé dans deux...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les deux principaux dirigeants politiques de Corse, les nationalistes Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, ont dénoncé dans deux réactions distinctes mardi la "haine" et "l'hystérie anti-corse" dans la polémique qui a suivi la rencontre de football Ajaccio-le Havre, marquée par de nombreux incidents.

"Suite au déferlement de haine anti-corse de ces dernières heures, en particulier sur les réseaux sociaux, j’ai été saisi par de nombreux Corses estimant qu’il est impossible de ne pas réagir. Je partage ce sentiment", écrit le président de l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni dans un communiqué, assurant vouloir former un "collectif d'avocats corses" pour organiser une "riposte énergique" et "faire valoir ainsi les intérêts moraux de notre peuple".

Précisant que dans le passé la "notion de racisme anti-corse" n'avait pas été retenue par la justice, M. Talamoni dit envisager, si cela était à nouveau le cas, de "saisir la Cour Européenne des Droits de l’Homme".

La polémique enfle après les incidents qui ont émaillé dimanche la victoire de l'AC Ajaccio contre Le Havre en prébarrages de Ligue 2, entre le club corse qui dénonce un "lynchage médiatique" et les Normands qui veulent désormais obtenir gain de cause et gagner la rencontre sur tapis vert.

Des plaintes ont été déposées des deux côtés. La Ligue de football professionnel (LFP) a annoncé la tenue de deux réunions "en urgence" mardi pour trancher.

Le président de l'exécutif corse Gilles Simeoni a quant à lui dénoncé sur Twitter un "climat d'hystérie anti-corse" et des "pressions politiques venues du plus haut niveau" avant des réunions décisives prévues à la Ligue de football professionnel (LFP): "la @LFPfr pourra-t-elle être impartiale et préserver le droit qu'a l'@ACAjaccio de jouer à #Aiacciu le match de barrage contre @ToulouseFC, droit acquis sur le terrain?".

Le parti de M. Talamoni Corsica Libera avait aussi dénoncé mardi "les racismes anti-corses": "C’est tout un peuple qui est à nouveau montré du doigt et critiqué avec une violence inouïe". Corsica Libera demande que ce "racisme" "soit condamné sans délai et avec la plus grande fermeté".

Le match, reporté de vendredi à dimanche après le caillassage du bus des Havrais, a été marqué par des échauffourées entre joueurs et un envahissement du terrain en fin de partie. Côté normand, des officiels ont aussi dénoncé des insultes racistes de la part de supporters ajacciens, et même un "coup de pied" contre le président du club, contraint, comme une députée présente, de quitter la tribune officielle avant la fin de la rencontre.

Partager cet article

Dans la même thématique

Ajaccio-Le Havre: Talamoni et Simeoni dénoncent « haine » et « hystérie anti-corse(s) »
3min

Politique

Victoire de Glucksmann à la primaire : « Le retour d’une gauche claire, sincère, pro-européenne », se félicite Nicolas Mayer-Rossignol

Vainqueur dès le premier tour de la primaire PS/Place publique, avec 66,17 % des suffrages, Raphaël Glucksmann a été très clairement désigné candidat de la gauche sociale, dimanche soir. Invité de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », Nicolas Mayer-Rossignol, maire PS de Rouen et soutien de Raphaël Glucksmann, a salué ce résultat.

Le

6min

Politique

Présidentielle : Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire du PS, désormais face à la difficile question du rassemblement à gauche

Avec plus de 66% des suffrages, Raphaël Glucksmann s’offre une victoire suffisamment large pour enclencher une dynamique de rassemblement au sein du PS, où sa candidature était loin de faire l’unanimité. En revanche, rassembler au-delà du pôle social-démocrate risque de s’avérer plus compliqué pour le fondateur de Place Publique.

Le

RG
4min

Politique

« Ce soir, la bataille de France commence » : après sa victoire à la primaire de la gauche, Raphaël Glucksmann assure que « rien » ne le « fera lâcher »

Après sa victoire écrasante à la primaire de la gauche sociale-démocrate, Raphaël Glucksmann « mesure l’immense responsabilité que cela représente ». « Je suis aujourd’hui le candidat du Parti socialiste », soutient le leader de Place Publique, qui veut aussi être « le candidat de la rupture avec l’hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche française » et « le candidat qui pourra battre l’extrême droite ».

Le